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Pikimov - L'alternative française à After Effects et CapCut source : cooptic

Adobe vous fourgue du After Effects en abonnement Creative Cloud obligatoire, et CapCut appartient à ByteDance, avec tout ce que ça implique cÎté collecte de données et juridiction chinoise.

Et dire que pendant ce temps, Clément Cordier, dev solo basé en Normandie, vient de sortir la version 5 de Pikimov , son éditeur vidéo qui tourne directement dans le navigateur ! Ce serait vraiment con de passer à cÎté, non ? Surtout que c'est gratuit et que ça tient la route.

La grosse nouveauté de cette v5, c'est donc l'arrivée d'un 3eme éditeur. En effet, avant, Pikimov avait 2 modes : Un pour le compositing 2D et un pour le compositing 3D, ouvertement inspirés d'After Effects cÎté workflow et raccourcis. Sympa pour les motion designers donc mais beaucoup moins pour les YouTubeurs qui veulent juste cut un B-roll.

Mais rassurez-vous, il y a aussi un Ă©diteur classique plus simple, qui se positionne face Ă  CapCut pour tout ce qui est montage vidĂ©o classique. Du coup, le mĂȘme outil couvre Ă  la fois le motion design lourd et les cut/transitions/sous-titres rapides.

Il est pas genre trop super fort, Clément ??

CĂŽtĂ© pratique, vous allez donc sur pikimov.com avec Chrome, Edge ou Opera (Pas de Firefox, sniiif), vous lancez un projet, et vous importez vos mĂ©dias. Images, vidĂ©os, fichiers audio, et mĂȘme des modĂšles 3D au format glb si vous bossez en compositing 3D.

Comme tout reste sur votre machine via le stockage local du navigateur, pensez juste à exporter réguliÚrement votre fichier projet si vous tenez à le garder en cas de nettoyage de cache impromptu. Ensuite, le traitement vidéo se fait en local, dans le navigateur, jusqu'à du 4K en entrée et avec un export en MP4 classique pour YouTube ou en WebM avec canal alpha quand vous avez besoin de transparence sur vos overlays.

L'application repose sur Three.js pour le rendu graphique (la partie compositing et 3D) et Ember.js pour l'interface, le tout couplé aux APIs vidéo modernes du navigateur, ce qui permet de faire tourner du compositing relativement musclé sans installer le moindre binaire.

Le systÚme de keyframes ressemble à s'y méprendre à celui d'After Effects, avec un graph editor pour ajuster l'easing des courbes, et surtout, l'animation par expressions JavaScript reprend une bonne partie de la syntaxe des expressions After Effects. Donc si vous avez déjà tapé du wiggle(2,30) ou du time*100 dans AE, vous serez en terrain connu !

Niveau outils on retrouve donc du motion tracking, rotoscoping (manuel ou automatique), background remover sans écran vert, générateur de sous-titres, blend modes pour mélanger les calques, déformations type bend ou skew, correction colorimétrique, et effets de glitch pour les amateurs d'esthétique cassée.

Screenshot

La durĂ©e maximale d'un projet est plafonnĂ©e Ă  30 minutes, ce qui laisse largement de quoi sortir des intros YouTube, des reels, des bumpers ou mĂȘme des effets visuels propres pour un court-mĂ©trage indĂ© !

Avant Pikimov, Clément Cordier développait des logiciels de VJing pour des plateformes complÚtement WTF, genre Game Boy Advance, PlayStation 2 ou Raspberry Pi donc autant dire que le mec sait faire tourner du temps réel sur des machines ridicules. Alors faire tourner un éditeur vidéo complet dans Chrome, c'est presque un terrain de jeu facile pour lui.

Notez que Pikimov n'est pas non plus seul sur ce créneau, puisque j'avais déjà parlé de Cutia qui tente aussi le montage vidéo dans le navigateur, mais avec une approche plus orientée IA et open source.

Et pour ceux qui veulent une version offline, sans dépendance au navigateur (pratique dans le train avec son Wi-Fi pourri), Clément propose une app standalone Windows et macOS via son Patreon .

La version web, quant Ă  elle, reste 100% gratuite et complĂšte. A vous de tester maintenant !

VidStudio - L'éditeur vidéo dans votre navigateur, sans upload source : cooptic

Un éditeur vidéo qui redimensionne, compresse et coupe vos clips... sans rien uploader nulle part, ça vous dit ???

Ça tombe bien puisque VidStudio fait tourner FFmpeg directement dans votre navigateur ! Vous allez sur vidstudio.app, vous dĂ©posez votre vidĂ©o, et tout le traitement se fait ensuite cĂŽtĂ© client. Les fichiers ne quittent jamais votre machine, ce qui fait que niveau vie privĂ©e, ça nous change clairement des Ă©diteurs cloud type Clipchamp ou Canva oĂč une partie du traitement passe par leurs serveurs avec toutes les joyeusetĂ©s que ça implique cĂŽtĂ© donnĂ©es.

Sous le capot, le truc tient debout grùce à trois briques. Il y a WebCodecs qui s'occupe du décodage frame par frame pour la timeline, en utilisant les décodeurs hardware du navigateur quand ils sont dispos. FFmpeg compilé en WebAssembly prend ensuite le relais pour l'encodage final et les conversions de format. Et pour le rendu, c'est Pixi.js sur une canvas WebGL, avec un fallback logiciel quand la carte graphique ne suit pas.

Les projets sont sauvegardés dans IndexedDB, du coup vous pouvez fermer l'onglet et revenir plus tard, car tout est conservé et les traitements lourds tournent dans des Web Workers, ce qui évite de geler l'interface quand vous compressez un fichier de 2 Go déjà bien lourd.

Ensuite, cÎté outils, y'a de quoi faire avec un éditeur multi-piste avec source monitor et la possibilité de parcourir la vidéo à la frame prÚs. Il y a également de quoi redimensionner pour YouTube ou TikTok, un mode batch pour convertir plusieurs vidéos d'un coup, un compresseur avec cible de taille exacte, un extracteur audio, un générateur de thumbnails et storyboards, et un systÚme de watermarks avec positionnement et timing. Les sous-titres sont également gérés, avec possibilité de les incruster dans la vidéo ou de les sortir séparément.

Niveau problÚmes que vous pourriez rencontrer avec cet outil, ce sera surtout à cause des codecs HEVC qui galÚrent sur Firefox. De plus, les vidéos 10-bit ne passent pas toujours sur Windows, et certains WEBM avec des codecs audio exotiques refusent de charger. Bon aprÚs c'est pas grand chose de dramatique pour du contenu classique filmé avec un smartphone ou un appareil photo, mais si vous bossez avec du matos pro en 10-bit, allez plutÎt voir ailleurs.

AprÚs si vous aimez ce genre d'outils, dans la famille "traitement vidéo dans le navigateur", VidStudio rejoint Cutia qui mise sur l'open source, et MediaBunny qui propose une bibliothÚque bas niveau pour les devs et dont je vous ai déjà parlé. Cependant, je préfÚre VidStudio qui se positionne plutÎt sur du grand public, avec une interface qui ressemble à un vrai logiciel de montage.

Ça tourne d'ailleurs sur smartphone, ce qui est franchement impressionnant. Donc si vous avez juste une vidĂ©o Ă  retoucher vite fait sans passer par une usine Ă  gaz type Adobe Premiere ou Final Cut, ça fera bien le job, et vos fichiers restent sagement au chaud chez vous !

Apfel - Le LLM caché de votre Mac enfin libéré source : cooptic

J'sais pas si vous saviez mais Apple a planqué un LLM dans votre Mac et ne veut pas que vous y touchiez... enfin, pas directement. En effet, leur modÚle est là, intégré au systÚme via le framework FoundationModels, il tourne sur le Neural Engine sans connexion internet mais Apple l'a verrouillé derriÚre Siri. Du coup, impossible de l'appeler depuis un script ou un pipe shell et c'est là qu' apfel intervient !

L'outil s'installe en une commande :

brew install Arthur-Ficial/tap/apfel

Et hop, vous avez accÚs au modÚle directement depuis votre terminal. Faut Apple Intelligence actif également, sinon, ça ne fonctionnera pas.

Ensuite, vous lui posez une question, et il vous répond. Vous lui "pipez" un fichier, et il le traite. Et le tout sans rien télécharger puisque le modÚle est déjà sur votre machine !

C'est un LLM de 3 milliards de paramĂštres, quantifiĂ© en 2 et 4 bits, qui tourne nativement sur la puce Apple Silicon (M1 et au-delĂ ) et il se dĂ©fend plutĂŽt bien face Ă  Qwen-2.5-3B, si on en croit les benchmarks. La fenĂȘtre de contexte est limitĂ©e Ă  4096 tokens (entrĂ©e + sortie combinĂ©es), soit environ 3000 mots, donc faut pas espĂ©rer lui faire digĂ©rer un roman mais pour transformer du texte, classifier des donnĂ©es ou rĂ©sumer un paragraphe... ça fait bien le taf.

Apfel expose donc ce modÚle de trois façons différentes. En CLI pure (compatible stdin/stdout, sortie JSON, codes d'erreur propres), en serveur HTTP compatible OpenAI sur localhost:11434 (avec streaming SSE, tool calling et CORS activé), et en chat interactif multi-turn.

Le serveur OpenAI c'est malin parce que d'un coup, tous vos outils savent causer à l'API OpenAI (Cursor, Continue.dev, n'importe quel SDK) et peuvent utiliser l'IA locale de votre Mac sans rien changer à leur code. Et le support MCP (Model Context Protocol) natif c'est trÚs chouette aussi puisqu'il suffit de lancer apfel avec le flag --mcp, pour qu'il découvre automatiquement les outils disponibles, exécute les appels et renvoie les résultats.

D'ailleurs cÎté vie privée, c'est du béton armé car le framework FoundationModels d'Apple n'a pas accÚs à vos contacts, emails, calendrier ou photos et tout tourne sur le Neural Engine et le GPU, sans connexion internet.

Si vous avez dĂ©jĂ  bidouillĂ© avec Ollama et les modĂšles locaux , apfel c'est un peu la mĂȘme philosophie... sauf que lĂ  vous n'avez rien Ă  tĂ©lĂ©charger et contrairement Ă  Perspective Intelligence qui transforme votre Mac en serveur web avec PostgreSQL et tout le tralala, apfel reste hyper minimaliste.

Attention quand mĂȘme, faut ĂȘtre sous macOS 26 Tahoe minimum donc si vous ĂȘtes encore sous Sequoia 15.x ou Ventura 13.x, c'est mort, le framework FoundationModels n'existe pas sur ces versions. Et si vous avez un Mac Intel... ben non plus, le Neural Engine c'est Apple Silicon only.

Le projet inclut aussi des scripts démo sympas dans le dossier demo/.

Y'a par exemple cmd qui convertit du langage naturel en commandes shell, explain qui dĂ©cortique les messages d'erreur, gitsum qui rĂ©sume vos commits rĂ©cents, ou encore mac-narrator qui commente l'activitĂ© de votre systĂšme en temps rĂ©el (c'est votre Mac qui se raconte Ă  lui-mĂȘme).

Perso, cmd c'est celui qui m'a le plus plu, mĂȘme si bon, avec 4096 tokens de contexte, faut pas lui demander des commandes ffmpeg de 200 caractĂšres.

Mais au-delà des démos, c'est en vrai que ça devient fun. Je vous montre quelques usages classiques d'abord :

apfel -f README.md "Résume ce projet en 3 phrases"

apfel -f code.py -s "Tu es un développeur expérimenté" "Trouve les bugs"

echo "Traduis ça en allemand : Salut" | apfel

Et les trucs un peu plus funs :

git diff HEAD~1 | apfel -f CONVENTIONS.md "Review ce diff par rapport Ă  mes conventions"

apfel -f old.swift -f new.swift "Qu'est-ce qui a changé entre ces deux fichiers ?"

demo/oneliner "compte les IPs uniques dans access.log"

Vous pouvez mĂȘme piper la sortie en JSON pour chaĂźner avec jq, ou lancer le mode --serve et brancher Cursor dessus pour avoir de l'autocomplĂ©tion locale gratuite. Et si vous ĂȘtes du genre parano, le mode --chat avec --context-strategy summarize gĂšre automatiquement le contexte quand la conversation dĂ©passe les 4096 tokens.

Et cÎté écosystÚme, y'a aussi apfel-gui (une interface SwiftUI native pour chatter avec le modÚle, avec speech-to-text et text-to-speech on-device) et apfel-clip qui est en développement (ce sont des actions IA qui s'ajoutent dans la barre de menus pour corriger la grammaire, traduire, résumer) et le tout sous licence MIT, évidemment.

Bref, c'est un super modÚle mais avec 3 milliards de paramÚtres et 4096 tokens de contexte, faut pas s'attendre non plus à remplacer Claude ou GPT. Les maths complexes, la génération de code avancée et les longues conversations, c'est pas son truc mais pour du scripting, de la classification ou transformer du texte à la volée... ça dépanne carrément !

Et ce modĂšle prĂ©fĂšre refuser plutĂŽt qu'halluciner, ce qui est plutĂŽt une bonne surprise je trouve. VoilĂ , si vous avez un Mac Apple Silicon sous macOS Tahoe, apfel et ses outils valent le coup d'Ɠil pour vos petites tĂąches IA basiques / rapides de tous les jours.

Strix - Fini la galÚre des caméras IP sans RTSP source : cooptic

Vous avez des vieilles caméras de surveillance chinoises qui prennent la poussiÚre parce qu'il vous est impossible de trouver leur flux vidéo ? Y'a pas de RTSP, y'a pas de doc, y'a juste un pauvre port 80 ouvert et une app Android en Mandarin qui est périmée depuis 2021 ?

JE VIENS VOUS SAUVER LES ZAMIS ! Eh oui, grĂące Ă  Strix qui est capable de tester 102 787 patterns d'URL en 30 secondes et qui vous sort miraculeusement le bon flux vidĂ©o qui marche, avec la config Frigate prĂȘte Ă  ĂȘtre collĂ©e.

En fait, le principe est simple. Vous lancez un conteneur Docker, vous entrez l'IP de votre caméra et l'outil bombarde en parallÚle toutes les URL connues pour ce type de matos. RTSP sur le port 554, MJPEG sur le 8080, snapshots JPEG sur le 80... et 30 à 60 secondes plus tard, vous avez la liste des flux qui répondent avec résolution, FPS et codec H.264 ou H.265.

L'installation tient en une ligne et l'interface web tourne sur le port 4567. Vous entrez l'IP, le login si besoin, et Ă©ventuellement le modĂšle de la camĂ©ra IP pour affiner la recherche. AprĂšs, mĂȘme sans modĂšle, Strix se dĂ©brouille avec les 206 patterns les plus courants (sur les 102 787 de la base complĂšte) + la dĂ©couverte ONVIF . Du coup ça trouve un flux sur Ă  peu prĂšs n'importe quoi, du Dahua au Foscam en passant par les marques fantĂŽmes d'AliExpress.

Un autre truc vraiment sympa aussi , c'est la gĂ©nĂ©ration de config. Vous collez votre fichier frigate.yml existant, mĂȘme avec 500 camĂ©ras dedans, et l'outil ajoute proprement la 501Ăšme sans rien casser ! Il configure automatiquement le flux HD 1080p pour l'enregistrement et le flux 640x480 pour la dĂ©tection d'objets, le tout passant par go2rtc . RĂ©sultat, la conso CPU de Frigate peut carrĂ©ment passer de 30% Ă  8%.

Et surtout, l'histoire derriĂšre est assez dingue. Le dev derriĂšre ce projet avait des vieux NVR chinois de 2016 qu'il voulait connecter Ă  Frigate. AprĂšs 2 ans Ă  tester toutes les URL possibles... rien. Snif... Tous les ports fermĂ©s sauf le 80. À vrai dire, ces machins ne parlaient mĂȘme pas un protocole connu. Alors il a fini par faire tout ce que fait un vrai bidouilleur quand il est Ă©nervĂ© : Sniffer le trafic de l'app Android avec Wireshark !

Et grùce à cela, il a découvert un truc baptisé BUBBLE, tellement obscur que ça n'existe nulle part sur Google ! Cela lui a permis de construire une base de 67 288 modÚles issus de 3 636 marques, des Hikvision jusqu'aux trucs sans nom d'AliExpress.

Et quand y'a pas de RTSP du tout (ce qui arrive souvent avec le matos chinois pas cher), l'outil se rabat sur les snapshots JPEG et les convertit en vrai flux vidéo via FFmpeg. C'est pas aussi clean qu'un vrai stream H.264 (et ça saccade un peu à 10 FPS), mais c'est largement suffisant pour de la détection de personnes ou de bagnoles.

AprĂšs, sachez-le, ça ne marche qu'avec les camĂ©ras prĂ©sentes sur votre rĂ©seau local. Les camĂ©ras cloud (Blink, Ring, Xiaomi) ne sont pas supportĂ©es. Et aussi, comme on n'est jamais trop prudent d'ailleurs, si vous branchez ce genre de vieux matos chinois, mettez-les dans un VLAN isolĂ© sans accĂšs Internet parce que cĂŽtĂ© sĂ©curitĂ©, c'est la fĂȘte du slip sur ce genre de matos : Backdoors, mots de passe en clair sur le port 80, appels serveurs en Chine... va savoir ce qu'elles font quand personne ne regarde.

Strix a mĂȘme tapĂ© dans l'Ɠil du dĂ©veloppeur de Frigate lui-mĂȘme, qui a invitĂ© l'auteur Ă  soumettre une PR officielle pour l'intĂ©grer dans la doc officielle. Eh ben quelle classe ! Ah et y'a aussi un add-on Home Assistant en beta si vous ĂȘtes branchĂ©s domotique (pas forcĂ©ment stable, le soft sous Docker reste plus fiable). Strix est Ă©crit en Go, sous licence MIT, y'a une image Docker de 80-90 Mo sur Alpine Linux, avec FFmpeg et FFprobe embarquĂ©s, et ça tourne comme un charme sur AMD64 comme sur ARM64 (votre Raspberry Pi 4 suffit).

Bref, allez tester ça, car y'a clairement de quoi sauver pas mal de matos de la poubelle !

CompHost - Compostez vos vieux Android en serveurs source : cooptic

Un vieux smartphone Android, c'est quoi en fait ? Un bon petit quad-core, 1 ou 2 Go de RAM, et du WiFi. Soit de quoi largement servir des pages web finalement... HĂ© bien CompHost vous montre comment en faire un serveur en quelques commandes, sans rooter quoi que ce soi. Vous faut juste Termux et basta !

En gros, vous installez Termux depuis F-Droid sur n'importe quel Android 7+ (pour Android 5-6, y'a également une version spéciale dispo sur GitHub), vous tapez pkg update && pkg upgrade -y puis termux-setup-storage -y, et hop, vous avez un environnement Linux sur votre téléphone.

Un vieux tĂ©lĂ©phone qui sert des pages web, la classe quand mĂȘme

De là, un pkg install python suivi d'un python -m http.server 8080 et votre serveur web tourne ! Pensez surtout à lancer termux-wake-lock pour éviter qu'Android tue le processus en arriÚre-plan, sinon votre super site web ne sera pas accessible longtemps.

Le wiki fournit aussi des fiches PDF, une cheatsheet Termux et des présentations annotées pour ceux qui voudraient par exemple animer un atelier. Bref, j'ai trouvé ça plutÎt bien ficelé !

D'ailleurs, j'sais pas si vous vous souvenais, mais je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© de Far Computer qui hĂ©berge un site sur un Fairphone 2 avec PostmarketOS, sauf que CompHost a une approche un peu diffĂ©rente. En fait y'a pas besoin de flasher l'OS ni besoin d'avoir un PC Linux sous la main et encore moins un bootloader Ă  dĂ©verrouiller. Vous installez une app, vous ouvrez un terminal, c'est parti. Du coup c'est bien plus accessible, mĂȘme si faut quand mĂȘme ĂȘtre prĂȘt Ă  taper quelques commandes.

Le truc sympa avec Termux, c'est que ça tourne dans une sandbox Android classique, donc sans root et le gestionnaire de paquets pkg donne accÚs à tout ce qu'il faut pour héberger ce que vous voulez comme Python, Node.js, nginx...

Et aussi bizarre que ça puisse paraitre, votre vieux Samsung de 2018 a largement les specs pour servir un site statique, une petite API ou mĂȘme un wiki perso. Et vu que ces machins consomment que dalle en Ă©lectricitĂ© (2-3 watts Ă  otut casser), c'est carrĂ©ment viable comme micro-serveur permanent branchĂ© dans un coin (surveillez quand mĂȘme l'Ă©tat de la batterie, les vieilles cellules Li-ion n'aiment pas forcement rester en charge 24/7).

AprÚs cÎté limites, attention, c'est pas pour iPhone et pour les Android vraiment antiques (genre Android 4 et moins), le wiki renvoie vers PostmarketOS qui flashe une vraie distrib Linux sur le mobile... là c'est plus technique, par contre.

Ce projet CompHost est dispo sur GitLab et comme ça, au moins, plutĂŽt que de jeter vos appareils, vous leur filez une utilitĂ© concrĂšte. Puis ça permet de piger ce qu'est vraiment un serveur web... Et quand je vois que certains montent mĂȘme des clusters Kubernetes avec des vieux smartphones , je me dit que y'a vraiment un filon Ă  creuser cĂŽtĂ© recyclage / compostage de vieux matos.

Et qui sait, peut-ĂȘtre qu'un jour, Korben.info tournera sur l'un de ces trucs ?

Demucs-rs - Séparez vos morceaux en stems depuis le navigateur source : cooptic

SĂ©parer la voix, la batterie ou la basse d'un morceau, ça relevait du rĂȘve d'audiophile il y a encore quelques annĂ©es. Fallait installer Python, se taper Spleeter, galĂ©rer avec les dĂ©pendances CUDA... bref, un super truc de barbu. Mais ça, c'Ă©tait avant, les amis !

Demucs-rs , une réécriture en Rust du modÚle HTDemucs v4 de Meta, tourne maintenant directement dans votre navigateur grùce au WebGPU. Batterie, basse, voix, tout le reste..., chaque élément se retrouve ainsi isolé dans son propre fichier WAV. Et y'a rien à installer, puisque tout se passe cÎté client, sur votre machine.

Pour vous en servir, vous pouvez aller sur la web app , vous glissez-déposez votre fichier MP3 (ou WAV, FLAC, OGG, M4A... ça bouffe à peu prÚs tout), et vous patientez... Le premier lancement télécharge le modÚle (~84 Mo pour le standard), donc prévoyez une connexion correcte.

L'interface de la web app - vous glissez votre fichier et c'est parti

Comptez alors quelques minutes selon la durée du morceau. En sortie, vous aurez alors plusieurs fichiers WAV séparés que vous pourrez écouter, jouer en solo ou télécharger individuellement.

Les pistes sĂ©parĂ©es, prĂȘtes Ă  Ă©couter ou tĂ©lĂ©charger

Trois modĂšles sont dispos. Le mode 4 pistes suffit dans 90% des cas. Il y a aussi le modĂšle 6 stems, ou plutĂŽt htdemucs_6s, qui est pas mal pour du rock ou du jazz. Et pour les obsessionnels de la qualitĂ©, y'a le fine-tuned Ă  333 Mo... mais prĂ©voyez une pause cafĂ©, parce que ça va ĂȘtre long de fou !

Voilà, comme ça, si vous voulez faire un karaoké maison, vous virez la voix et vous gardez l'instrumental. Ou si votre truc c'est de sampler une ligne de basse d'un vieux morceau de funk ou encore pratiquer la guitare en jouant par-dessus le morceau original sans la partie guitare, c'est entiÚrement possible !

D'ailleurs, si vous aviez testĂ© Spleeter avec Ableton Ă  l'Ă©poque, c'est le mĂȘme principe mais en BEAUCOUP plus simple !!

Perso, le fait que ça tourne dans le navigateur, c'est top, sans parler du fait que vos morceaux restent sur votre disque.

Maintenant, si la version navigateur vous semble un peu longue, y'a le CLI natif qui exploite Metal sur Mac et Vulkan sur Linux/Windows. Pour l'installer, clonez le repo et lancez make cli (Rust requis) :

git clone https://github.com/nikhilunni/demucs-rs
cd demucs-rs && make cli

Le binaire atterrit dans target/release/demucs, 24 Mo. Le modÚle se télécharge au premier lancement.

CÎté utilisation, c'est du gùteau :

demucs song.mp3 # 4 pistes dans ./stems/
demucs -s vocals chanson.mp3 # juste la voix
demucs -m htdemucs_6s -s guitar solo.flac # isoler la guitare
demucs -m htdemucs_ft morceau.mp3 # qualité max

En sortie, chaque stem est un fichier WAV. Vous virez le vocals.wav, vous gardez le reste... et tadaaa, karaoké instantané pour votre voix de casserole ! C'est carrément plus rapide qu'en WebAssembly.

Et si vous bossez dans un DAW sur macOS, y'a aussi un plugin VST3/CLAP pour faire la séparation directement dans Logic ou Reaper (sauf que bon, c'est macOS only pour l'instant, quoi).

AprÚs sachez que sur certains passages trÚs chargés, la voix peut baver un peu dans la piste "other" ou inversement mais pour du remix amateur ou du sampling, ça suffit largement !

D'ailleurs, j'sais pas si vous vous souvenez, mais les plugins IA d'Audacity embarquent aussi Demucs v4. Mais là avec Demucs-rs c'est natif et surtout indépendant d'Audacity.

Et bien sûr, tout est open source sous licence Apache 2.0 !

Amusez-vous bien !

Cutia - Montage vidéo open source, direct dans le navigateur source : cooptic

Bon, vous connaissez tous CapCut car TOUT LE MONDE connaßt CapCut. Sauf qu'avec ce truc, vos fichiers atterrissent directement sur les serveurs de l'entreprise chinoise ByteDance. Hé bien Cutia , c'est pareil mais en open source, dans le navigateur, et vos vidéos restent chez vous ! Elle est pas belle la vie ?

Cutia c'est donc un Ă©diteur vidĂ©o qui tourne entiĂšrement dans votre browser, genre Chrome ou Firefox et cĂŽtĂ© fonctionnalitĂ©s, on a le kit classique bien fichu de la timeline multi-pistes pour empiler de la vidĂ©o, de l'audio, du texte et mĂȘme des stickers, sans oublier une preview en temps rĂ©el, et de l'export en MP4 ou WebM. Y'a pas de watermark et c'est gratuit !

Alors oui, c'est pas Premiere Pro, clairement, mais pour du montage rapide ça fait largement le taf (sauf si vous devez gérer du 4K sur 2 heures, évidemment). Et le truc cool, c'est que tout est local-first. Vos rushs restent sur votre disque, le traitement se fait cÎté navigateur, et à aucun moment vos fichiers ne transitent par un serveur tiers.

Si vous faites des Reels, des TikTok ou des petites vidĂ©os pour vos projets, c'est donc largement suffisant. Y'a pas besoin de sortir l'artillerie lourde pour couper trois clips et coller du texte par-dessus. D'ailleurs, si vous ĂȘtes plutĂŽt du genre Ă  automatiser vos montages vidĂ©o avec CapCut et ChatGPT , j'ai un tuto pour ça.

Y'a aussi des éditeurs vidéo libres comme Shotcut qui existent depuis longtemps, mais ils nécessitent une installation. L'avantage de Cutia, vous l'aurez compris, c'est que vous ouvrez un onglet et c'est parti mon kiki !

Le projet est un fork d' OpenCut , sous licence MIT, et c'est encore jeune donc y'a du boulot sur pas mal de trucs (par exemple l'export rame un peu sur les grosses vidéos et ça ne marche pas encore sur Safari), mais la base est là.

Pour les plus barbus d'entre vous, c'est auto-hébergable avec du Docker ou Vercel en un seul clic. AprÚs sur la home, le site présente l'app comme "AI-native", mais en fait y'a RIEN de visible cÎté IA pour l'instant. C'est surtout un éditeur vidéo solide dans le navigateur, et c'est déjà pas mal du tout.

Bref, pour du montage rapide sans prise de tĂȘte, ça vaut le coup d’Ɠil. Merci Ă  Lorenper pour le partage !

L'enshittification, ou comment les géants de la tech dégradent volontairement vos services source : cooptic

– Article invitĂ©, rĂ©digĂ© par Paingout –

Le Conseil norvĂ©gien des consommateurs vient de publier un rapport au titre Ă©vocateur : Breaking Free. Avec le soutien de plus de 70 organisations en Europe et aux États-Unis, il met un mot sur ce que beaucoup ressentent : les services numĂ©riques se dĂ©gradent, et c'est tout sauf un accident. Le phĂ©nomĂšne s'appelle l'enshittification, et le rapport propose des pistes pour inverser la tendance.

Le terme enshittification a été inventé par l'auteur et militant Cory Doctorow en 2023 pour décrire un mécanisme bien rodé : une plateforme commence par offrir un service de qualité pour attirer les utilisateurs, puis dégrade progressivement l'expérience pour maximiser ses revenus. Le rapport Breaking Free, publié il y a quelques jours par le Conseil norvégien des consommateurs, reprend ce concept et l'applique à l'ensemble du secteur de la tech. Le constat est clair : il ne s'agit pas d'un effet secondaire, mais de choix délibérés.

Des exemples que tout le monde connaĂźt

Le rapport liste des cas trĂšs concrets, et il y a de fortes chances que vous en ayez fait l'expĂ©rience. Par exemple, les fils Facebook et Instagram sont envahis de publicitĂ©s frauduleuses, et Meta toucherait environ 16 milliards de dollars par an grĂące Ă  ces pubs douteuses, soit 10 % de son chiffre d'affaires. Les rĂ©sultats de recherche Google passent par un filtre IA qui les rend moins prĂ©cis qu'avant. Snapchat fait payer pour conserver ses souvenirs. Si vous avez une voiture connectĂ©e, il faut parfois un abonnement pour dĂ©marrer le chauffage Ă  distance. MĂȘme les enceintes connectĂ©es qui tombent en panne vous redirigent vers un chatbot incapable de rĂ©soudre quoi que ce soit.

Le Conseil norvégien ne se contente pas de dénoncer. Il propose aussi des mesures : renforcer les droits des consommateurs à contrÎler, réparer et modifier leurs produits, imposer l'interopérabilité et la portabilité des données, financer des alternatives open source, et surtout réduire la dépendance des services publics aux géants du numérique. Les lettres ont été envoyées aux gouvernements de 12 pays et à la Commission européenne. Et pour accompagner le tout, le Conseil a produit une vidéo satirique qui met en scÚne le quotidien d'un "enshittificateur" dans une grosse boßte tech.

Franchement, c'est un sentiment qu'on a tous eu je pense. Entre les feeds de nos réseaux sociaux qui deviennent affligeants, les résultats de recherche qui deviennent infernaux, ou des appareils qui nous demandent subitement de payer un abonnement pour conserver une fonctionnalité, c'est infernal. Moi, ce qui m'agace, c'est que tout ça nous est présenté comme de "l'amélioration de l'expérience", alors qu'on sait trÚs bien que c'est de la monétisation à outrance. Au moins, maintenant, il y a un mot pour ça.

Source : BoingBoing , Forbrukerradet

Reticulum - Le réseau mesh chiffré qui n'a besoin de rien source : cooptic

Si vous avez lu mon article sur Meshtastic , vous savez dĂ©jĂ  que les rĂ©seaux mesh LoRa, c'est le genre de truc qui fait rĂȘver tous les geeks en manque de hors-piste numĂ©rique. Mais y'a un cran au-dessus, et ça s'appelle Reticulum .

En gros, c'est une stack rĂ©seau chiffrĂ© de bout en bout qui fonctionne sur n'importe quel support physique : LoRa, WiFi, Ethernet, liaison sĂ©rie, radio amateur en packet... TOUT y passe. Du coup, lĂ  oĂč Meshtastic reste avant tout taillĂ© pour les messages texte sur LoRa, ici vous pouvez faire transiter des fichiers, des appels vocaux, des pages web et mĂȘme un shell distant Ă  travers votre mesh. En fait au dĂ©but je pensais que c'Ă©tait juste un Meshtastic sous stĂ©roĂŻdes, mais non... c'est carrĂ©ment une couche rĂ©seau complĂšte.

Sideband, l'app de messagerie mesh pour Reticulum

L'avantage c'est surtout la flexibilitĂ© car plutĂŽt que d'ĂȘtre coincĂ© sur un seul mĂ©dium, vous pouvez mixer LoRa longue portĂ©e et WiFi courte portĂ©e dans le mĂȘme rĂ©seau via un simple fichier ~/.reticulum/config, et les paquets se dĂ©brouillent tout seuls comme des grands pour trouver le chemin le plus efficace.

CÎté chiffrement, c'est du lourd : X25519 pour l'échange de clés, Ed25519 pour les signatures, AES-256-CBC pour le chiffrement symétrique, et du forward secrecy par-dessus. Le truc malin, c'est que les paquets ne contiennent aucune adresse source. Votre identité sur le réseau, c'est juste une paire de clés au niveau du protocole, donc personne ne peut remonter à l'expéditeur.

L'Ă©cosystĂšme d'apps est mĂȘme plutĂŽt costaud. Y'a Sideband, une app dispo sur Android via F-Droid, Linux et macOS, qui gĂšre les messages, les appels vocaux, le transfert de fichiers et mĂȘme les cartes, le tout Ă  travers le mesh. Y'a aussi NomadNet pour hĂ©berger des pages sur un rĂ©seau totalement hors-ligne, et rnsh qui permet de lancer un shell distant (oui, du SSH sans Internet, sur le port que vous voulez... ça fait rĂȘver ^^).

D'ailleurs pour les radioamateurs, tout ça tourne nickel sur des bonnes vieilles liaisons packet radio en AX.25. Modems KISS, TNCs classiques... tout est supporté, j'vous dit !

Et pour l'installer, c'est d'une simplicitĂ© presque suspecte : un pip install rns et hop, vous avez votre noeud Reticulum dans /home/user/.reticulum/. Ça tourne sur un Raspberry Pi 3 ou 4, un vieux laptop sous Debian, votre tĂ©lĂ©phone via Sideband... et si vous voulez du LoRa, vous branchez un RNode sur l'USB et c'est parti.

Attention quand mĂȘme, sous Windows c'est un poil plus compliquĂ© (Faut passer par WSL2, sauf si vous avez dĂ©jĂ  un Python 3.x bien configurĂ© dans le PATH), et la doc est intĂ©gralement en anglais.

Notez que la bande passante s'adapte sans problÚme au support, de 150 bps en LoRa longue portée sur 868 MHz (faut pas s'attendre à du Netflix non plus) jusqu'à 500 Mbps en Ethernet local. Et un lien chiffré s'établit en seulement 3 paquets pour 297 octets. C'est pas gourmand.

C'est le genre de projet que je trouve super cool mĂȘme si c'est clairement pas pour tout le monde (faut ĂȘtre Ă  l'aise avec un terminal et le fichier config.yml), mais un protocole pensĂ© dĂšs le dĂ©part pour fonctionner sans infrastructure, avec du chiffrement partout et ZÉRO dĂ©pendance aux gĂ©ants du web... ça force le respect et ça nous servira peut-ĂȘtre dans un futur proche, donc gardez ça dans un coin de votre tĂȘte...

Le code est dispo sous une licence MIT modifiée (y'a 2 restrictions : pas pour nuire, pas pour entraßner des IA), le protocole est dans le domaine public depuis 2016, et c'est essentiellement le boulot d'un seul mec, Mark Qvist. Donc chapeau à lui !

Bref, allez jeter un oeil Ă  Reticulum sur GitHub ... et merci Ă  F4JWS pour le tuyau !

Lend Me Your Ears - Pour ne plus jouer faux source : cooptic

L'entraßnement de l'oreille, c'est le truc que les musiciens amateurs repoussent en général à plus tard... Et puis aprÚs ils jouent faux ^^ !

Heureusement, pour vous amĂ©liorer, il existe Lend Me Your Ears qui est un jeu d'entraĂźnement musical, 100% gratuit, dans le navigateur qui va vous permettre de vous entrainer Ă  l'oreille sans prise de tĂȘte. Ce site c'est le boulot d'un seul dev, Shaun Pedicini et y'a pas besoin de compte ni d'abonnement.

Le principe c'est que le site joue une mĂ©lodie, et vous la reproduisez. En mode "Simon" les sĂ©quences s'allongent au fil des niveaux et si vous vous plantez, faut recommencer. Et en mode Practice, la difficultĂ© monte progressivement avec un verrou pour bloquer un niveau et s'y acharner en boucle. Ça dĂ©bute Ă  4 notes, puis ça augmente...

Pour jouer, y'a plusieurs options. Soit piano à l'écran (C3 à C6, trois octaves), ou un clavier MIDI, ou votre clavier d'ordinateur. Les touches ASDF jouent les notes blanches, QWERTY les noires.

Attention, au premier lancement (1 clic suffit), l'audio est muet car le navigateur bloque le son. Y'a aussi une entrée micro pour guitares et pianos acoustiques pour ceux qui veulent.

Et les rĂ©glages sont carrĂ©ment fins. Vous choisissez parmi 24 gammes (majeures et mineures), vous ajustez le tempo de 40 Ă  220 BPM, et vous configurez votre niveau d'aide. Du mode "il vous montre la prochaine note" jusqu'au mode d'entraĂźnement pur, oĂč vous bossez entiĂšrement de mĂ©moire. Ce dernier, c'est pour les courageux !

Grùce à ça, 20 petites minutes par jour et vous progresserez ! La régularité, ça finit toujours par payer !

FFmpeg - Comment normaliser le volume audio proprement avec loudnorm source : cooptic

Vous avez dĂ©jĂ  remarquĂ© comment le volume varie d'une vidĂ©o Ă  l'autre sur YouTube, ou pire, comment certaines pubs sont 10 fois plus fortes que le contenu ? Bah c'est parce que tout le monde n'utilise pas la mĂȘme norme de volume. Et si vous produisez du contenu audio/vidĂ©o, c'est le genre de dĂ©tail qui fait la diffĂ©rence entre un truc amateur et un rendu pro.

La bonne nouvelle, c'est que FFmpeg intÚgre déjà un filtre qui s'appelle loudnorm et qui gÚre tout ça automatiquement. La norme utilisée, c'est le LUFS (Loudness Units Full Scale), qui est devenue le standard de l'industrie, et YouTube, Spotify, les TV... tout le monde utilise ça maintenant pour mesurer et normaliser le volume audio.

D'ailleurs, si vous dĂ©butez complĂštement avec cet outil, je vous conseille de jeter un Ɠil Ă  mon guide FFmpeg pour les nuls pour bien piger les bases de la ligne de commande.

Allez, c'est partiii ! Temps estimé : 2-5 minutes par fichier (selon la méthode choisie)

Mais, avant de se lancer dans les commandes, un petit point sur les paramÚtres qu'on va manipuler. Le filtre loudnorm utilise trois valeurs principales. D'abord I (Integrated loudness), c'est le volume moyen global mesuré en LUFS. La valeur standard pour le streaming, c'est -16 LUFS pour YouTube et Spotify, ou -23 LUFS pour la diffusion broadcast. Ensuite TP (True Peak), le niveau maximal que le signal ne doit jamais dépasser. On met généralement -1.5 dB pour avoir une marge de sécurité. Et enfin LRA (Loudness Range), qui définit la plage dynamique autorisée, généralement autour de 11 dB.

Méthode 1 : Normalisation simple (single-pass)

C'est la méthode la plus rapide, parfaite pour du traitement à la volée :

ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11 -ar 48000 sortie.wav

Pourquoi ces valeurs : -16 LUFS c'est le standard YouTube/Spotify, -1.5 dB de true peak évite le clipping, et 11 dB de range dynamique garde un son naturel.

Le truc c'est que cette méthode fait une analyse en temps réel et ajuste à la volée. C'est bien, mais pas parfait. Pour un résultat vraiment précis, y'a mieux.

Méthode 2 : Normalisation en deux passes (dual-pass)

Cette méthode analyse d'abord le fichier complet, puis applique les corrections exactes. C'est plus long mais beaucoup plus précis.

PremiĂšre passe, on analyse :

ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11:print_format=json -f null -

FFmpeg va vous sortir un bloc JSON avec les mesures du fichier (input_i, input_tp, input_lra, input_thresh). Notez-les bien, car vous allez les injecter dans la deuxiĂšme passe.

DeuxiÚme passe, on applique avec les valeurs mesurées (remplacez les chiffres par ceux obtenus à l'étape précédente) :

ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11:measured_I=-24.35:measured_TP=-2.15:measured_LRA=8.54:measured_thresh=-35.21:offset=0:linear=true -ar 48000 sortie.wav

Pourquoi cette méthode ? En fait, en passant les valeurs mesurées, FFmpeg sait exactement de combien ajuster. L'option linear=true force une normalisation linéaire plutÎt que dynamique, ce qui préserve mieux la dynamique originale.

Pour les fichiers vidéo

Le principe est le mĂȘme, on ajoute juste -c:v copy pour garder la vidĂ©o intacte sans la rĂ©-encoder :

ffmpeg -i video.mp4 -c:v copy -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11 -ar 48000 video_normalise.mp4

D'ailleurs, pour ceux qui veulent automatiser ça Ă  l'extrĂȘme, j'avais parlĂ© de FFmpegfs , un systĂšme de fichiers qui transcode automatiquement ce que vous dĂ©posez dessus. C'est pratique si vous avez une grosse bibliothĂšque Ă  gĂ©rer.

Traitement par lots avec ffmpeg-normalize

Si vous avez plein de fichiers à traiter, y'a un outil Python qui automatise la méthode dual-pass :

pip install ffmpeg-normalize
ffmpeg-normalize *.wav -o output_folder/ -c:a pcm_s16le

Cet outil fait automatiquement les deux passes et supporte le traitement parallĂšle. Pratique pour normaliser une bibliothĂšque entiĂšre.

Et en cas de problĂšme ?

Erreur "No such filter: loudnorm" : Votre version de FFmpeg est trop ancienne (il faut la 3.1 minimum). Mettez Ă  jour votre binaire.

Le son est distordu aprÚs normalisation : Le fichier source était probablement déjà saturé. Essayez de baisser le target (-18 LUFS au lieu de -16) ou augmentez le headroom du true peak (-2 dB au lieu de -1.5).

Voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse pour avoir des niveaux audio qui varient dans tous les sens. Le LUFS c'est le standard, FFmpeg gÚre ça nativement, et ça prend 30 secondes.

Vos auditeurs vous remercieront.

Source

Anytype - L'alternative à Notion qui ne vend pas vos données aux GAFAM source : cooptic

Je suis complÚtement passé à cÎté de ce truc jusqu'à ce que David (merci à lui !) m'envoie un petit message pour me dire : "Hé Korben, t'as vu Anytype ? C'est comme Notion mais en mieux". Du coup, j'ai testé et j'ai vraiment halluciné.

Si vous ĂȘtes du genre Ă  noter tout ce qui vous passe par la tĂȘte dans Notion ou Evernote, vous connaissez le problĂšme. Vos donnĂ©es sont hĂ©bergĂ©es on ne sait oĂč, et le jour oĂč la boite dĂ©cide de changer ses conditions d'utilisation ou de fermer boutique, vous ĂȘtes marron.

Hé bien Anytype, c'est la réponse à cette angoisse.

C'est une application local-first et chiffrĂ©e de bout en bout qui permet de crĂ©er votre propre "internet personnel". Petite nuance importante : Anytype n'est pas "open source" au sens strict de l'OSI. Leurs protocoles (notamment AnySync) sont bien open source sous licence MIT, mais les applications elles-mĂȘmes sont distribuĂ©es sous une licence "source available" ( Any Source Available License 1.0 ). ConcrĂštement, le code est consultable et modifiable, mais l'utilisation commerciale est restreinte. C'est pas du tout la mĂȘme chose, et c'est important de ne pas confondre pour Ă©viter l'openwashing. Cela dit, l'Ă©quipe est transparente lĂ -dessus , ce qui est apprĂ©ciable.

En gros, tout ce que vous créez (notes, tùches, documents, tableaux) est stocké localement sur votre machine. Pas de cloud obscur, pas de tracking, c'est votre disque dur, vos rÚgles.

Leur point fort, c'est leur protocole AnySync car ça permet de synchroniser vos données entre vos appareils (ordi, téléphone, tablette) en peer-to-peer comme ça y'a pas besoin de serveur central. Vos appareils discutent directement entre eux, un peu comme si vous aviez votre propre réseau privé.

Au niveau de l'interface, on retrouve ce systÚme de blocs qu'on aime bien chez la concurrence, mais avec une approche "objet". Dans AnyType comme chez Ikea, tout est un objet : une tùche, une personne, une note, un livre. Et vous pouvez lier tous ces objets entre eux pour créer un véritable graphe de connaissances tel un grand architecte de la matrice du dimanche).

Ce qui est cool aussi, c'est que l'Ă©quipe a dĂ©jĂ  ajoutĂ© une fonction de publication web (vos pages peuvent devenir des pages publiques statiques) et propose une API cĂŽtĂ© desktop qui tourne en local. Elle travaille aussi sur l'intĂ©gration d'une IA locale . Parce que oui, avoir une IA qui vous aide Ă  trier vos notes sans envoyer vos donnĂ©es Ă  l'autre bout du monde, c'est quand mĂȘme plus rassurant.

Si vous voulez aller encore plus loin, vous pouvez mĂȘme hĂ©berger votre propre "noeud" de sauvegarde sur un serveur Ă  la maison. D'ailleurs si vous aimez ce genre d'outils souverains, jetez un oeil Ă  Local Deep Research pour vos recherches. Comme ça, vous avez une copie de secours chiffrĂ©e, accessible 24/7, sans dĂ©pendre de personne.

Bref, si vous cherchez une alternative souveraine pour gérer votre vie numérique, foncez voir ça. C'est gratuit jusqu'à 100 MB de stockage, c'est beau, et ça respecte votre vie privée. Que demande le peuple ?

Merci encore à David pour la découverte et à Alexandre pour la précision sur la licence !

Source

led.run - Transformez n'importe quel écran en panneau LED source : cooptic

Transformer n'importe quel écran en panneau LED géant, avec juste une URL... ça vous chauffe ? C'est en tout cas ce que propose led.run , un petit outil open source sous licence MIT qui fait le taf sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit.

En gros, vous tapez votre texte directement dans l'URL, genre led.run/KORBEN JE T'AIME et hop, votre navigateur affiche un gros panneau lumineux comme ce qu'on retrouve dans les concerts ou dans les vitrines de magasin.

Et ça tourne dans n'importe quel navigateur (mĂȘme celui de votre grille-pain connectĂ©).

led.run en action avec le thÚme par défaut - sobre mais efficace

Le truc sympa, c'est qu'il y a une vingtaine de thĂšmes disponibles. Du nĂ©on qui clignote au style rĂ©tro avec des scanlines façon vieux moniteur CRT, en passant par un mode "panneau routier", un effet feu d'artifice ou encore une ambiance Shibuya sous la pluie. Y'a mĂȘme un thĂšme "bois artisanal" pour ceux qui veulent faire chic. Attention par contre, sur un vieux smartphone certains effets un peu chargĂ©s peuvent ramer.

Et tout se paramÚtre via l'URL. Vous voulez du texte rouge ? Ajoutez ?c=ff0000. Un fond blanc semi-transparent ? ?bg=40ffffff. Du défilement vers la droite à vitesse turbo ? ?speed=120&dir=right. C'est super car avec ça vous pouvez automatiser plein de trucs. Par exemple je me ferais bien un panneau d'affichage au dessus de la porte du bureau pour dire aux enfants de pas débouler en plein pendant mes lives Twitch (oui c'est les vacances en ce moment...).

Vive l'éducation positive !

D'ailleurs, l'outil détecte automatiquement si votre texte est court ou long. Dix caractÚres ou moins, ça s'affiche en mode panneau statique. Au-delà, ça défile tout seul. En fait c'est plutÎt bien foutu, sauf si vous voulez un long texte en statique... dans ce cas, forcez avec ?mode=sign ou ?mode=flow.

VoilĂ  c'est parfait pour transformer un vieil iPad ou une tablette Android en enseigne de bar ("HAPPY HOUR JUSQU'À 21H"), brandir votre tĂ©lĂ©phone en mode pancarte Ă  un concert pour dire Ă  Taylor Swift que vous voulez l'Ă©pouser, ou afficher un "NE PAS DÉRANGER ON BRASSE DU VENT" sur l'Ă©cran de la salle de rĂ©union.

VoilĂ  voilĂ . Si vous avez une vieille tablette qui traĂźne, vous savez quoi en faire maintenant.

C'est sur GitHub !

Merci à Lorenper pour la découverte !

FlashSpace - Le switcher de bureaux virtuels qui va plus vite que macOS source : cooptic

Si vous bossez sur Mac, vous connaissez sĂ»rement la galĂšre des Spaces. C'est sympa sur le papier, mais les animations natives d'Apple sont d'une lenteur... y'a de quoi se taper la tĂȘte contre les murs quand on veut switcher rapidement entre ses outils de dev et son navigateur. (Et ne me parlez pas du temps de rĂ©action sur un vieux processeur Intel, c'est l'enfer). Bref, moi perso j'utilise pas trop ces trucs lĂ  parce que je trouve que c'est pas agrĂ©able.

Mais c'est là que FlashSpace entre en piste. Ce petit utilitaire open source, partagé par Vince (merci pour le tuyau !), a une mission simple : proposer un systÚme de workspaces ultra-réactifs pour remplacer l'usage des Spaces natifs. L'idée déchire car au lieu de subir les transitions mollassonnes de macOS, on passe d'un environnement à l'autre de maniÚre quasi instantanée.

Attention par contre, le fonctionnement est un peu particulier. J'ai d'abord cru qu'il crĂ©ait de nouveaux Spaces dans Mission Control, mais en fait non, c'est plutĂŽt un jeu de "j'affiche ou j'affiche pas les applications dont t'as besoin"... Pour que ça bombarde, FlashSpace recommande de regrouper toutes vos apps sur un seul et mĂȘme Space macOS (par Ă©cran). L'outil gĂšre ensuite des "workspaces virtuels" en masquant ou affichant les apps selon vos besoins. RĂ©sultat, une rĂ©activitĂ© impressionnante mĂȘme si ce n'est pas techniquement du "zĂ©ro latence" (faut bien que les fenĂȘtres s'affichent quand mĂȘme).

Pour ceux qui connaissent AeroSpace , FlashSpace se pose comme une alternative solide. LĂ  oĂč AeroSpace tend vers le tiling window management pur et dur Ă  la i3, FlashSpace reste plus proche de l'esprit initial des Spaces mais en version survitaminĂ©e. C'est moins radical, plus invisible, mais perso je trouve ça tout aussi efficace pour rester dans le flow.

L'excitation quand on passe enfin d'un bureau Ă  l'autre sans attendre 3 secondes ( Meme )

CĂŽtĂ© fonctionnalitĂ©s, c'est plutĂŽt complet puisqu'on y retrouve du support du multi-Ă©cran (un petit clic dans RĂ©glages SystĂšme > Bureau et Dock pour activer "Les Ă©crans disposent de Spaces distincts"), gestionnaire de focus au clavier, et intĂ©gration avec SketchyBar . Y'a mĂȘme un mode Picture-in-Picture expĂ©rimental (plutĂŽt pour les navigateurs en anglais pour le moment) pour garder une vidĂ©o sous le coude.

Petit bĂ©mol Ă  connaĂźtre, il gĂšre les applications, pas les fenĂȘtres individuelles. Si vous avez trois fenĂȘtres Chrome, elles bougeront donc toutes ensemble vers le workspace assignĂ©. C'est un choix de design, faut juste s'y habituer mais grĂące Ă  ça on gagne encore quelques secondes de vie par jour.

brew install flashspace

Bref, si vous cherchez un moyen de dompter vos fenĂȘtres sans finir avec des cheveux blancs Ă  cause des animations Apple, allez tester ça.

Source

UxNote - Annotez vos maquettes web sans prise de tĂȘte source : cooptic

Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyĂ© un outil qu'il a bricolĂ© lui-mĂȘme avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'oĂč le fait que je vous en parle.

C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flÚches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".

Alors de mon cĂŽtĂ©, j'ai testĂ© pas mal de solutions pour Ă©vier ça mais j'ai rien trouvĂ© de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crĂ©e un compte (et ça, c'est jamais gagnĂ©), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais mĂȘme essayĂ© Loom Ă  un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur Ă©cran c'Ă©tait trop compliquĂ©.

Alors que UxNote, lui, rÚgle exactement ce problÚme sans rien de tout ça !

En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaßt.

<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>

Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.

Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annotĂ© le PDF que j'ai imprimĂ© puis scannĂ©". LĂ , les commentaires sont directement contextualisĂ©s sur la page, exactement lĂ  oĂč ils doivent ĂȘtre. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutĂŽt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la diffĂ©rence niveau simplicitĂ©, avec les autres outils.

Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dÚs que possible pour éviter les mauvaises surprises.

L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en Ă©vidence la zone annotĂ©e (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et mĂȘme la possibilitĂ© de bloquer certains Ă©lĂ©ments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et mĂȘme sur les SPA ... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.

Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal Ă  exprimer leurs retours autrement qu'en piĂšces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .

Que demande le peuple ???

Merci Benjamin !

EU Audit - Le scanner qui révÚle la dépendance de votre site aux Etats-Unis source : cooptic

Vous savez combien de services américains vous utilisez sur votre site web utilise sans que vous ne le sachiez réellement ??? Aucun ? Bah et les Google Fonts pour la typo, Cloudflare pour le CDN, YouTube pour les vidéos embarquées, Google Analytics pour les stats et j'en passe des vertes et des pas mûres... ??? Faudrait pas les oublier !

Ainsi mĂȘme si votre hĂ©bergement est chez O2Switch ou Scaleway en France, vos visiteurs peuvent envoyer des donnĂ©es aux USA sans que vous le rĂ©alisiez.

Et ça pose un vrai problĂšme juridique car je sais pas si vous vous souvenez du Privacy Shield mais c'Ă©tait ce fameux accord qui permettait de transfĂ©rer lĂ©galement des donnĂ©es vers les États-Unis ? HĂ© bien il a Ă©tĂ© invalidĂ© par la Cour de Justice europĂ©enne en 2020. Tout comme Safe Harbor avant lui en 2015 en fait. Et il y a maintenant le Data Privacy Framework, mais rien ne garantit qu'il tiendra plus longtemps que les prĂ©cĂ©dents.

C'est là qu'intervient EU Audit , un scanner gratuit développé par un studio autrichien. Vous entrez l'URL de votre site et en quelques secondes, l'outil analyse vos principales dépendances : hébergement, polices, analytics, CDN, vidéos embarquées, widgets de chat, trackers sociaux et cartes. Chaque élément est vérifié pour déterminer s'il est hébergé dans l'UE ou pas et à la fin, vous obtenez un score de « souveraineté européenne » en pourcentage.

Perso, j'ai testé sur korben.info et je me suis pris une claque. Principalement à cause de Cloudflare et de mes embed de vidéos Youtube.

Pourtant, j'ai plus rien sur mon site Ă  part ça, et mon hĂ©bergeur c'est o2Switch et c'est bien en France. Il me parle de "Social" mais j'ai rien du tout, Ă  part des liens vers mes rĂ©seaux sociaux... J'sais pas peut ĂȘtre que ça suffit. En fait, suffirait que je vire Cloudflare pour repasser un dans le vert dĂ©jĂ  mais je n'ai pas connaissance d'une solution Ă©quivalente et pas trop cher (parce que je fais plus de trafic que j'ai de moyens pour le financer, sniiif) qui assure du CDN, de la sĂ©curitĂ©, des workers...etc. Ça existe peut-ĂȘtre mais dans ce cas, envoyez moi un mail pour que j'aille voir ça. AprĂšs pour l'embed YouTube, pareil, je vois pas trop quoi faire vu que je relaie surtout des vidĂ©os YouTube parce que la Terre entiĂšre met ses vidĂ©os lĂ  bas...

Bien sĂ»r, j'ai trouvĂ© l'idĂ©e de ce scanner pas mal du tout. Ça permet de visualiser rapidement oĂč sont les fuites de donnĂ©es potentielles... Je ne les utilise pas mais y'a Google Fonts par exemple. C'est un classique... Chaque visiteur fait une requĂȘte vers les serveurs de Google, qui rĂ©cupĂšre son IP au passage. Pareil pour les vidĂ©os YouTube embarquĂ©es, les maps Google, ou le sempiternel vieux pixel Facebook que certains laissent encore traĂźner sans mĂȘme s'en rendre compte. D'ailleurs si vous voulez auditer votre propre hygiĂšne numĂ©rique , j'avais fait un guide complet sur le sujet.

Bon aprĂšs, l'outil ne dĂ©tecte pas tout (les scripts inline ou les appels API cachĂ©s dans votre code, par exemple). Et pour un blog perso sans donnĂ©es sensibles, c'est peut-ĂȘtre un peu overkill. Mais si vous gĂ©rez des sites pour des entreprises ou des clients sensibles (administrations, santĂ©, Ă©ducation...), y'a de quoi rĂ©flĂ©chir ! Surtout que le passage Ă  des alternatives europĂ©ennes n'est pas toujours aussi compliquĂ© qu'on le croit. Matomo au lieu de Google Analytics, des polices auto-hĂ©bergĂ©es, OpenStreetMap au lieu de Google Maps...

Si vous voulez soutenir un web indépendant et que je puisse continuer à dénicher ce genre d'outils, ça se passe sur mon Patreon .

Bref, si vous voulez faire le point sur la dépendance de votre site aux GAFAM, c'est gratuit et ça prend 30 secondes.

Maptoposter - Générez vos propres affiches de villes minimalistes source : cooptic

Si vous avez envie de refaire un peu votre dĂ©co chez vous, sans forcĂ©ment raquer des fortunes chez des designers scandinaves en claquettes chaussettes, j'ai trouvĂ© un petit soft qui va vous plaire. Ça s'appelle maptoposter et c'est un script Python qui permet de transformer la plupart des villes en une affiche minimaliste plutĂŽt jolie

Vous lui donnez le nom d'une ville et son pays (c'est obligé pour pas que le script se perde), et il va piocher dans les données d'OpenStreetMap via la bibliothÚque OSMnx pour vous dessiner un plan aux petits oignons au rendu propre généré par matplotlib avec des calques pour les routes, les parcs et l'eau. On est loin du screenshot Google Maps repassé au stylo Bic que certains vendent sur les marchés, ahaha.

Et mĂȘme sans les bĂątiments qui ne sont pas inclus par dĂ©faut, je trouve que le rendu est vraiment trĂšs chouette... en tout cas suffisamment pour ĂȘtre encadrĂ© et exposĂ©.

Et pas mal d'Ă©lĂ©ments sont Ă©galement personnalisables, ce qui vous permettra de bricoler un truc propre avec les thĂšmes dĂ©jĂ  inclus comme "noir" pour un look sombre ou "sunset" si vous ĂȘtes d'humeur nostalgique. Et si vous avez la flemme de choisir, vous pouvez mĂȘme lui demander de gĂ©nĂ©rer la mĂȘme ville avec tous les thĂšmes d'un coup.

TrĂšs pratique pour faire son choix avant de faire chauffer l'imprimante !

Maintenant pour ceux qui se demandent comment on installe ce bazar, c'est hyper fastoche. On récupÚre d'abord le dépÎt, on installe les dépendances, et c'est parti :

git clone https://github.com/originalankur/maptoposter
cd maptoposter
pip install -r requirements.txt

Ensuite, pour sortir votre premiÚre affiche de Paris par exemple, c'est aussi simple que ça :

python create_map_poster.py -c "Clermont-Ferrand" -C "France" -t noir -d 10000

Le paramÚtre -d définit le rayon en mÚtres autour du centre, donc vous pouvez vraiment zoomer sur votre quartier préféré ou prendre toute la métropole. D'ailleurs, ça me rappelle un peu City Roads dont je vous avais parlé il y a un bail, mais ici on a un peu plus de contrÎle sur les thÚmes JSON et les dégradés de couleurs.

On peut mĂȘme ajouter des fondus dĂ©gradĂ©s sur les bords pour donner un petit cĂŽtĂ© artistique supplĂ©mentaire et tout ça sans passer par la case Photoshop. Je suis sĂ»r aussi que le code peut ĂȘtre modifiĂ© pour traiter d'autres data que des cartes... En tout cas, si vous cherchez une idĂ©e cadeau originale ou si vous voulez juste donner un look original Ă  votre bureau avec des posters de qualitĂ©, allez jeter un Ɠil Ă  ce projet.

Et n'oubliez pas de garder l'attribution OpenStreetMap si vous imprimez le résultat, c'est la moindre des choses !

C'est par ici que ça se passe !

Et merci Ă  Lorenper !

Palantir - L'histoire secrĂšte de l'Ɠil numĂ©rique qui voit tout source : cooptic

Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture !

Le 7 août 2019, dans le Mississippi, des centaines d'enfants rentrent de leur premier jour d'école. Cartables sur le dos, ils s'attendent à retrouver leurs parents pour raconter leur journée.

Mais Ă  la place, ils dĂ©couvrent des maisons vides ou des usines encerclĂ©es par des agents fĂ©dĂ©raux. Ce jour-lĂ , l'ICE (les services d'immigration amĂ©ricains) mĂšne la plus grande opĂ©ration de l'histoire du pays en un seul État : 680 personnes sont arrĂȘtĂ©es, menottĂ©es et embarquĂ©es dans des camionnettes blanches.

Source

L'enquĂȘte qui a menĂ© Ă  ces rafles n'a pas Ă©tĂ© montĂ©e "Ă  l’ancienne" sur un tableau en liĂšge avec des punaises et de la ficelle rouge. Dans des affidavits et les documents obtenus via des demandes FOIA, on voit apparaĂźtre un nom de module qui revient comme un sortilĂšge : FALCON Tipline. Un outil Palantir vendu Ă  la branche Homeland Security Investigations (HSI) et utilisĂ© pour centraliser, recouper et exploiter des signalements, des identitĂ©s, des liens, des infos de terrain
 jusqu’à planifier des actions coordonnĂ©es comme celle du Mississippi.

Le plus "magique" (façon Mordor), c'est que tout ça s'appuie sur un contrat trĂšs concret, trĂšs administratif, qui dĂ©crit FALCON comme une plateforme de recherche fĂ©dĂ©rĂ©e et d’analyse, capable de faire parler ensemble des bases de donnĂ©es qui n'Ă©taient pas censĂ©es se rencontrer. VoilĂ . Rien de secret... Juste le genre de PDF qui sent la paperasse
 mais qui peut briser des vies.

Mais si cette logistique monstrueuse a pu ĂȘtre dĂ©ployĂ©e avec une telle prĂ©cision chirurgicale, c'est grĂące Ă  une technologie dont vous n'avez peut-ĂȘtre jamais entendu parler, mais qui sait dĂ©jĂ  probablement tout de vous.

Son nom ? Palantir.

Pour comprendre comment une startup de la Silicon Valley est devenue l'Ɠil de Sauron qui surveille le monde, il faut remonter au dĂ©but des annĂ©es 2000. On est juste aprĂšs le 11 septembre. L'AmĂ©rique est en Ă©tat de choc et ses agences de renseignement cherchent dĂ©sespĂ©rĂ©ment un moyen de "connecter les points" (connect the dots comme ils disent...) pour prĂ©venir la prochaine attaque.

Le Pentagone essaie bien de lancer un programme de surveillance totale appelé Total Information Awareness, mais le projet est jugé trop orwellien et se fait descendre par l'opinion publique en 2003. C'est exactement à ce moment-là que Peter Thiel décide de fonder Palantir Technologies avec Stephen Cohen, Joe Lonsdale, Nathan Gettings et Alex Karp.

Ce qui est "marrant", c’est qu’on a enterrĂ© le programme (trop visible, trop caricatural), mais pas l’idĂ©e. Palantir arrive pile au bon moment : la mĂȘme promesse, mais emballĂ©e dans un joli paquet cadeau d'outil d’analyse, vendue par une boĂźte privĂ©e, et surtout, dĂ©veloppĂ©e directement avec les gens qui allaient s’en servir.

La surveillance version startup, avec des NDA, des badges et des salles sans fenĂȘtre Ă©tait nĂ©e...

Peter Thiel, c'est un personnage Ă  part dans la tech. Co-fondateur de PayPal, premier investisseur de Facebook, libertarien pur jus et fan absolu de J.R.R. Tolkien. Le nom "Palantir" vient d'ailleurs du Seigneur des Anneaux puisque ce sont ces pierres de vision qui permettent de voir Ă  travers le temps et l'espace.

Le truc, c'est que chez PayPal, Thiel et son Ă©quipe avaient dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© des algorithmes de dĂ©tection de fraude super performants baptisĂ©s "Igor". C'est pour cela que Thiel s'est dit "HĂ©, et si on appliquait ces mĂȘmes mĂ©thodes de traque financiĂšre Ă  la lutte antiterroriste ?"

Peter Thiel ( source )

Le problÚme, c'est qu'en 2004, personne à la Silicon Valley ne veut toucher à la défense. Les investisseurs flippent, du coup, Thiel et son fonds d'investissement posent environ 30 millions de dollars pour couvrir les premiers coûts et vont chercher un allié improbable : In-Q-Tel, le fonds de capital-risque à but non lucratif soutenu par la CIA.

In-Q-Tel injecte environ 2 millions de dollars et au delà de l'argent, c'est une surtout une validation capitale pour la société. Et c'est ainsi que durant trois ans, les ingénieurs de Palantir vont bosser main dans la main avec les analystes du renseignement pour construire leur premier logiciel : Gotham.

Et quand je dis "bosser main dans la main", c’est pas une image. Leur dĂ©lire, c’était d’envoyer des ingĂ©nieurs directement chez les clients, dans les agences, parfois sur site sensible, pour modeler l’outil Ă  la demande. Pas une ESN, hein
 plutĂŽt une greffe. Tu poses le logiciel, tu poses les devs, et tu laisses la crĂ©ature grandir dans l’ombre.

Pour diriger cette boßte de surveillance, Thiel choisit Alex Karp. Un mec encore plus atypique que lui. Karp est un philosophe, titulaire d'un doctorat en théorie sociale de l'université de Francfort, dyslexique, qui ne sait pas conduire et qui passe cinq heures par jour à faire du ski de fond ou du Qigong. Il vit dans une baraque perdue dans le New Hampshire et se décrit comme un "gauchiste fou", alors que Thiel est un "dingue de droite". Ce duo improbable va pourtant créer l'entreprise la plus puissante et la plus secrÚte de la planÚte.

Alex Karp ( source )

Le fonctionnement de Gotham est simple sur le papier, mais terrifiant en pratique. Pensez à un aspirateur géant capable d'ingérer n'importe quel type de donnée : Imagerie satellite, rapports d'interrogatoires, conversations sur les réseaux sociaux, fichiers fiscaux, plaques d'immatriculation, relevés bancaires. Le logiciel fusionne tout ça pour créer un "jumeau numérique" du monde réel. Si vous avez un compte chez Ladar Levison (le fondateur de Lavabit qui a hébergé Snowden) ou que vous avez été mentionné dans une écoute de la NSA, Palantir peut recréer tout votre réseau social en quelques clics.

C'est d'ailleurs avec les rĂ©vĂ©lations d'Edward Snowden que le monde a commencĂ© Ă  entrevoir l'ampleur du truc. En 2017, des documents montrent que Palantir proposait des outils comme "XKEYSCORE Helper" pour faciliter l'analyse des donnĂ©es capturĂ©es par la NSA. Le logiciel permettait aux agents de naviguer dans des masses de donnĂ©es privĂ©es avec une fluiditĂ© dĂ©concertante. MĂȘme si Alex Karp jure sur tous les tons qu'il protĂšge les libertĂ©s civiles, la rĂ©alitĂ© des contrats raconte une autre histoire.

Et ce n’est pas qu’un dĂ©lire "NSA / USA". Dans la mĂȘme veine, des docs Ă©voquent aussi Kite, un systĂšme custom pour le GCHQ (les espions britanniques), avec des champs et des imports extensibles pour avaler des formats de donnĂ©es bien tordus. Palantir, Ă©videmment, a tentĂ© de calmer le jeu ensuite en expliquant que "XKEYSCORE helper" n’était qu’un module pĂ©riphĂ©rique et limitĂ©, pas un accĂšs Ă  la matrice complĂšte


Mais l’histoire "secrĂšte" de Palantir a aussi un Ă©pisode qui sent la naphtaline et le scandale. En effet, en 2010-2011, des emails fuitĂ©s (merci Anonymous) ont montrĂ© qu'une dream team HBGary / Berico / Palantir avait participĂ© Ă  la prĂ©paration d’un plan de riposte contre WikiLeaks et ses soutiens. Dans le package, on parlait de mĂ©thodes sales, de pression, et mĂȘme d’idĂ©es de dĂ©sinformation. RĂ©sultat, Palantir a publiquement prĂ©sentĂ© ses excuses et a coupĂ© les ponts avec HBGary.

Je vous parle quand mĂȘme d'une boĂźte qui a rĂ©cupĂ©rĂ© le contrat Maven Smart System (le fameux Project Maven) quand Google l'a lĂąchĂ© suite Ă  la rĂ©volte de ses employĂ©s. Maven utilise l'IA pour aider les analystes militaires Ă  identifier des cibles au milieu d'un dĂ©luge de donnĂ©es de surveillance.

Et aujourd'hui, Palantir est partout.

En Ukraine, Alex Karp a Ă©tĂ© le premier PDG occidental Ă  rencontrer Zelensky aprĂšs l'invasion russe de 2022. Leurs logiciels servent Ă  faire de la fusion de donnĂ©es Ă  grande vitesse (drones, satellites, sources ouvertes) pour accĂ©lĂ©rer la dĂ©cision militaire. Et ça ne s'arrĂȘte pas lĂ  puisqu'en juillet 2025, l'armĂ©e amĂ©ricaine a signĂ© un accord-cadre monumental jusqu'Ă  10 milliards de dollars sur 10 ans pour consolider et simplifier l'achat des logiciels Palantir.

Mais Palantir ne s'arrĂȘte pas aux zones de guerre. L'entreprise s'infiltre dans nos services publics. Au Royaume-Uni, un consortium menĂ© par Palantir a dĂ©crochĂ© un contrat de 330 millions de livres pour gĂ©rer la Federated Data Platform du NHS (le systĂšme de santĂ© national). En septembre 2025, ils ont mĂȘme remis ça avec un partenariat dĂ©fense annoncĂ© par le gouvernement britannique, censĂ© dĂ©bloquer jusqu'Ă  1,5 milliard de livres d'investissements et faire du Royaume-Uni leur QG europĂ©en dĂ©fense. En France, la DGSI a longtemps utilisĂ© Palantir avant d'essayer de construire sa propre alternative pour retrouver sa souverainetĂ© numĂ©rique
 sauf que fin 2025, le contrat a encore Ă©tĂ© prolongĂ© "temporairement", en attendant que l’outil souverain arrive vraiment.

Et ce qui est vraiment inquiĂ©tant avec Palantir, c'est ce qu'ils proposent en matiĂšre de "police prĂ©dictive". Par exemple, Ă  Los Angeles ou Ă  la Nouvelle-OrlĂ©ans, leurs algorithmes ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour tenter d'identifier des zones ou des individus Ă  risque. En gros, le logiciel dĂ©cide si vous avez le profil d'un futur dĂ©linquant en analysant vos liens sociaux et vos antĂ©cĂ©dents. À la Nouvelle-OrlĂ©ans, le programme a mĂȘme tournĂ© pendant des annĂ©es dans une discrĂ©tion quasi totale, sans que le conseil municipal ne soit vraiment au courant, jusqu'Ă  ce que la presse sorte l'affaire. Des audits ont d'ailleurs montrĂ© que ces systĂšmes pouvaient renforcer les prĂ©jugĂ©s et cibler injustement certaines communautĂ©s. Tu m'Ă©tonnes...

Exemple de dashboard de police prédictive ( source )

Aujourd'hui, Palantir est cotĂ©e en bourse et sa valorisation explose littĂ©ralement (on parle d'environ 430 milliards de dollars dĂ©but 2026). Alex Karp a rĂ©ussi son pari Ă  savoir rendre la surveillance de masse extrĂȘmement rentable. L'entreprise vise d'ailleurs un chiffre d'affaires annuel autour de 4,4 milliards de dollars sur 2025, portĂ© par sa nouvelle plateforme d'IA (AIP) et ses "agents" autonomes capables de structurer n'importe quelle base de donnĂ©es en un clin d'Ɠil. Mais comme dans Tolkien, les palantĂ­r sont des outils dangereux. Celui qui les utilise peut ĂȘtre lui-mĂȘme observĂ© et corrompu.

Alors, faut-il avoir peur de Palantir ? Clairement oui !

Quand on voit comment Snowden explique la surveillance aujourd'hui, on comprend que Palantir est l'outil qui rend l'espionnage d'État accessible Ă  n'importe quel analyste, sans qu'il ait besoin d'ĂȘtre un gĂ©nie du code. C'est la dĂ©mocratisation d'Orwell Ă  grande Ă©chelle.

Bref, la prochaine fois que vous entendrez parler d'une startup qui veut "aider les gouvernements à mieux gérer leurs données", rappelez-vous de l'histoire du Mississippi en 2019 et de Palantir car derriÚre les beaux discours sur la sécurité, il y a souvent des algorithmes invisibles et des pierres de vision qui ne dorment jamais.

Sources :

Comment auditer les apps mobiles qui vous traquent sans votre consentement source : cooptic

Si vous avez installé une app récemment, vous avez surement remarqué le petit popup RGPD qui vous demande votre consentement pour les cookies et le tracking. Vous cliquez évidemment sur "Refuser" en vous disant que c'est réglé... Ben en fait... non.

Des chercheurs ont passĂ© au crible 400 applications mobiles populaires (200 sur Android, 200 sur iOS) et rĂ©sultat, 100% d'entre elles violent au moins une exigence du RGPD. Et prĂšs de la moitiĂ© de ces apps continuent Ă  contacter des trackers MÊME APRÈS que vous ayez dit non.

Sympa le "consentement" !

Du coup, plutĂŽt que de vous laisser vous faire gauler par ces mouchards, je vous propose un petit guide pour auditer vous-mĂȘme les apps que vous utilisez. Sans vous prendre la tĂȘte, promis.

Ce qu'il vous faut

  • Un tĂ©lĂ©phone Android (iOS, c'est plus compliquĂ©, Apple verrouille tout)
  • TrackerControl , l'outil d'audit qu'on va utiliser
  • 10 minutes de votre temps
  • L'option "Sources inconnues" activĂ©e dans les paramĂštres sĂ©curitĂ© d'Android (l'app n'est pas sur le Play Store...)

Étape 1 : Installer TrackerControl

TrackerControl est donc un outil open source développé par des chercheurs. La bestiole analyse le trafic réseau de chaque app pour détecter les connexions vers des serveurs de tracking.

Rendez-vous sur le GitHub du projet et téléchargez l'APK. Installez-le en autorisant temporairement les sources inconnues.

Étape 2 : Lancer l'audit

Une fois installé, TrackerControl se comporte comme un VPN local (vos données ne sortent pas de votre téléphone, rassurez-vous). Activez-le et lancez l'app que vous voulez auditer.

L'outil va alors intercepter toutes les connexions sortantes et les classer : publicité, analytics, tracking social, fingerprinting... Y'a de quoi faire le tri !

L'interface de TrackerControl - sobre mais efficace ( Source )

Étape 3 : InterprĂ©ter les rĂ©sultats

Ce qu'il faut surveiller :

  • Connexions AVANT toute action : Si l'app contacte des trackers dĂšs son lancement, avant mĂȘme que vous ayez vu un popup de consentement, c'est une violation du critĂšre "Prior consent"
  • Connexions APRÈS refus : Relancez l'app aprĂšs avoir refusĂ© le tracking. Si des connexions partent quand mĂȘme vers Google Analytics, Facebook ou autres... bingo !
  • Le nombre de domaines contactĂ©s : Une app de lampe torche qui contacte 15 serveurs diffĂ©rents, c'est suspect (oui ça existe)

Détail des trackers détectés - on voit tout ce qui sort ( Source )

Les 6 critĂšres RGPD que les apps violent

L'étude suivante a identifié six types de violations :

  • Prior : L'app collecte VOS donnĂ©es avant de vous demander votre avis
  • Informed : On vous dit pas vraiment ce qu'on fait avec vos donnĂ©es
  • Freely-given : Pas le choix, c'est "accepte ou dĂ©gage"
  • Specific : Le consentement est trop vague, genre "amĂ©liorer nos services"
  • Unambiguous : L'interface est conçue pour vous faire cliquer sur "Accepter"
  • Revocable : Vous dites non, mais ça continue quand mĂȘme (prĂšs de la moitiĂ© des apps)

C'est flippant, non ? Comme je vous l'expliquais dans mon article sur le mythe du smartphone espion , le vrai problÚme n'est pas le micro qui vous écoute... c'est ce réseau de data brokers qui aspire tout ce qu'ils peuvent.

Dépannage

Et si TrackerControl ne dĂ©tecte rien, vĂ©rifiez que le "VPN" est bien actif (icĂŽne de clĂ© dans la barre de notifications). Certaines apps dĂ©tectent les VPN et changent leur comportement, du coup relancez plusieurs fois pour ĂȘtre sĂ»r.

Pour aller plus loin dans la protection de vos données, j'ai publié également ce guide sur la suppression de vos données personnelles qui vous donnera quelques pistes.

VoilĂ , maintenant vous avez les outils pour aller Ă  la pĂȘche aux trackers. De quoi regarder vos apps d'un autre Ɠil, j'imagine !

Source

Meshtastic - Le rĂ©seau mesh radio qui fonctionne mĂȘme quand tout s'effondre source : cooptic

Vous vous souvenez de Byzantium , ce projet de réseau mesh sur Raspberry Pi pour communiquer quand tout est coupé ? Bah y'a mieux maintenant. Et ça coûte 25 balles.

Meshtastic , c'est un protocole open source qui transforme de petits modules radio LoRa en nƓuds d'un rĂ©seau maillĂ© complĂštement dĂ©centralisĂ©. Pas besoin d'internet ni de carte SIM. Et la licence radio, on s'en balec'. Ce sont juste des ondes qui rebondissent de relais en relais pour faire passer vos messages chiffrĂ©s.

Du coup, comment ça marche ?

HĂ© bien d'abord vous achetez un petit boĂźtier sur Amazon (entre 25 et 40 dollars, ou mĂȘme 10 si vous ĂȘtes patient avec la livraison depuis la Chine). Vous installez l'app sur votre smartphone, vous connectez le module en Bluetooth, et hop, vous pouvez envoyer des messages Ă  n'importe qui dans le rĂ©seau. Plus y'a de nƓuds, plus la portĂ©e augmente puisque chaque appareil relaie les communications aux autres.

Et lĂ , vous allez me dire "ouais mais c'est un gadget de survivaliste parano". Sauf que non. L'ouragan Helene qui a ravagĂ© la Caroline du Nord a prouvĂ© que c'Ă©tait loin d'ĂȘtre un dĂ©lire. Quand les antennes relais sont tombĂ©es, quand internet a disparu, les gens Ă©quipĂ©s de ces petits modules radio ont pu continuer Ă  communiquer, Ă  demander de l'aide, Ă  coordonner les secours. Bref, le genre de truc qui peut sauver des vies.

Du coup, y'a toute une communautĂ© de bricoleurs qui s'est mise Ă  fabriquer des nƓuds DIY pour mailler leur quartier. Y'en a mĂȘme qui ont transformĂ© une lampe solaire de jardin en relais autonome. Vous savez, les machins Ă  3 euros chez Action. Bah vous virez la LED, vous collez un module LoRa alimentĂ© par le petit panneau solaire, et vous avez un rĂ©pĂ©teur qui coĂ»te 30-40 dollars et qui fonctionne tout seul. Certains ont mĂȘme montĂ© des rĂ©pĂ©teurs communautaires sur des points en hauteur avec des panneaux solaires plus costauds pour environ 100 dollars.

Le T-Echo de Lilygo, un module compact avec écran e-ink ( Source )

Pour ceux qui veulent un truc plus fini, y'a Ă©galement le Lillygo T-Echo avec son Ă©cran e-ink qui affiche les messages mĂȘme en plein soleil. Et si vous voulez taper sans tĂ©lĂ©phone, le T-Deck a carrĂ©ment un petit clavier intĂ©grĂ©.

Le T-Deck avec son clavier intégré, pour les vrais ( Source )

Perso, ce qui me plaĂźt dans ce protocole, c'est qu'il remet la communication entre les mains des gens. Pas de serveur central, pas d'entreprise qui peut couper le robinet, pas de gouvernement qui peut tracer vos Ă©changes. C'est le genre d'infrastructure que les pionniers d'internet auraient adorĂ©. Un rĂ©seau qui appartient Ă  ceux qui le construisent, nƓud par nƓud.

Alors est-ce que ça va remplacer votre forfait mobile ?

Bah non mais quand la prochaine tempĂȘte aura mis Ă  terre les infrastructures de votre coin, vous serez peut-ĂȘtre content d'avoir un petit boĂźtier LoRa chargĂ© dans un tiroir.

Source

Les contrÎles parentaux sont-ils une arnaque conçue pour vous épuiser ? source : cooptic

Vous voulez protéger vos enfants sur internet ? Cool. Préparez-vous à configurer 17 paramÚtres sur la Nintendo Switch, 29 réglages différents pour Minecraft (sur un site web séparé, évidemment), et à lire 572 articles de blog pour comprendre comment fonctionne le téléphone "sécurisé" que vous venez d'acheter.

Bienvenue dans le monde merveilleux de la protection parentale.

Un développeur américain, Chris Ferdinandi, vient de publier un constat qui résume parfaitement la situation . Il raconte comment son fils s'est retrouvé ajouté à un groupe de discussion GroupMe par un parfait inconnu, sans aucune vérification. L'application avait été installée via le compte familial, donc techniquement "approuvée". Sauf que le gamin de 12 ans pouvait maintenant recevoir des messages de n'importe qui sur la planÚte.

Et là, vous vous dites "ah mais y'a forcément un paramÚtre pour ça". Oui. Quelque part bien planqué dans un sous-menu. D'une autre application évidemment, sinon, ce serait trop facile. Et c'est accessible uniquement depuis le navigateur web du téléphone de l'enfant. Ou le vÎtre. Ou les deux. Bonne chance pour le découvrir !

Et ce que dit Chris dans son article, c'est que ce n'est pas un accident de conception. C'est un choix délibéré.

La FTC américaine (l'équivalent de notre DGCCRF) a commencé à taper du poing sur la table. Par exemple, Epic Games a dû cracher 520 millions de dollars fin 2022 pour un combo COPPA + dark patterns dans Fortnite (dont 245 millions rien que pour les dark patterns).

Y'a aussi Disney qui a pris 10 millions d'amende pour violation de la vie privĂ©e des enfants. Et plusieurs États amĂ©ricains comme le Connecticut, le Montana et le Nebraska ont adoptĂ© des lois spĂ©cifiques pour interdire ces manipulations qui ciblent les mineurs. MĂȘme l'Union europĂ©enne s'y met avec le Digital Services Act qui impose de nouvelles obligations.

Mais pendant que les régulateurs jouent au chat et à la souris avec les géants de la tech, les parents sont coincés avec des systÚmes de protection de la vie privée des enfants qui ressemblent à des usines à gaz soviétiques.

Prenez l'app Temps d’Écran d'Apple. Sur le papier, c'est gĂ©nial mais en pratique, des experts en sĂ©curitĂ© et sites spĂ©cialisĂ©s ont documentĂ© au moins une demi-douzaine de mĂ©thodes de contournement bien connues. Votre gamin peut changer le fuseau horaire de l'appareil pour gagner quelques heures. Il peut utiliser Siri pour ouvrir des applications bloquĂ©es. Les widgets iMessage permettent d'accĂ©der Ă  du contenu normalement restreint. Et le grand classique : la rĂ©initialisation d'usine qui efface toutes les restrictions d'un coup.

Sans parler des navigateurs intĂ©grĂ©s dans les applications qui permettent de surfer mĂȘme quand Safari est dĂ©sactivĂ©.

YouTube Kids, c'est encore mieux puisque Google nous promet un environnement "sûr et adapté". Sauf que des chercheurs ont retrouvé des vidéos violentes, des contenus à caractÚre sexuel, et des publicités manipulatrices qui passaient à travers les filtres.

L'algorithme, conçu pour maximiser le temps d'écran (et donc les revenus publicitaires), recommande parfois du contenu problématique sous prétexte qu'il "ressemble" à ce que l'enfant aime regarder (au hasard : des nichons ^^).

Et lĂ , accrochez-vous.

Car des Ă©tudes scientifiques rĂ©centes commencent Ă  montrer que les restrictions numĂ©riques strictes peuvent ĂȘtre... contre-productives . Des recherches publiĂ©es dans des revues de psychologie ont trouvĂ© que les enfants soumis Ă  des contrĂŽles parentaux stricts dĂ©veloppaient en fait PLUS de comportements Ă  risque en ligne. Alors pourquoi Jamy ? HĂ© bien Fred, parce que le systĂšme repose sur la mĂ©fiance plutĂŽt que l'Ă©ducation. Les gamins apprennent ainsi Ă  contourner plutĂŽt qu'Ă  comprendre et le jour oĂč ils ont enfin un accĂšs libre (parce que oui, ce jour arrive forcĂ©ment), ils n'ont aucune compĂ©tence pour naviguer de maniĂšre responsable.

C'est le paradoxe ultime ! On essaie de protéger nos enfants avec des outils qui les rendent potentiellement plus vulnérables.

Je pense que le vrai problÚme aprÚs, c'est qu'on a vendu aux parents l'idée que la technologie pouvait remplacer l'éducation. "Installez cette application et dormez tranquille." Sauf que ça ne marche pas comme ça. Gabb , un fabricant de téléphones "sécurisés" pour enfants, propose des centaines d'articles de blog et un peu moins d'un millier d'applications pré-approuvées. C'est du délire ! Aucun parent n'a le temps de lire tout ça en plus de son boulot, de la gestion du quotidien et des devoirs de maths du petit dernier.

Le systÚme est donc conçu pour échouer. Ou plutÎt, il est conçu pour que vous achetiez le prochain gadget "encore plus sécurisé", le prochain abonnement premium "avec surveillance avancée", ou la prochaine application "approuvée par des experts". C'est un business model, pas une solution éducative.

Ce qui fonctionne vraiment, d'aprÚs les études ? La communication.

HĂ© oui, il faut se retrousser les manches et expliquer pourquoi certains contenus sont problĂ©matiques plutĂŽt que simplement les bloquer. Être prĂ©sent quand le gamin dĂ©couvre internet plutĂŽt que dĂ©lĂ©guer Ă  un algorithme. C'est moins sexy qu'un logiciel Ă  9,99€ par mois, mais c'est tellement plus efficace !

Bref, si vous voulez vraiment protĂ©ger vos enfants en ligne, la premiĂšre Ă©tape c'est peut-ĂȘtre d'arrĂȘter de croire que les outils de surveillance vont faire le taf Ă  votre place. Car maintenant, on le sait, ils sont conçus pour vous donner l'illusion du contrĂŽle, gĂ©nĂ©rer du fric et surtout pas pour Ă©duquer.

Et ça, aucune mise à jour logicielle ne va le changer.

Source

Extraire les meilleures photos d'une vidéo avec Video to JPG source : cooptic

Vous avez une vidĂ©o de vacances, un concert filmĂ© Ă  l'arrache, une sĂ©quence oĂč votre chat fait un truc improbable, voire une sextape de vus avec la mĂšre de Jean-Pierre de la compta, et vous voulez en extraire LA photo parfaite ! Sauf qu'avec les captures manuelles, on tombe souvent sur des frames avec du flou de mouvement ou un mauvais cadrage.

Heureusement, Video to JPG propose une approche plutÎt cool pour sélectionner les meilleures.

L'outil tourne direct dans le navigateur, sans rien installer et le traitement se fait entiĂšrement cĂŽtĂ© client via FFmpeg en WebAssembly, donc en thĂ©orie vos fichiers restent sur votre machine. Je dis en thĂ©orie parce qu'on n'a pas les sources de ce site. La liste des formats supportĂ©s est large : MP4, MOV, AVI, MKV, WebM, FLV, et mĂȘme le H.265/HEVC selon les dĂ©veloppeurs.

Le truc intéressant, c'est leur fonction "Smart Clarity Detection" qui analyse les frames pour repérer celles qui sont nettes. Parce que bon, extraire une image toutes les 2 secondes c'est facile, mais choper pile les frames sans flou de mouvement, c'est une autre paire de manches.

CĂŽtĂ© sortie, l'outil propose du JPG, PNG ou WebP avec un rĂ©glage de compression. Vous pouvez prĂ©visualiser chaque image avant de la tĂ©lĂ©charger, et si vous en voulez plusieurs, tout part dans un ZIP. Y'a mĂȘme un systĂšme de prĂ©fixes pour nommer vos fichiers.

Pour l'utiliser, suffit de glisser votre vidéo dans la zone prévue à cet effet, vous choisissez la fréquence d'extraction ou vous laissez l'outil détecter les meilleures frames, vous prévisualisez, et vous téléchargez. Le site annonce une limite autour de 2 Go, mais attention, avec du 4K ça peut ramer sévÚre voire planter si votre navigateur manque de RAM.

Et bien sûr, c'est gratuit et sans inscription.

A mettre dans vos bookmarks pour la prochaine fois !

Scriberr - La transcription IA qui reste chez vous source : cooptic

Vous avez dĂ©jĂ  fait transcrire une interview ou un podcast par un service en ligne ? Vous savez, ces trucs qui vous demandent de crĂ©er un compte, de filer votre carte bleue, et d'accepter que vos fichiers audio soient envoyĂ©s sur des serveurs quelque part dans le cloud amĂ©ricain pour ĂȘtre analysĂ©s par des IA qu'on ne connaĂźt pas. Le tout pour 100 balles par an si vous avez de la chance, et beaucoup plus si vous dĂ©passez le quota ridicule de 20 heures par mois...

Hé bien y'a une alternative qui va vous plaire : Scriberr ! C'est une app de transcription audio complÚtement open source et surtout, qui tourne 100% en local sur votre machine. Pas de cloud, pas de données qui se baladent, pas d'abonnement mais juste vous, avec votre serveur (ou votre laptop si vous avez un GPU correct), et vos fichiers audio qui restent bien au chaud chez vous.

Scriberr utilise des modÚles de reconnaissance vocale de pointe comme NVIDIA Parakeet, Canary ou les fameux modÚles Whisper. Du coup la qualité de transcription est vraiment au niveau des services payants, voire meilleure sur certains accents ou langues moins courantes. Et cerise sur le gùteau, vous avez l'alignement temporel au niveau du mot, ce qui veut dire que vous pouvez savoir exactement à quelle seconde chaque mot a été prononcé.

Mais le truc qui m'a vraiment tapĂ© dans l’Ɠil avec cet outil, c'est la dĂ©tection automatique des locuteurs. Vous savez, cette fonctionnalitĂ© qu'on appelle "diarization" dans le jargon et qui permet d'identifier qui dit quoi dans une conversation. Comme ça, fini les transcriptions oĂč tout le monde parle mais on ne sait pas qui c'est. LĂ , Scriberr vous dĂ©coupe tout proprement avec des Ă©tiquettes pour chaque intervenant.

Et comme si ça suffisait pas, y'a aussi l'intégration avec Ollama ou n'importe quelle API compatible OpenAI. Du coup vous pouvez non seulement transcrire vos enregistrements, mais aussi leur poser des questions, générer des résumés, ou carrément avoir une conversation avec le contenu de vos transcriptions. Genre vous demandez "c'est quoi les points clés de cette réunion ?" et hop, l'IA vous fait un résumé. Pratique pour les feignasses comme moi qui détestent se retaper 2 heures de réunion pour retrouver une info.

CĂŽtĂ© installation, c'est du Docker classique ou alors Homebrew si vous ĂȘtes sur Mac. Un petit

`brew tap rishikanthc/scriberr && brew install scriberr`

et c'est parti mon kiki. Pour Docker, y'a des images pour CPU et GPU (CUDA), et ça supporte toutes les générations de cartes NVIDIA depuis les GTX 1000 jusqu'aux RTX 50 series toutes récentes.

Le premier lancement peut prendre quelques minutes parce que ça tĂ©lĂ©charge les modĂšles de reconnaissance vocale, mais une fois que c'est fait, les relances suivantes sont quasi instantanĂ©es. Y'a mĂȘme un Folder Watcher qui surveille un dossier et transcrit automatiquement tout ce qui arrive dedans, parfait si vous voulez brancher ça sur un workflow automatisĂ© avec n8n ou autre.

Bref, si vous ĂȘtes podcaster, journaliste, chercheur, ou juste quelqu'un qui a rĂ©guliĂšrement besoin de transcrire des trucs sans vouloir filer ses donnĂ©es Ă  Google ou payer un abonnement, Scriberr c'est exactement ce qu'il vous faut. C'est du self-hosting comme on l'aime, c'est Ă  dire open source, respectueux de la vie privĂ©e, et qui fait le taf sans chichi.

Merci Ă  Letsar pour le partage !

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Text Behind Image - L'effet design qui cartonne sur Insta, sans ouvrir Photoshop source : cooptic

Vous voyez ces photos stylĂ©es sur Instagram oĂč le texte semble passer derriĂšre la personne, comme si le gros "FASHION" ou "WORKOUT" Ă©tait vraiment dans la scĂšne ? C'est l'effet "text behind image" et c'est clairement le truc graphique qui fait super pro en ce moment.

Le problĂšme c'est que pour obtenir ce rendu, faut normalement se taper Photoshop, maĂźtriser les calques, le dĂ©tourage, les masques... Bref, perdre une demi-heure sur un truc qui devrait prendre 30 secondes. Et comme vous ĂȘtes des gens occupĂ©s (contrairement Ă  moi qui passe ma vie Ă  tester des outils), voici la solution.

C'est un site gratuit qui rĂšgle tout ça et qui s'appelle Text Behind Image . Vous uploadez votre photo (jusqu'Ă  10 Mo), l'IA dĂ©tecte automatiquement le sujet (une personne, un objet, peu importe), vous tapez votre texte, et le site se dĂ©brouille pour le placer pile poil derriĂšre. Ça prend quelques secondes de traitement, pas besoin de dĂ©tourer quoi que ce soit vous-mĂȘmes.

L'interface propose pas mal d'options de personnalisation... Vous pouvez choisir la police, jouer avec la taille, la couleur, l'opacité, la rotation, ajouter des contours... Et surtout, vous voyez le résultat en temps réel, donc vous pouvez repositionner le texte en glisser-déposer jusqu'à ce que ça rende nickel.

Et le top du top, c'est que c'est gratuit, sans limite, sans inscription, et vous tĂ©lĂ©chargez votre image en haute rĂ©solution sans filigrane. J'ai vĂ©rifiĂ© et y'a mĂȘme pas de petit "Made with..." planquĂ© dans un coin. C'est assez rare pour un outil en ligne de ce genre alors je tiens Ă  vous le signaler !

Bon aprÚs si votre photo est ultra complexe avec 36 personnes et des éléments qui se chevauchent, l'IA va potentiellement galérer à détourer correctement, mais pour une photo classique avec un sujet bien visible sur un fond pas trop chargé, ça marche vraiment bien.

Bref, si vous faites du contenu pour les rĂ©seaux, des miniatures YouTube, ou mĂȘme juste des visuels fun pour votre pote qui fait de la muscu, c'est le genre d'outil Ă  bookmarker direct. En 30 secondes vous aurez un rendu qui vous aurait pris 20 minutes sur Photoshop.

FUTO Voice Input - L'appli de dictée vocale qui garde tout sur votre téléphone source : cooptic

Je sais pas vous, mais moi dÚs que j'ai un truc à écrire sur mon smartphone, je le dicte. Et que je sois sous Android ou soit iOS, je sais trÚs bien que chaque mot que je prononce part directement sur les serveurs de Google ou Apple. Pourquoi j'ai trouvé FUTO Voice Input , intéressant parce que lui, garde tout sur votre téléphone...

C'est une appli Android qui utilise le modÚle Whisper d'OpenAI pour faire de la reconnaissance vocale vraiment précise et ça tourne nickel sur un smartphone moderne. Trois tailles de modÚle sont dispo : tiny, base, et small. La base suffira dans 90% des cas, mais vous pouvez basculer sur la small qui est un peu plus grosse, si vous avez un accent à couper au couteau ou si vous parlez dans le métro.

FUTO Voice Input supporte également 16 langues dont le français, l'anglais, l'allemand, l'espagnol, le japonais et plein d'autres et l'appli s'intÚgre directement comme clavier de saisie vocale Android, du coup elle fonctionne avec n'importe quelle application. Vous pouvez donc l'utiliser avec des claviers comme AnySoftKeyboard ou Unexpected Keyboard . Par contre, oubliez Gboard ou le clavier Samsung qui ont leur propre systÚme verrouillé.

Le projet vient de FUTO, une organisation fondée par Eron Wolf (ex-investisseur de WhatsApp) et Louis Rossmann, le YouTubeur américain connu pour son combat pour le droit à la réparation, y bosse comme directeur de la com. Donc niveau éthique, je pense que c'est OK.

L'appli est dispo sur le Play Store, sur F-Droid, ou en APK direct d'environ 70 Mo. Y'a une version gratuite et une version payante sous forme de licence unique (pas d'abonnement, ouf) et le code source est ouvert et disponible sur GitLab.

Voilà, si vous en avez marre que vos paroles soient analysées par des serveurs à l'autre bout de la planÚte, FUTO Voice Input c'est une trÚs bonne option !

Merci Ă  PARADOXE_ pour l'info !

Mole - L'outil CLI qui remplace CleanMyMac et toute la clique source : cooptic

Vous en avez marre de payer des licences pour des apps de nettoyage macOS qui font grosso modo la mĂȘme chose ? CleanMyMac, AppCleaner, DaisyDisk, Sensei, iStat Menus... C'est pas les options qui manquent, mais le portefeuille finit par tirer la gueule, du coup, quand je suis tombĂ© sur Mole, je me suis dit que j'allais vous en parler.

Mole c'est un outil en ligne de commande (donc ça fait peuuuuur, ahaha mais c'est cool vous allez voir) qui regroupe toutes ces fonctionnalités dans un seul binaire. C'est open source, sous licence MIT, et ça pÚse que dalle et en gros, l'idée c'est de taper la commande "mo" suivi d'un paramÚtre et hop, ça fait le taf.

mo # Interactive menu
mo clean # Deep cleanup
mo uninstall # Remove apps + leftovers
mo optimize # Refresh caches & services
mo analyze # Visual disk explorer
mo status # Live system health dashboard
mo purge # Clean project build artifacts

mo touchid # Configure Touch ID for sudo
mo update # Update Mole
mo remove # Remove Mole from system
mo --help # Show help
mo --version # Show installed version

mo clean --dry-run # Preview cleanup plan
mo clean --whitelist # Adjust protected caches
mo uninstall --force-rescan # Rescan apps and refresh cache
mo optimize --whitelist # Adjust protected optimization items

Par exemple, pour le nettoyage en profondeur, c'est mo clean. L'outil va scanner vos caches systĂšme, les logs, les donnĂ©es des navigateurs, et tout le bordel qui s'accumule avec le temps. Dans les exemples donnĂ©s par le dĂ©veloppeur, il parle de rĂ©cupĂ©rer jusqu'Ă  95 Go d'espace disque. Évidemment ça dĂ©pend de votre usage, mais ça donne une idĂ©e du potentiel.

Pour désinstaller proprement une app, mo uninstall fera le job. Et contrairement à la méthode du glisser-déposer dans la corbeille qui laisse traßner des fichiers de préférences partout, Mole traque tous les fichiers associés à l'application et les vire ensemble, comme ce que fait AppCleaner...

CÎté monitoring systÚme, mo status vous affiche un dashboard temps réel avec CPU, RAM, réseau, et métriques de santé. Un peu comme iStat Menus mais directement dans votre terminal. Et avec mo analyze, vous avez un explorateur visuel de l'espace disque avec des barres de progression ASCII. TrÚs DaisyDisk vibes. Et mo analyze c'est pareil mais pour l'espace disque...

La commande mo optimize va rafraßchir les caches systÚme et relancer certains services pour remettre de l'ordre. Et pour les devs, mo purge est une tuerie : ça nettoie les dossiers de build de vos projets (node_modules, target, build...) qui peuvent facilement bouffer des dizaines de gigas si vous bossez sur plusieurs projets.

Petit bonus sympa, mo touchid permet de configurer Touch ID avec sudo, ce qui vous évitera de taper votre mot de passe admin 15 fois par jour.

Voilà... Maintenant si ça vous chauffe, l'installation se fait soit via Homebrew avec brew install tw93/tap/mole, soit via curl directement. Le projet est écrit en Shell et Go, ce qui explique qu'il soit aussi léger et rapide. Seul bémol relevé par le développeur, évitez iTerm2 qui a des soucis de compatibilité. Alacritty , Kitty , WezTerm ou Ghostty par contre fonctionnent nickel.

L'outil supporte aussi les options classiques genre --dry-run pour prévisualiser les changements sans rien supprimer, --whitelist pour protéger certains éléments, et --debug pour les curieux et la navigation se fait avec les flÚches ou en mode Vim (hjkl) pour les puristes.

Bref, si vous ĂȘtes Ă  l'aise avec le terminal et que vous en avez marre de multiplier les apps payantes pour faire des trucs basiques, Mole mĂ©rite un petit test !

ConvertX - Le convertisseur de fichiers auto-hébérgé qui gÚre plus de 1000 formats source : cooptic

Vous en ĂȘtes encore Ă  utiliser des sites tout pourris de conversion en ligne qui vous bombardent de pubs et qui font on ne sait quoi avec vos fichiers ?

Bouuuuh ! Allez, on va jeter un oeil à cette alternative auto-hébergeable qui s'appelle ConvertX et qui supporte plus de 1000 formats différents !!

Vous l'hébergez chez vous via Docker et vous avez accÚs à une interface web propre pour convertir à peu prÚs tout ce qui existe. Images, vidéos, audio, documents, ebooks, modÚles 3D... Le truc gÚre vraiment un paquet de formats différents.

En back, ConvertX utilise ImageMagick pour les images, FFmpeg pour le multimedia, et une tripotée d'autres outils (Pandoc, LibreOffice, Calibre, Inkscape...) pour gérer le reste. Au total, ça donne plus de 1000 combinaisons possibles entre formats d'entrée et de sortie.

Pour l'installer, c'est hyper fastoche, vous lancez :

docker run -p 3000:3000 -v ./data:/app/data ghcr.io/c4illin/convertx

et vous avez l'interface accessible sur localhost:3000. Vous pouvez aussi passer par Docker Compose si vous préférez avoir un truc plus propre à maintenir.

Y'a aussi pas mal d'options pratiques. Vous pouvez par exemple convertir plusieurs fichiers en mĂȘme temps (batch processing), protĂ©ger l'accĂšs par mot de passe, gĂ©rer plusieurs comptes utilisateurs, et garder un historique de vos conversions. Y'a aussi un mode sans authentification si vous voulez l'utiliser juste pour vous sur votre rĂ©seau local.

CĂŽtĂ© config, vous pouvez rĂ©gler pas mal de trucs via les variables d'environnement, notamment la durĂ©e de rĂ©tention des fichiers (par dĂ©faut 24h avant suppression auto), le nombre de conversions simultanĂ©es autorisĂ©es, ou encore dĂ©sactiver HTTPS si vous ĂȘtes en local.

Ce projet est développé en TypeScript avec Bun comme runtime et Elysia comme framework web. C'est sous licence AGPL-3.0, donc si vous modifiez le code et que vous l'utilisez en production, faudra publier vos modifs. Mais pour un usage perso, ça change rien.

Bref, si vous en avez marre de filer vos fichiers à des services louches pour les convertir, testez ConvertX , ça permet de garder le contrÎle !

Merci à Letsar pour la découverte !

RSSHub - L'outil qui transforme n'importe quel site en flux RSS source : cooptic

J’sais pas si vous vous souvenez, mais le RSS c’était LA rĂ©volution du web dans les annĂ©es 2000 et moi, je suis toujours un fan absolu de ce format ! Alors pendant que tout le monde se laisse gaver le cervelet par les algos de Twitter, Facebook et compagnie, moi je continue de suivre mes sources d’info prĂ©fĂ©rĂ©es via RSS. Et je suis Ă©galement l’un des derniers mĂ©dias tech / blogs tech grand public Ă  proposer un flux RSS complet avec tout dedans et pas un truc tronquĂ© avec juste le titre et deux lignes pour vous forcer Ă  cliquer.

Ceux qui me suivent encore via le flux RSS, vous ĂȘtes mes gars et filles sĂ»r(e)s !

Mon problĂšme vous l’aurez compris, c’est que la plupart des sites web ont abandonnĂ© leur flux RSS sans oublier que Twitter, Instagram, YouTube, TikTok
 aucun de ces services ne propose de flux natif.

Heureusement, pour les furieux comme vous et moi, y’a RSSHub , un projet open source qui permet de gĂ©nĂ©rer des flux RSS pour Ă  peu prĂšs n’importe quel site web.

RSSHub peut s’auto-hĂ©berger et permet de scraper les sites qui n’offrent pas de RSS pour ensuite gĂ©nĂ©rer des flux Ă  la volĂ©e. Le projet supporte des centaines de sources diffĂ©rentes telles que YouTube, Twitter, Instagram, Telegram, Spotify, TikTok, Bilibili (vous connaissiez ?), et des tonnes d’autres plateformes chinoises et occidentales. En gros, si un site existe, y’a probablement une route RSSHub pour lui.

Pour l’utiliser, vous avez donc deux options. Soit vous utilisez une des instances publiques listĂ©es ici , soit vous dĂ©ployez votre propre instance via Docker . La deuxiĂšme option est recommandĂ©e si vous voulez Ă©viter les limitations de dĂ©bit des instances publiques et garder vos abonnements privĂ©s, Ă©videmment.

Et pour faciliter la dĂ©couverte des flux disponibles, le mĂȘme dĂ©veloppeur (DIYgod) a créé RSSHub-Radar , une extension navigateur disponible pour Chrome, Firefox, Edge et Safari. Comme ça, quand vous visitez un site, elle vous montre automatiquement tous les flux RSS disponibles, qu’ils soient natifs ou gĂ©nĂ©rĂ©s par RSSHub. Super pratique donc pour ne plus jamais rater un flux cachĂ©.

D’ailleurs, en parlant de RSS, c’est impossible pour moi de ne pas mentionner Aaron Swartz , ce gĂ©nie qui a contribuĂ© Ă  crĂ©er le format RSS 1.0 alors qu’il n’avait que 14 ans en 2000. Ce mec a aussi co-fondĂ© Reddit, co-créé Markdown (le format que vous utilisez sur GitHub, Discord et partout ailleurs), travaillĂ© sur Creative Commons, et dĂ©veloppĂ© SecureDrop pour protĂ©ger les lanceurs d’alerte.

Sa vision d’un web ouvert et accessible Ă  tous reste plus pertinente que jamais. Malheureusement, il nous a quittĂ©s en 2013 Ă  seulement 26 ans, harcelĂ© par la justice amĂ©ricaine pour avoir voulu libĂ©rer des articles scientifiques. Une perte immense pour le web libre.

Bref, RSSHub c’est le truc Ă  installer si vous voulez arrĂȘter de vous faire gaver par les algos. Pour moi, le RSS c’est encore aujourd’hui la meilleure façon de rester maĂźtre de sa veille et je trouve ça vraiment dommage que les gens aient “oubliĂ©â€ Ă  quel point c’était gĂ©nial


ALTCHA - Le CAPTCHA qui ne file pas vos données à Google source : cooptic

Vous savez ce qui est marrant avec reCAPTCHA ? C’est que pendant des annĂ©es, on nous a fait dĂ©chiffrer des plaques d’immatriculation floues, cliquer sur des feux tricolores bizarres, et identifier des vĂ©los volĂ©s dans des images pixelisĂ©es, tout ça pour prouver qu’on Ă©tait pas un robot. Alors qu’en fait, on entrainait gratos les IA de Google Ă  reconnaitre ce genre de choses
 Du coup, faudrait savoir s’en passer maintenant.

Et ça tombe bien puisqu’il existe une alternative qui change le game : ALTCHA . C’est un systĂšme de protection anti-spam et anti-bot open source qui utilise le Proof-of-Work Ă  la place des puzzles visuels. Comme ça, au lieu de faire bosser votre cerveau ramolli pour Google, c’est votre processeur qui fait le boulot, tout ça en local, depuis chez vous, sans envoyer le moindre octet de donnĂ©e Ă  Mountain View.

En gros, quand vous validez un formulaire, votre navigateur rĂ©sout un petit calcul cryptographique. Pour un humain avec un ordinateur normal, c’est transparent et instantanĂ© mais pour un bot qui essaie de spammer 1000 formulaires par seconde, ça devient trĂšs vite coĂ»teux en ressources. Et le plus beau c’est qu’il n’y a pas besoin de serveurs externes, pas de tracking, pas de cookies, pas de fingerprinting puisque tout se passe en local.

En plus, ALTCHA pĂšse 30 KB une fois compressĂ© alors que reCAPTCHA c’est 300 KB
 Vous vous demandez pourquoi reCAPTCHA est si gros en vrai ? HĂ© bien c’est parce qu’il est composĂ© d’un tas de scripts de tracking, de fingerprinting, d’analyse comportementale et j’en passe


ALTCHA est sous licence MIT , donc vraiment libre et ça fonctionne avec tous les navigateurs modernes (Chrome 67+, Firefox 63+, Safari 11+), avec plus de 50 langues dispo et niveau conformitĂ©, c’est carrĂ© sa Cnil : GDPR, WCAG 2.2 AA, HIPAA, CCPA
etc.

ALTCHA dĂ©tecte aussi les headless browsers (les navigateurs sans interface graphique utilisĂ©s pour automatiser), les scripts automatisĂ©s, et mĂȘme les bots qui utilisent du machine learning. Le systĂšme analyse le contenu et le contexte utilisateur pour adapter le niveau de protection et vous pouvez le dĂ©ployer partout sans problĂšme : AWS, Azure, Kubernetes, Docker, ou juste sur votre serveur web classique. Il y a mĂȘme un plugin WordPress si vous voulez pas vous embĂȘter avec du code.

En plus, comme c’est Ă  100% auto-hĂ©bergĂ©, vous ne dĂ©pendez d’aucun service externe. Alors que quand reCAPTCHA tombe en panne (spoiler : ça arrive rĂ©guliĂšrement), votre site est pĂ©tĂ©.

Bref, si vous en avez marre de faire bosser les visiteurs de votre site gratos pour Google qui en profite pour les tracker, jetez un Ɠil Ă  ALTCHA . Pour une fois que l’Europe arrĂȘte de mendier ses outils de sĂ©curitĂ© auprĂšs des gĂ©ants amĂ©ricains et qu’en plus c’est meilleur, ce serait dommage de s’en priver.

Spiral Betty transforme vos photos en spirales hypnotiques source : cooptic

Vous connaissez ces dessins oĂč une seule ligne continue forme un visage ou un portrait ? HĂ© bien c’est exactement ce que fait Spiral Betty , un petit outil en ligne gratuit qui convertit n’importe quelle photo en spirale artistique.

Vous uploadez une image, vous la cadrez dans un cercle, et l’outil gĂ©nĂšre une spirale unique dont l’épaisseur varie pour reproduire les contrastes de votre photo. Ça fait donc une seule ligne qui part du centre et s’enroule jusqu’au bord, avec des variations d’épaisseur qui font apparaĂźtre votre image comme par magie.

L’idĂ©e est en fait inspirĂ©e d’une technique du 17Ăšme siĂšcle quand Claude Mellan , un peintre et graveur français, avait créé une Ɠuvre cĂ©lĂšbre appelĂ©e “ Sudarium of Saint Veronica ” reprĂ©sentant le visage du Christ avec une seule ligne en spirale partant de la pointe du nez. Spiral Betty dĂ©mocratise donc cette technique et vous permet de faire pareil avec la tĂȘte de votre chat, votre tronche ou celle de belle-maman.

Pour que ça rende bien, faut quand mĂȘme respecter quelques rĂšgles. L’image doit ĂȘtre simple avec un bon contraste, pas trop de dĂ©tails fins, et idĂ©alement un gros plan de visage (humain ou animal) qui rentre bien dans un cercle. Si vous balancez une photo de groupe ou un paysage chargĂ©, le rĂ©sultat sera illisible.

Une fois votre spirale gĂ©nĂ©rĂ©e, vous pouvez ajuster le nombre d’anneaux avec un curseur. Plus y’a de spirales, plus y’a de dĂ©tails
 mais aussi plus c’est fin Ă  dĂ©couper si vous voulez en faire quelque chose de physique. D’ailleurs, pas mal de gens utilisent ça avec des machines de dĂ©coupe type Cricut pour faire des stickers en vinyle ou des dĂ©corations.

Et justement, ça ouvre des possibilitĂ©s sympas niveau DIY car on peut imaginer dĂ©couper ça au laser, l’imprimer en 3D en relief, en faire des dessous de verre, des cadres dĂ©co
etc. Le format SVG que gĂ©nĂšre l’outil se prĂȘte bien Ă  ce genre de bidouilles.

VoilĂ , le site est gratuit et y’a aussi des apps mobiles si vous prĂ©fĂ©rez faire ça sur votre tĂ©lĂ©phone.

Merci à Bot_0x pour l’info !

AltSendme - Pour transférer vos fichiers en P2P source : cooptic

Marre de passer par WeTransfer ou Google Drive pour envoyer un fichier Ă  quelqu’un ? Bah ouais, faut se crĂ©er des comptes, attendre que ça upload sur un serveur tiers, et puis est ce que vous savez ce qu’ils font rĂ©ellement de vos donnĂ©es ?

Ça tombe bien alors car AltSendme est fait pour vous ! C’est un fork

C’est une application desktop open source (sous licence AGPL-3.0) qui permet d’envoyer des fichiers directement d’un ordi Ă  un autre en peer-to-peer. Pas de serveur intermĂ©diaire, pas de stockage cloud, pas de compte Ă  avoir, vous dĂ©posez simple votre fichier sur l’app et celle-ci gĂ©nĂšre un code de partage (un “ticket”) que vous devez ensuite envoyer Ă  votre destinataire par le moyen de votre choix (mail, SMS, chat, pigeon voyageur
), et le transfert se fait en direct !

Le truc cool avec AltSendme c’est que ça utilise, tout comme SendMe , la techno Iroh pour le networking P2P avec du QUIC + TLS 1.3 pour le chiffrement. Donc vos fichiers sont chiffrĂ©s de bout en bout et ne transitent jamais par un serveur tiers. Et si la connexion directe entre les deux machines n’est pas possible (becoz du NAT un peu capricieux), l’app fait du hole punching automatique et peut basculer sur un relais chiffrĂ© en fallback.

CĂŽtĂ© performances, ça peut monter jusqu’à 4 Gbps en thĂ©orie ce qui est pas mal pour du P2P. Et si votre connexion saute en plein transfert, pas de panique les amis puisque les tĂ©lĂ©chargements peuvent reprendre lĂ  oĂč ils en Ă©taient.

L’application est dispo sur Windows, macOS et Linux et le code est sur GitHub . Y’a mĂȘme une interopĂ©rabilitĂ© possible avec l’outil CLI sendme pour ceux qui prĂ©fĂšrent le terminal. Notez aussi que le dev accepte les dons via Buy Me a Coffee ou GitHub Sponsors si vous voulez soutenir le projet.

Bref, si vous cherchez une alternative Ă  WeTransfer qui respecte votre vie privĂ©e et qui ne fait pas transiter vos fichiers par des vilains serveurs d’amĂ©ricains, AltSendme vaut le dĂ©tour !

Merci à Lorenper pour la découverte !

Tiny SVG - Compressez vos SVG sans rien uploader source : cooptic

Vous avez des SVG qui pĂšsent trop lourd pour votre site web ?

C’est pas graaaave, parce qu’il y a Tiny SVG est un outil en ligne qui compresse vos fichiers vectoriels directement depuis votre navigateur comme ça, pas besoin d’uploader vos Ɠuvres sur un serveur externe puisque vos fichiers ne quittent jamais votre machine.

L’outil utilise SVGO en arriĂšre-plan avec plus de 40 plugins configurables. Vous pouvez ainsi activer ou dĂ©sactiver chaque optimisation selon vos besoins : Suppression des mĂ©tadonnĂ©es inutiles, fusion des paths, simplification des transformations, et plein d’autres trucs. Le tout avec une prĂ©visualisation en temps rĂ©el qui montre le SVG avant et aprĂšs compression.

J’ai testĂ© sur mon logo mais comme il est dĂ©jĂ  super optimisĂ©, ça ne m’a fait gagnĂ© que -0,5 % mais les rĂ©sultats sont plutĂŽt impressionnants car sur certains fichiers, Tiny SVG peut rĂ©duire la taille jusqu’à 70%. Ça dĂ©pend Ă©videmment de la complexitĂ© du SVG d’origine et des optimisations que vous activez, mais globalement c’est trĂšs efficace.

Et y’a pas que la compression puisque Tiny SVG gĂ©nĂšre aussi du code prĂȘt Ă  l’emploi pour vos frameworks prĂ©fĂ©rĂ©s. Vous pouvez ainsi exporter votre SVG optimisĂ© en composant React (JSX ou TSX), Vue, Svelte, React Native ou mĂȘme Flutter. Trop pratique pour ne plus avoir besoin de convertir manuellement vos icĂŽnes en composants.

Y’a aussi des fonctionnalitĂ©s de transformation telles que la rotation, flip horizontal et vertical, redimensionnement
etc et vous pouvez exporter en Data URI dans plusieurs formats, et Ă©galement gĂ©nĂ©rer des PNG ou JPEG avec les dimensions de votre choix. Le diff viewer intĂ©grĂ© permet aussi de comparer le code SVG avant et aprĂšs optimisation pour voir exactement ce qui a changĂ©.

CĂŽtĂ© technique, c’est une Progressive Web App qui fonctionne mĂȘme hors ligne et le traitement se fait via Web Workers pour ne pas bloquer l’interface. Le projet est dĂ©veloppĂ© par hehehai, distribuĂ© sous licence MIT, et le code source est sur GitHub donc vous pouvez l’hĂ©berger vous-mĂȘme sur Vercel, Netlify ou Docker si vous prĂ©fĂ©rez avoir votre propre instance.

A tester ici : Tiny SVG !

ScribeOCR - Corrigez vos erreurs d'OCR directement dans le navigateur (en local) source : cooptic

Y’a plein d’images et de scans en PDF sur le net ou sur votre disque dur, qui sont difficilement exploitable / indexables parce que la reconnaissance de caractĂšres n’a pas bien fonctionnĂ©. L’OCR automatique a par exemple transformĂ© un mot-clĂ© en charabia et c’est illisible. Du coup, ce passage est perdu dans les limbes et impossible de le retrouver avec une simple recherche textuelle. C’est moche.

Faut dire que le problĂšme est rĂ©el car quand on numĂ©rise des millions de livres avec un OCR Ă  90% de prĂ©cision, ça a l’air gĂ©nial, sauf que les 10% d’erreurs ne sont pas alĂ©atoires. C’est toujours les mĂȘmes confusions qui reviennent : “A” qui devient “H”, “C” qui devient “G”, “22” qui se transforme en “55”. Et pour les documents historiques avec des polices anciennes, c’est encore pire.

Heureusement, il existe un outil gratuit et open source qui tourne dans votre navigateur et qui va vous permettre de corriger ces milliers d’erreurs OCR sans envoyer vos docs sur les serveurs de Google, Microsoft ou je ne sais quoi d’autre. Cela s’appelle ScribeOCR et vous allez l’adorer !

Pourquoi ? HĂ© bien parce que c’est un Ă©diteur d’OCR open-source qui tourne Ă  100% dans votre navigateur, donc aucune donnĂ©e n’est envoyĂ©e sur le net et parce qu’il est capable de corriger toutes les erreurs efficacement ! L’interface affiche le texte OCRisĂ© par-dessus l’image source, comme ça, vous voyez immĂ©diatement oĂč sont les problĂšmes et vous corrigez tout ça en sĂ©rie.

Et surtout ScribeOCR gĂ©nĂšre une police custom pour chaque document. Ça vous laisse garder l’apparence originale du doc, tout en ayant un texte parfaitement indexable pour des recherches par exemple. Vous obtenez ainsi un PDF qui ressemble au document d’origine mais oĂč chaque mot est cliquable et cherchable. Bref, c’est super pratique si vous numĂ©risez des archives ou des vieux bouquins.

L’outil supporte plusieurs moteurs OCR dont Tesseract LSTM et Legacy et vous pouvez ajuster les paramĂštres de reconnaissance selon le type de document : vitesse, qualitĂ©, langue
etc. Y’a mĂȘme des options avancĂ©es pour le debug et l’optimisation des polices.

L’outil permet donc de crĂ©er des PDF recherchables Ă  partir de scans (c’est le cas classique) mais Ă©galement de corriger des donnĂ©es OCR existantes, y compris les fichiers HOCR de Tesseract. Et pour numĂ©riser complĂštement des documents ou livres anciens, l’interface de correction vous aidera Ă  faire de l’excellent travail !

Le projet est open-source (licence AGPL-3.0) , ce qui veut dire que vous pouvez l’auto-hĂ©berger si vous voulez. Ainsi, pour l’installer en local, c’est trĂšs simple :

git clone --recursive https://github.com/scribeocr/scribeocr.git
cd scribeocr
npm i
npx http-server

Mais si vous voulez juste tester, y’a une dĂ©mo sur scribeocr.com . Vous uploadez votre fichier, vous choisissez votre langue et votre moteur OCR, et hop c’est parti mon kiki.

Et pour les sorties, vous avez le choix : PDF, DOCX, HTML et d’autres formats. Vous pouvez mĂȘme ajuster les paramĂštres d’export selon vos besoins. Auto-rotation, optimisation de police, tout est configurable !

Bref, au final ScribeOCR répare ces angles morts bien relou de la numérisation massive de documents sans que vous ayez à sacrifier votre vie privée !

Et ça c’est cool !

Quand le hasard fait mieux les choses ! source : cooptic

En 1971, un psychiatre amĂ©ricain a Ă©crit un roman culte sur un mec qui prenait toutes ses dĂ©cisions en lançant un dé  CarriĂšre, mariage, dĂ©mĂ©nagement, tout passait par les six faces du hasard. La BBC l’a classĂ© parmi les 50 livres les plus influents du 20e siĂšcle et en 45 ans, il a vendu plus de 2 millions d’exemplaires. Ce livre c’est L’Homme-DĂ© (lien affiliĂ©) ou en anglais, The Dice Man de Luke Rhinehart et il a fait des petits car aujourd’hui, des tas de gens ont adoptĂ© le “dice living”. Moi j’ai dĂ©couvert ça y’a quelques annĂ©es grĂące notamment Ă  ce documentaire sur M6 diffusĂ© dans l’émission 66 Minutes oĂč on voyait des français appliquer ce genre de principes Ă  leur vie quotidienne.

Alors Ă©videmment, vivre 100% en suivant l’ordre d’un dĂ©, ça finit rarement bien. Le roman de Rhinehart explore autant cette libertĂ© enivrante que les consĂ©quences destructrices de ce mode de vie mais vous savez j’aime le concret alors j’ai cherchĂ© ce que la science pouvait dire lĂ  dessus. Et j’ai trouvĂ© des chercheurs de l’UniversitĂ© de Chicago qui se sont posĂ©s la bonne question : Est-ce que le hasard rend vraiment plus heureux ?

Ces derniers ont fait une Ă©tude avec des milliers de gens qui devaient prendre une dĂ©cision majeure via pile ou face, puis suivre ou pas le rĂ©sultat. Et la conclusion, c’est que ceux qui ont fait un changement majeur dĂ©cidĂ© par le hasard Ă©taient significativement plus heureux que ceux qui sont restĂ©s bloquĂ© dans un statu quo.

En fait, le rĂ©sultat de la piĂšce ou du dĂ©, on s’en fout au final. Ce qui compte vraiment, c’est surtout votre rĂ©action qui suit. Si vous ĂȘtes déçu que ça tombe sur “pile”, vous savez instantanĂ©ment ce que vous vouliez vraiment. Le hasard devient un rĂ©vĂ©lateur de vos prĂ©fĂ©rences cachĂ©es, et pas un dĂ©cideur.

Le psychologue Albert Bandura, une figure majeure de la psychologie cognitive, a mĂȘme admis que toute sa carriĂšre avait Ă©tĂ© façonnĂ©e par le hasard. Le choix d’un cours dĂ©cidĂ© par un horaire alĂ©atoire, la rencontre de sa femme sur un parcours de golf par pur accident
etc. Le hasard a construit sa vie sans qu’il ait besoin de lancer le moindre dĂ©.

Vivre selon le hasard, ça pose un problĂšme pratique. Il faut lancer un dĂ© 50 fois par jour pour savoir quel cafĂ© commander, quelle sĂ©rie regarder, quel dessert choisir
etc
 c’est Ă©puisant. Et ridicule socialement, il faut bien le dire.

C’est pourquoi, Nishan Devaiah a rĂ©solu ça avec une bonne vieille app qui s’appelle Luck by Chance . C’est sans pub, sans tracking, et dedans, y’a plein d’outils pour vous permettre de dĂ©lĂ©guer vos micro-dĂ©cisions quotidiennes au Dieu du hasard.

Dans cette app, vous avez donc un pile ou face classique, du lancer de dĂ© standard ou personnalisĂ© (vous dĂ©finissez le nombre de faces), un gĂ©nĂ©rateur de nombres alĂ©atoires avec plage min/max, un outil “Oui / Non / Peut-ĂȘtre” qui fera plaisir aux normands. Et Ă©galement une roue personnalisable oĂč vous entrez vos propres options, une Magic 8 Ball pour les questions existentielles, un sĂ©lecteur d’émojis et de couleurs. Et mĂȘme un “Qui commence ?” pour les soirĂ©es jeux.

Y’a TROP DE TRUCS dedans, je peux pas tout vous dĂ©tailler donc le mieux pour vous c’est de l’installer et de la tester ! Et puis ça vous sera utile, je pense, non pas pour les dĂ©cisions qui vont façonner votre vie mais plutĂŽt pour les petits trucs qui vous cassent les couilles, genre quel t-shirt choisir ou quoi manger ce soir. D’ailleurs, des Ă©tudes en psychologie cognitive ont montrĂ© qu’on a tous un quota quotidien de “bonnes dĂ©cisions” limitĂ©. Plus vous prenez des dĂ©cisions banales, moins vous avez de jus mental pour les dĂ©cisions importantes !

C’est pour ça que Zuckerberg porte le mĂȘme t-shirt noir tous les jours, c’est pour ça qu’Obama ne choisissait que des costumes bleus ou gris et c’est pour ça que Donald Trump utilise qu’une dizaine d’adjectifs. C’est moins dur de choisir comme ça !

Luck by Chance automatise donc ce principe. Vous externalisez vos dĂ©cisions insignifiantes au hasard pour prĂ©server votre Ă©nergie mentale pour ce qui compte, par exemple, me suivre en live sur Twitch ! Et surtout, en faisant ça, vous dĂ©sactiverez votre biais de contrĂŽle, ce qui vous forcera Ă  essayer des trucs que vous n’auriez jamais choisis consciemment.

Je vous laisse deviner ma question


Par exemple, si la roue magique vous dit “pizza hawaĂŻenne” alors que vous dĂ©testez l’ananas sur la pizza, bah vous fermez votre gueule et vous testez comme le ferait un vrai adulte et en plus, vous vous rendrez compte que c’est vachement bon !

Maintenant, à vous de jouer ! Lancez l’appli, et faites un pile ou face pour savoir si vous devez ou non me soutenir sur Patreon !

Merci à Lorenper pour la découverte !

LeechBlock - L'extension qui vous sauve de la procrastination source : cooptic

650 milliards de dollars, c’est ce que coĂ»te la procrastination aux entreprises amĂ©ricaines chaque annĂ©e selon les derniĂšres Ă©tudes sur la productivitĂ© . En gros, on passe en moyenne 2 heures par jour Ă  glander sur des sites qui n’ont rien Ă  voir avec le boulot. Et je suis le premier concernĂ©, surtout quand YouTube dĂ©cide de me proposer une vidĂ©o de 3 heures sur l’histoire complĂšte des processeurs alors que j’ai un article urgent Ă  finir et que je dois avancer dans Cyberpunk 2077 !

Heureusement, c’est lĂ  qu’intervient LeechBlock NG , une extension gratuite qui fait exactement ce que son nom suggĂšre : elle bloque toutes ces sangsues virtuelles qui aspirent votre temps. Et contrairement Ă  ce que vous pourriez penser, ce n’est pas juste un bĂȘte bloqueur de sites
 Non non, c’est bien plus que ça, vous allez voir !

L’extension vous permet de configurer jusqu’à 30 ensembles de sites ou de mots clĂ©s diffĂ©rents, chacun avec ses propres rĂšgles. Vous pouvez par exemple bloquer X, et Mastodon de 9h Ă  17h en semaine, limiter Reddit Ă  10 minutes par heure, et interdire complĂštement YouTube aprĂšs 22h pour Ă©viter de tomber dans le trou noir des vidĂ©os recommandĂ©es avant de dormir.

Ce que j’aime bien aussi c’est la possibilitĂ© d’utiliser des wildcards. Comme ça, au lieu de bloquer juste facebook.com, vous pouvez bloquer *.facebook.com pour couvrir toutes les sous-domaines. Pareil pour les sites de streaming avec *.netflix.com, *.youtube.com, etc. Et si vous avez besoin d’accĂ©der Ă  une page spĂ©cifique pour le travail, vous pouvez crĂ©er des exceptions. Par exemple, bloquer tout YouTube sauf les chaĂźnes tech dont vous avez vraiment besoin.

La fonction “Lockdown” est aussi cool que brutale car ça boque instantanĂ©ment tous vos sites configurĂ©s pendant une durĂ©e dĂ©terminĂ©e. C’est parfait quand vous sentez que votre volontĂ© commence Ă  faiblir et que l’envie de juste vĂ©rifier vite fait ce que partagent vos potes nazincels sur X.com devient irrĂ©sistible.

Il est aussi possible de recevoir un avertissement avant tout blocage pour que vous sachiez que le moment fatidique approche.

Et pour les plus malins qui pensent pouvoir contourner le systĂšme en dĂ©sinstallant l’extension, LeechBlock propose une protection par mot de passe. Mettez un mot de passe alĂ©atoire et donnez le Ă  un collĂšgue ou un ami et comme ça, vous serez bloquĂ© pour de vrai. Sinon, vous pouvez aussi configurer un mot de passe de 32, 64 ou 128 caractĂšres alĂ©atoires que l’app vous obligera Ă  recopier lettre par lettre pour accĂ©der aux options. C’est bien relou, mais efficace !

LeechBlock reste Ă  ce jour l’option gratuite la plus complĂšte du marchĂ©. Y’a aussi StayFocusd sur Chrome a une interface plus jolie, mais LeechBlock offre beaucoup plus de flexibilitĂ© niveau configuration.

L’extension fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge et tous les navigateurs basĂ©s sur Chromium comme Brave, Opera ou Vivaldi. Et surtout, son code est open source et dispo sur GitHub !!

VoilĂ , LeechBlock ne va pas changer votre vie du jour au lendemain, mais c’est un bon premier pas pour reprendre le contrĂŽle de votre temps passĂ© en ligne. Et vu que c’est gratuit et open source, vous n’avez vraiment aucune excuse pour ne pas essayer !

Mobile Fortify - L'app qui dĂ©cide si vous ĂȘtes un citoyen ou un Ă©tranger source : cooptic

Sale temps en ce moment pour les citoyens amĂ©ricains
 Vous avez votre certificat de naissance dans la poche, vous ĂȘtes un vrai amĂ©ricain pur et dur. Mais un agent ICE sort son smartphone, scanne votre visage en moins de 2 secondes, et une app officielle lui dit que vous ĂȘtes un Ă©tranger et que vous n’avez rien Ă  faire lĂ .

C’est faux Ă©videmment, mais devinez qui a raison ?

HĂ© bien c’est pas vous !

Mobile Fortify , c’est donc l’app que l’ICE (police de l’immigration) et la Border Patrol amĂ©ricaine (l’équivalent de la police aux frontiĂšres) ont dĂ©ployĂ©e sur leurs smartphones l’annĂ©e derniĂšre. Une app de reconnaissance faciale qui tape dans une banque de 200 millions d’images et des dizaines de bases de donnĂ©es gouvernementales : FBI, State Department, DMV, passeports, visas, fichiers criminels, tout y passe et en temps rĂ©el s’il vous plaĂźt.

L’app s’appuie principalement sur une fonction baptisĂ©e “Super Query”. En gros, un agent de police pointe son tĂ©lĂ©phone vers votre visage, l’app le scanne, et hop il obtient votre nom complet, votre date de naissance, votre nationalitĂ©, votre statut d’immigration, votre casier judiciaire, et tous vos numĂ©ros d’identification uniques. Tout ça en quelques secondes et sans votre consentement.

C’est moche. Et mĂȘme si vous avez vos papiers ou un certificat de naissance, on a appris via le dĂ©mocrate Bennie Thompson, Ă©lu Ă  la Chambre des reprĂ©sentants, que les agents peuvent ignorer tout ça volontairement. Un pauvre algo stupide prime sur un document d’état civil officiel. C’est dingue non ?

D’ailleurs, plusieurs vidĂ©os ont commencĂ© Ă  circuler dĂšs octobre dernier. Par exemple Ă  Chicago, des agents de la Border Patrol arrĂȘtent deux ados Ă  vĂ©lo . L’un d’eux n’a pas sa piĂšce d’identitĂ© alors l’agent demande Ă  son collĂšgue : “Can you do facial ?” et le collĂšgue sort son smartphone, scanne le visage du gamin (mineur), sans aucune autorisation parentale Ă©videmment.

Autre vidĂ©o, toujours Ă  Chicago, un automobiliste refuse de montrer sa carte d’identitĂ© . C’est son droit constitutionnel le plus pur, mais l’agent pointe quand mĂȘme son tĂ©lĂ©phone vers lui. Le type proteste : “I’m an American citizen, so leave me alone.” RĂ©ponse de l’agent : “Alright, we just got to verify that.” Et il lui scanne la tronche.

Le document interne du DHS (U.S. Department of Homeland Security) est trĂšs clair : “ICE does not provide the opportunity for individuals to decline or consent to the collection and use of biometric data/photograph collection.” Traduction : on scanne d’abord, on demande jamais. Et votre visage, qu’il soit scannĂ© par erreur ou pas, restera stockĂ© 15 ans dans les bases de donnĂ©es fĂ©dĂ©rales.

Jeramie Scott, de l’ Electronic Privacy Information Center , appelle ça une “dĂ©rive dystopique pure”. Quatre sĂ©nateurs amĂ©ricains, dont Edward Markey, ont Ă©galement envoyĂ© une lettre Ă  l’ICE en septembre dernier pour exiger l’arrĂȘt immĂ©diat de l’utilisation de Mobile Fortify. Ils y rĂ©clament la divulgation complĂšte de la base juridique de l’app, de sa prĂ©cision, et des contrĂŽles en place.

Mais bien sĂ»r, silence radio de la part de l’ICE.

Bon, rien de nouveau dans la reconnaissance faciale en soi. Ce qui est nouveau vraiment ici, c’est la portabilitĂ© de cette techno, l’agrĂ©gation instantanĂ©e de dizaines de bases de donnĂ©es, et surtout le dĂ©ploiement sur le terrain sans cadre lĂ©gal clair. Et surtout c’est l’inversion totale de la preuve oĂč un algorithme devient plus fiable qu’un document officiel.

Et si je vous en parle, c’est parce que ce genre de dĂ©rives ne reste jamais confinĂ© aux États-Unis. En Europe, en France, nos gouvernements lorgnent dĂ©jĂ  sur ces technologies. Il y a des garde-fous, certes, mais la pression sĂ©curitaire est constante et ces outils se normalisent petit Ă  petit. À l’heure oĂč certains fous rĂȘvent de faire de la France le pays le plus rĂ©pressif d’Europe, ce glissement vers la techno-police devient franchement flippant.

Bref, le problĂšme n’est ni technique, ni culturel, ni gĂ©ographique. Il est politique. Et nous devons rester vigilants pour que ce cauchemar dystopique ne dĂ©barque pas jusqu’ici. Parce qu’une fois qu’on laissera ces algorithmes dĂ©cider de quelle est notre identitĂ©, on sera foutu.

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Screen Now - Le service de screencast qui met la honte Ă  toute l'industrie source : cooptic

Un dĂ©veloppeur qui s’ennuyait s’est dit qu’il allait se faire un petit side-projet histoire de s’occuper un peu. Rien de foufou, juste reproduire Screen Studio (30 balles par mois) dans un navigateur et en full gratos pour que tout le monde puisse en profiter !

Et je pense que le gars a créé quelque chose qui va forcement faire grincer pas mal de dents dans l’industrie du screen recording !

Screen Studio, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un peu la Rolls des outils d’enregistrement d’écran sous macOS. Des animations fluides, du zoom automatique, des effets 3D sympas, bref tout ce qu’il faut pour faire des vidĂ©os de dĂ©mo qui claquent la fesse molle de vos mamans et de vos papas. Le seul problĂšme, c’est que ça coĂ»te un cuy (c’est un rongeur ) et que c’est rĂ©servĂ© aux utilisateurs Mac. Et ça, ça laisse quand mĂȘme pas mal de monde sur le carreau.

Le crĂ©ateur de Screen Now a donc eu l’idĂ©e de faire la mĂȘme chose, mais gratuit, et utilisable directement dans le navigateur. Comme ça, pas d’installation, pas de compte Ă  crĂ©er
 Vous ouvrez Chrome (marche pas sous Firefox), vous allez sur le site, et vous lancez l’enregistrement de votre screencast.

La liste des fonctionnalitĂ©s fait un peu peur parce qu’il y a beaucoup de choses mais vous allez voir c’est trĂšs cool. Y’a par exemple la possibilitĂ© de mettre votre vidĂ©o d’écran en vue 3D avec perspective, rotation et contrĂŽle d’angle, exactement comme avec les outils pros.

Y’a moyen aussi de mettre des animations d’entrĂ©e et de sortie personnalisables avec fade, slide et pop. Y’a aussi de l’upload de backgrounds personnalisĂ©s en PNG, JPG ou WebP (et une bonne liste de background proposĂ©s par l’outil). Du zoom amĂ©liorĂ© avec timeline interactive, du Picture-in-Picture pour votre tĂȘte et des effets de flou sur l’arriĂšre-plan de la camĂ©ra. La timeline pour le montage propose aussi de la duplication d’élĂ©ments.

Vous pouvez mĂȘme capturer l’audio de votre systĂšme en mĂȘme temps que votre micro, avec mixage automatique pour un son Ă©quilibrĂ©. Le cropping vidĂ©o gĂšre l’ajustement du ratio et les overlays texte sont entiĂšrement personnalisables.

Le plus dingue, c’est que le projet a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’optimisations techniques assez impressionnantes. Le rendering vidĂ©o est maintenant 10 fois plus rapide qu’au dĂ©but, le sync audio-vidĂ©o a Ă©tĂ© corrigĂ© pour Ă©liminer 99% des problĂšmes de freezing Ă  l’export et bien sĂ»r, Screen Now est une PWA (Progressive Web Apps), ce qui signifie que vous pouvez l’installer comme une vraie application sur votre ordinateur tout en gardant les avantages du web.

L’auto-save fonctionne via le stockage du navigateur (local storage) et vous pouvez gĂ©rer plusieurs projets et exporter tout ça en MP4 ou GIF avec des rĂ©glages de qualitĂ© et rĂ©solution.

La forme de camĂ©ra peut ĂȘtre circulaire en plus des classiques rectangulaire et carrĂ©e et il y a des raccourcis clavier pour accĂ©lĂ©rer le workflow. Bref, tout ce qu’on attend d’un outil semi-pro.

Bref, si vous voulez vous lancer dans le screencast ou tout simplement enregistrer une dĂ©mo rapide ou une explication dans le cadre d’un dĂ©pannage, l’outil est accessible sur screen.now .

Merci à Cg2i pour le partage de cette découverte.

L'apocalypse arrive et ça va bien se passer source : cooptic

En gĂ©nĂ©ral, quand on parle de fin du monde, c’est soit du blabla philosophique autour d’une biĂšre, soit c’est Bruce Willis qui sauve l’humanitĂ© avec une perceuse. Mais cette fois, on va aller un peu plus loin que ça
 Car une Ă©quipe de chercheurs a trouvĂ© le moyen d’observer pour de vrai comment les gens se comportent quand ils savent que tout va disparaĂźtre.

Pour cela, ils ont utilisĂ© le MMORPG ArcheAge. C’est moins spectaculaire qu’un astĂ©roĂŻde gĂ©ant ou qu’une guerre thermonuclĂ©aire, mais les donnĂ©es sont meilleures !

Ah Reum Kang de l’UniversitĂ© de Buffalo et ses collĂšgues ont pour cela analysĂ© 270 millions d’enregistrements de comportements durant la 4Ăšme bĂȘta fermĂ©e du jeu ArcheAge en 2011 et 2012. Le principe c’est qu’à la fin de la bĂȘta fermĂ©e, tous les personnages sont supprimĂ©s, toute progression est perdue, tous les objets virtuels disparaissent
 Vous avez passĂ© 11 semaines Ă  construire votre empire virtuel, Ă  farmer vos lĂ©gendaires, Ă  monter votre guilde au top
 Et pouf, tout disparait et y’a pas de Ctrl+Z possible. DĂ©solĂ©.

Pour les 81 000 joueurs testeurs, c’était comme vivre dans un monde avec une date d’expiration connue Ă  l’avance. Et contrairement aux Ă©tudes philosophiques classiques basĂ©es sur des sondages et des suppositions, lĂ  on avait des donnĂ©es brutes, prĂ©cises, et massives sur ce que les gens font vraiment.

Les chercheurs se sont appuyĂ©s sur ce qu’ils appellent le mapping principle. L’idĂ©e c’est que les joueurs agissent en ligne comme dans la vraie vie. Bon, c’est vrai que perdre son avatar n’est pas exactement comme perdre sa vie (quoique, allez expliquer ça Ă  un joueur qui vient de perdre son level 50 avec full stuff Ă©pique, ok les boomers ? ^^). Mais quand vous avez investi 300 heures Ă  bĂątir votre royaume virtuel, la claque psychologique reste bien rĂ©elle. C’est un peu comme effacer votre disque dur sans backup, mais avec plus de dragons et de sortilĂšges.

Et les rĂ©sultats sont plutĂŽt encourageant pour notre prochaine fin du monde. En effet, y’a pas eu de chaos gĂ©nĂ©ralisĂ©. On aurait pu croire que tout le monde allait se transformer en psychopathe, tuer son voisin, piller les maisons virtuelles et foutre le feu Ă  tout ce qui bouge. Mais non. La plupart des joueurs n’ont pas vraiment changĂ© leur comportement
 MĂȘme en sachant que demain tout disparaissait, ils ont continuĂ© Ă  jouer normalement.

C’est presque dĂ©cevant, non ?

Alors vous allez me dire “Moi je suis pas comme ça, si mon serveur WoW ferme demain je vais tout pĂ©ter ! J’suis un dĂ©glingo, un fou dans ma tĂȘte !!”. Mouais. Les stats sont contre vous les amis. Vous allez probablement juste continuer Ă  farmer vos objets rares et Ă  spammer le chat de guilde comme d’habitude.

Par contre c’est vrai, quelques marginaux ont bien pĂ©tĂ© les plombs. Les chercheurs ont dĂ©tectĂ© une hausse du PK (player killing, c’est quand vous tuez un autre joueur de votre propre camp, ce qui est considĂ©rĂ© comme un meurtre dans le jeu
) mais ça a concernĂ© seulement 334 joueurs sur 81 000. Donc pas vraiment American nightmare


Ceux qui on abandonnĂ© le navire en cours de route, genre 3 semaines avant l’apocalypse, sont ceux qui sont devenus les plus toxiques pour la communautĂ©. Ceux qui sont restĂ©s jusqu’au bout par contre, ont gardĂ© une forme de loyautĂ© envers la communautĂ©, mĂȘme quand ils savent que tout va disparaĂźtre. C’est assez rĂ©vĂ©lateur sur l’attachement social.

Par exemple, en analysant les chats du jeu, les chercheurs ont mesurĂ© ce qu’ils appellent le valence score. C’est un indicateur de positivitĂ© dans le langage et devinez quoi ? HĂ© bien au lieu de devenir dĂ©primants ou agressifs, les Ă©changes dans les canaux sociaux sont devenus lĂ©gĂšrement plus joyeux Ă  l’approche de la fin. Les joueurs ont augmentĂ© leurs interactions
 plus de messages Ă©changĂ©s, plus de groupes formĂ©s pour des quĂȘtes. Un peu comme si, face Ă  l’apocalypse, les gens se rapprochaient au lieu de s’éloigner.

Mais alors, est-ce qu’on continue Ă  se battre pour s’amĂ©liorer quand on sait que demain tout s’efface ?

Martin Luther aurait dit “MĂȘme si je savais que le monde disparaĂźt demain, je planterais quand mĂȘme mon pommier”. Et bien les joueurs d’ArcheAge, eux, n’ont pas plantĂ© de pommiers et encore moins mangĂ© de la compote
 Non, l’étude montre en rĂ©alitĂ© une grosse baisse des activitĂ©s de progression. Il y a eu moins de quĂȘtes complĂ©tĂ©es, moins de montĂ©es de niveau, moins de changements de compĂ©tences. Les joueurs ont carrĂ©ment abandonnĂ© tout ce qui concerne l’amĂ©lioration de leur personnage.

Bah oui pourquoi s’emmerder à farmer de l’XP pendant 8 heures si demain votre magnifique niveau 50 redevient niveau 0 ?

Par contre, ils n’ont pas arrĂȘtĂ© de jouer pour autant. Ils ont juste changĂ© leurs prioritĂ©s. Plus de construction de maisons (parce que bon, une maison virtuelle qui va ĂȘtre dĂ©truite dans 3 jours, autant la construire et en profiter maintenant), plus de crafting d’items, plus d’interactions sociales. Bref, des activitĂ©s qui apportent une satisfaction immĂ©diate plutĂŽt qu’un bĂ©nĂ©fice Ă  long terme.

Alors posez-vous la question. Est ce que vous ĂȘtes plutĂŽt team “je reste jusqu’au dernier screenshot avec ma guilde” ou de la team “je me barre 2 semaines avant insultant tout le monde” ?

Parce que statistiquement, si vous ĂȘtes du genre Ă  ragequit, vous avez 78% de chances de devenir un serial killer virtuel avant de partir. Les scientifiques l’ont prouvĂ©, bon courage pour votre karma de merde ^^.

Bon aprĂšs, il faut quand mĂȘme relativiser car ArcheAge n’est qu’un jeu vidĂ©o, et pas la vraie vie. Les chercheurs le reconnaissent eux-mĂȘmes, personne ne meurt pour de vrai Ă  la fin de la bĂȘta (heureusement quand mĂȘme ^^) mais cette recherche a des implications concrĂštes.

Pour les dĂ©veloppeurs de jeux, ça aide Ă  comprendre quels comportements peuvent servir de signaux d’alerte pour dĂ©tecter les joueurs qui vont quitter le jeu. Si quelqu’un commence Ă  supprimer ses personnages et Ă  PK Ă  tour de bras, c’est probablement qu’il est sur le dĂ©part ! Pour les chercheurs en sciences sociales, c’est Ă©galement une mine d’or. Avoir accĂšs Ă  270 millions de dĂ©cisions humaines dans un contexte de fin annoncĂ©e, avec des rĂšgles du jeu parfaitement contrĂŽlĂ©es et connues, c’est le genre de dataset dont on ne peut que rĂȘver dans les Ă©tudes traditionnelles.

Et pour nous, simples mortels ?

Et bien ça confirme quelque chose d’assez rĂ©confortant. Face Ă  la fin du monde, la plupart des gens ne deviennent pas des monstres. Ils se rapprochent des autres, renforcent leurs liens sociaux, et arrĂȘtent juste de se projeter dans un futur qui n’existe plus.

Donc si demain on vous annonce que la vraie apocalypse arrive (pas celle du jeu vidĂ©o hein, la vraie avec les robots tueurs de Trump, les zombies de Poutine ou l’astĂ©roĂŻde pilotĂ© par des aliens dont parlent les complotistes en ce moment), vous n’allez probablement pas piller le supermarchĂ© du coin mais plutĂŽt appeler vos potes pour une derniĂšre soirĂ©e pizza-biĂšre.

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Handy - Un outil de reconnaissance vocale incroyable (et open source) source : cooptic

Je suis dĂ©goĂ»tĂ© parce que je viens de payer un abonnement pour un logiciel qui fait exactement ça, sauf que bah lĂ , Handy , c’est gratuit. L’idĂ©e derriĂšre ce logiciel, c’est un outil de speech to text qui fonctionne uniquement en local. Pas d’abonnement, tout est gratuit, et pas de cloud
 il faut juste configurer un raccourci clavier. Et ensuite vous parlez et le texte apparaĂźt comme par magie.

A la base, l’idĂ©e de cet outil est venue d’un accident. CJ se casse le doigt et il est plĂątrĂ© pendant six semaines. Du coup il lui est impossible de taper normalement. Il cherche alors des outils de transcription vocale.

Par exemple, Dragon NaturallySpeaking, mais bon, 100 balles, ça fait chier. Google Docs aussi propose ce genre de fonctionnalitĂ©s, mais uniquement en ligne. Et ça envoie tout dans le cloud, donc bonjour Ă  confidentialitĂ©. Quant Ă  Windows Speech Recognition, c’est buguĂ© et assez limitĂ©. Bref, toutes les alternatives qu’il a trouvĂ©es Ă©taient soit payantes, soit nĂ©cessitĂ© une connexion permanente vers des serveurs tiers.

Alors CJ a fait ce que font les devs quand un problĂšme les agace. Non pas aller sur Reddit pour dire de la merde random sur moi, mais plutĂŽt coder une solution qui fonctionne super bien !

Et au lieu de la garder pour lui ou de la rendre payante lui il a décidé de tout mettre en open source avec une licence MIT.

Et ce que vous ĂȘtes en train de lire prĂ©cisĂ©ment maintenant, et bien je suis en train de le dicter. Et ça marche dans les emails, les formulaires web, les Ă©diteurs de texte, peu importe. Et comme je vous le disais, toute la transcription se fait localement sur votre machine. Et tout ça grĂące Ă  quoi ? Et bien grĂące Ă  Whisper d’OpenAI, dont je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© beaucoup de fois.

Handy est codĂ© en Rust pour la performance et la sĂ©curitĂ© et surtout cross plateforme, c’est-Ă -dire qu’il marche ou Linux, macOS et Windows. Et au niveau de la config, il y a quelques options comme le choix de la langue ou le mode d’enregistrement avec le raccourci clavier, soit vous faites du push to talk, soit vous faites une Ă©coute en continu.

Ce truc est gĂ©nial aussi bien pour l’accessibilitĂ© que pour la reconnaissance vocale en elle-mĂȘme qui est plutĂŽt utile dans la vie de tous les jours. D’ailleurs, il y a plusieurs modĂšles IA disponibles, comme tous les modĂšles Whisper, mais aussi un modĂšle que je ne connaissais pas, qui s’appelle Parakeet et qui franchement fonctionne trĂšs bien. C’est celui que j’utilise actuellement.

Testez si ce truc fonctionne bien sur votre vieux PC mais moi en tout cas sur mon Mac de derniĂšre gĂ©nĂ©ration c’est encore plus rapide que ce que j’avais avec un modĂšle Whisper sur mon outil payant.

VoilĂ , si vous cherchiez un outil de reconnaissance vocale, vous pouvez vous arrĂȘter lĂ  parce que vous venez de trouver. Et non pas parce qu’il est parfait, mais parce que comme c’est open source, vous pouvez vous-mĂȘme le rendre parfait pour vos usages (Le code est sur GitHub ).

Merci à Lilian pour le partage de ce projet absolument génial !

Article dictĂ©e intĂ©gralement Ă  l’aide de Handy (et corrigĂ© manuellement pour les quelques erreurs de transcription)

SmoothCSV3 - Pour traiter vos fichiers CSV avec respect source : cooptic

Les CSV, c’est comme les cafards et les politiciens. Tout le monde les dĂ©teste, mais ils survivront Ă  l’apocalypse nuclĂ©aire. Ainsi, pendant que les formats propriĂ©taires disparaissent avec leurs Ă©diteurs au fil des ans, ce petit fichier texte avec des virgules continue tranquillement de faire tourner le monde.

Par exemple, 80% des datasets sur Kaggle sont en CSV et toutes les APIs qui valent quelque chose proposent un export CSV. MĂȘme votre comptable, ce gros nullos en informatique vous envoie des CSV.

Et vous, vous ouvrez ça avec quoi ? Excel ?

AĂŻe aĂŻe aĂŻe, Excel, votre meilleure ennemi en ce qui concerne les CSV ! Vous double-cliquez sur un fichier de 100 Mo, et le ventilo de votre machine s’emballe comme si vous miniez du Bitcoin ! La RAM explose et, PAF, 15 minutes plus tard, l’outil de Microsoft se crash. Ou pire, il ouvre le fichier, mais il a transformĂ© les IDs en formules de maths, vos dates en n’importe quoi, et votre UTF-8 est massacrĂ©.

Bref, pas merci Microsoft.

Et c’est pas un problĂšme thĂ©orique. Rien qu’en 2020, le Royaume-Uni a Ă©garĂ© 16 000 cas de COVID parce qu’Excel a une limite de 65 000 lignes par feuille, du coup des milliers de cas positifs n’ont jamais Ă©tĂ© contactĂ©s par les services de santĂ©. MĂȘme JP Morgan a perdu 6 milliards de dollars Ă  cause d’une erreur dans un fichier Excel. Et des centaines d’articles scientifiques ont dĂ» ĂȘtre retirĂ©s parce qu’Excel avait corrompu des noms de gĂšnes en les transformant automatiquement en dates.

Le problĂšme, c’est qu’Excel n’a jamais Ă©tĂ© conçu pour Ă©diter des CSV. Excel, c’est fait pour les tableaux croisĂ©s dynamiques et les graphiques en camembert que personne ne lit mais surtout pas pour bosser proprement avec des fichiers texte qui font 500 Mo.

Alors en bon geek, vous vous ĂȘtes surement dĂ©jĂ  dit : OK, je vais utiliser autre chose. LibreOffice ? MĂȘme combat mais en moche. Un chouette Ă©diteur de texte comme Notepad++ ou Sublime ? Super pour voir les virgules, mais nul pour visualiser la structure. Et les outils en ligne ? Lents, pas sĂ©curisĂ©s, et vous envoyez vos donnĂ©es chez oncle Sam la plupart du temps. Bref, vous ĂȘtes coincĂ© !

Et c’est aprĂšs cette intro interminable (je m’en fous, c’est vendredi) qu’arrive SmoothCSV3, un Ă©diteur CSV dĂ©veloppĂ© par kohii et dispo sur GitHub et dont l’ambition affichĂ©e par le dev est claire : devenir le VS Code des Ă©diteurs tabulaires. Rien que ça !

Le logiciel tourne sur macOS et Windows, avec Linux en approche. Comme vous pouvez le voir sur ma capture Ă©cran, l’interface ressemble Ă  un tableur classique, mais sous le capot, c’est du costaud. Le dev annonce une execution 12× plus rapide qu’Excel sur un fichier de 100 Mo et niveau fonctionnalitĂ©s, vous avez la recherche et le remplacement, le tri, le filtrage, l’édition multi-cellules mais surtout, vous avez des requĂȘtes SQL directement dans le CSV. Oui, du SQL dans un fichier texte avec des virgules. Ça vous permet de sĂ©lectionner vos colonnes avec un WHERE, de faire des JOINs entre plusieurs fichiers, et de les grouper avec un GROUP BY. C’est encore plus magique qu’Eric Antoine !

Il y a aussi une palette de commandes Ă  la VS Code. Vous tapez Cmd+Shift+P et vous avez accĂšs Ă  toutes les fonctions du logiciel sans quitter le clavier. Si vous avez dĂ©jĂ  utilisĂ© VS Code, Sublime Text ou IntelliJ, vous ĂȘtes donc en terrain familier.

Alors oui, le CSV, c’est moche, c’est fragile, c’est chiant Ă  parser, mais c’est universel, ça marche partout et surtout, ça traverse les Ă©poques. Ce qui lui manquait c’était surtout un outil qui le traite comme une princesse, avec le respect qu’il mĂ©rite.

Téléchargez SmoothCSV3 ici !

Si vous disparaissiez demain, qui s'en rendrait compte ? source : cooptic

Question flippante, hein ?

Vous postez des stories Instagram, vous faites des snaps, des TikToks, en bon nazi vous likez des tweets, vous rĂ©pondez Ă  des emails pro
etc. Votre vie numĂ©rique ronronne comme un chat sous coke mais si demain, tout ça s’arrĂȘtait
? A votre avis, Combien de temps avant que quelqu’un ne toque Ă  votre porte pour vĂ©rifier que vous allez bien ?

Un jour ? Deux jours ? Une semaine ?

On est tous hyperconnectés 24/7 mais personne ne surveille vraiment notre silence et vos 500 meilleurs amis de Facebook ne prendront jamais la peine de signaler votre disparition.

C’est de ce constat un peu morbide qu’est nĂ© Wellness Ping, un projet open source dĂ©veloppĂ© par micr0 et hĂ©bergĂ© sur GitHub qui fonctionne comme ceci : Vous vous inscrivez dessus, et vous recevez un email rĂ©gulier pour confirmer que vous allez bien. Si vous ne rĂ©pondez pas, vos contacts d’urgence sont alors automatiquement alertĂ©s.

C’est ce qu’on appelle un dead man’s switch, le joujou prĂ©fĂ©rĂ© des cons de terroristes qui se font exploser dans les films des annĂ©es 80. En gros, tant que vous confirmez votre prĂ©sence, tout va bien mais si le silence se prolonge, l’alarme se dĂ©clenche.

Vous pouvez l’auto-hĂ©berger vous-mĂȘme ou utiliser directement le site wellness-p.ing (C’est gratuit). Vous choisissez alors la frĂ©quence des pings, soit quotidien ou hebdomadaire, selon votre niveau de paranoĂŻa ou de solitude et quand vous recevez l’email, vous cliquez sur un lien ou vous rĂ©pondez “PONG” et c’est tout. Pas de dashboard compliquĂ©, pas de machins de gamification dĂ©biles


Et si vous ne rĂ©pondez pas parce que vous ĂȘtes coincĂ© au chiottes depuis 3 jours, le systĂšme vous envoie un rappel. Si vous ne rĂ©pondez toujours pas, il attend encore un peu. Et si le silence persiste, vos contacts d’urgence reçoivent alors automatiquement une alerte.

C’est clairement fait pour activistes, les journalistes, les chercheurs, et les gens qui vivent seuls. Bref, tous ceux dont la vie pourrait basculer sans que personne ne s’en rende compte immĂ©diatement. Je pense pas exemple Ă  tous ceux qui bossent en remote et qui n’ont pas de collĂšgues pour remarquer leur absence.

Au Japon, il y a un mot pour ça d’ailleurs. Ils disent kodokushi pour “Mort solitaire” car lĂ  bas, des milliers de personnes par an meurent seules chez elles, et on ne les dĂ©couvre que des jours ou des semaines plus tard. C’est d’ailleurs souvent parce que les voisins sentent que ça schlingue ou parce que le courrier s’entasse sous la porte. Je sais, c’est gore mais c’est la triste rĂ©alitĂ©.

Avec Wellness Ping on inverse donc la logique
 Au lieu d’attendre que quelqu’un remarque votre absence, vous crĂ©ez un systĂšme proactif oĂč vous choisissez les contacts, vous qui dĂ©cidez de la frĂ©quence et comme ça, si un jour vous ne pouvez plus rĂ©pondre, le filet de sĂ©curitĂ© se dĂ©ploie automatiquement.

CĂŽtĂ© technique, le projet est dĂ©veloppĂ© en Go donc c’est lĂ©ger, rapide, et la dĂ©mo tourne sur un serveur en SuĂšde parce que ce pays a une lĂ©gislation stricte sur les donnĂ©es personnelles.

Bref, c’est Wellness Ping, c’est une idĂ©e simple mais qui protĂšge alors pensez-y !

Vous avez 18 mois avant de devenir complĂštement cons source : cooptic

Ce matin, je suis tombĂ© sur cet article de Derek Thompson, journaliste chez The Argument, titrĂ© “ Vous avez 18 mois ”. Ça a Ă©videmment attirĂ© ma curiositĂ© donc j’ai lu l’article et son message est sans appel : Le vrai danger de l’IA, c’est pas qu’elle nous remplace. C’est qu’on arrĂȘte de penser par nous-mĂȘmes.

Car oui, les chiffres sont lĂ , et ils font peur. Les scores de lecture aux États-Unis sont au plus bas depuis 32 ans selon le Nation’s Report Card de janvier 2025 . La lecture de livres pour le plaisir a ainsi chutĂ© de 40% depuis les annĂ©es 2000. Des Ă©tudiants arrivent dans des universitĂ©s d’élite sans avoir jamais lu un livre en entier et apparemment, personne ne s’en inquiĂšte vraiment, car tout le monde (moi y compris) est trop occupĂ© Ă  demander Ă  ChatGPT de rĂ©sumer les trucs qu’on devrait lire avec nos cerveaux.

Derek compare la lecture et l’écriture Ă  la potion magique qui nous permet d’accĂ©der Ă  la pensĂ©e symbolique profonde . En gros, lire et Ă©crire, c’est pas juste des compĂ©tences, c’est aussi ce qui nous permet de penser profondĂ©ment. Et on est en train de jeter ce super pouvoir aux orties parce que c’est plus rapide de demander Ă  une IA de faire le boulot Ă  notre place.

Le truc, c’est que notre cerveau, c’est comme un muscle. Si on arrĂȘte de le faire bosser, il s’atrophie. Et avec les IA (et dans une moindre mesure avec les rĂ©seaux sociaux vidĂ©o, genre TikTok), c’est exactement ce qu’on est en train de faire. On lui retire tous les exercices difficiles


Lire un bouquin de 300 pages ? Pffff, trop long, on demande un rĂ©sumĂ© Ă  l’IA. Écrire un texte argumentĂ© ? Pffff, trop chiant, on le fait gĂ©nĂ©rer par ChatGPT. RĂ©flĂ©chir Ă  un problĂšme complexe ? Pfff, trop fatigant, on compte sur Macron pour nous le rĂ©soudre ou on balance la question Ă  Claude.

Et le pire, c’est qu’on le fait consciemment. En tout cas, personnellement, j’en ai conscience et donc en ce moment je me suis remis un peu Ă  la lecture pour essayer de conserver une bonne hygiĂšne niveau matiĂšre grise. Comme moi, vous savez donc probablement qu’on est tous en train de se ramollir le cerveau, mais on continue parce que c’est tellement plus confortable. C’est la culture de l’optimisation poussĂ©e Ă  l’extrĂȘme. On optimise notre code, nos workflows, notre vie
 et maintenant on optimise notre cerveau pour qu’il en fasse le moins possible. De l’efficacitĂ© Ă  court terme, mais un suicide cognitif Ă  long terme.

Et ce qu’annonce Derek c’est que dans 18 mois, les IA auront peut-ĂȘtre notre niveau actuel de rĂ©flexion. Mais nous, on aura quel niveau ? Ce sont elles qui vont s’amĂ©liorer ou nous qui allons rĂ©gresser pour nous mettre Ă  leur niveau ?

Thompson parle de “deskilling” cognitif
 On se dĂ©qualifie nous-mĂȘmes. C’est comme si on allait Ă  la salle de sport et qu’on demandait Ă  quelqu’un d’autre de faire nos pompes. Et son parallĂšle avec la rĂ©volution industrielle est plutĂŽt juste je trouve
 Au XIXe siĂšcle, les machines ont remplacĂ© nos muscles. Les ouvriers qui faisaient des tĂąches physiques complexes ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par des machines plus rapides et rĂ©sultats, nos corps se sont atrophiĂ©s. On est physiquement plus faibles que nos ancĂȘtres, c’est un fait et maintenant, ce mĂȘme schĂ©ma se reproduit avec notre cerveau. L’IA remplace nos muscles mentaux, avec le mĂȘme risque d’atrophie sauf que cette fois, c’est notre intelligence qu’on sacrifie sur l’autel de l’efficacitĂ© !

Il y a aussi un truc que personne ne dit, c’est l’IA conversationnelle, c’est une drogue cognitive. Ça a le mĂȘme schĂ©ma addictif que les rĂ©seaux sociaux Ă  savoir une rĂ©ponse instantanĂ©e, une gratification immĂ©diate, zĂ©ro effort. Tranquille mimil, sauf que les rĂ©seaux sociaux nous volaient notre temps alors que l’IA est en train de nous voler notre capacitĂ© Ă  penser. On croit devenir plus productif, alors que finalement, on devient plus dĂ©pendant.

Alors que faire ? Derek ne propose pas de solution miracle, mais il a raison sur un point : Il faut voir la lecture et l’écriture comme du fitness mental.

Je ne pense pas qu’il faille boycotter l’IA comme tous ceux qui en ont peur et la diabolisent actuellement, car elle peut apporter beaucoup. Mais il faut apprendre Ă  l’utiliser correctement, tout en prĂ©servant son hygiĂšne mentale, sa pensĂ©e critique et son goĂ»t de l’effort.

Comme pour le sport, il faut donc s’entrainer, faire travailler notre cerveau, non seulement en lisant des livres, les articles de Korben.info ^^
etc. Mais aussi en Ă©crivant pour gĂ©nĂ©rer une rĂ©flexion et des arguments qui souvent arrivent non pas avant, mais pendant le process d’écriture. Et je pense que c’est pareil pour les dev qui “vibe code”. C’est bien ça fait gagner du temps, mais si on veut conserver cette rĂ©flexion propre au code, il faut continuer au moins Ă  lire et Ă  comprendre ce code, et continuer Ă  explorer des chemins de pensĂ©e profonde .

C’est chiant, c’est lent, c’est inconfortable, mais c’est le seul moyen de garder un cerveau fonctionnel.

Le vrai luxe de demain, ce ne sera plus d’avoir accùs à l’IA, car tout le monde l’aura. Non, le vrai luxe, ce sera d’avoir encore un cerveau capable de penser en profondeur. Et ça, ça se bosse les amis !

Xeres - Pas de serveur, pas de compte
 et pourtant ça marche ! source : cooptic

Vous en avez marre de WhatsApp, Telegram ou Discord qui lisent vos messages, stockent vos donnĂ©es et dĂ©cident de qui peut parler Ă  qui ? Ça tombe bien car il existe une alternative radicale qui vient de sortir en version 1.0.

Ça s’appelle Xeres , et contrairement à tout ce que vous utilisez aujourd’hui, ça ne passe par aucun serveur. Que dalle.

Il s’agit d’un vrai rĂ©seau Friend-to-Friend, c’est Ă  dire que vous ne vous connectez qu’aux gens que vous connaissez vraiment. Pas de serveur central qui pourrait tomber, ĂȘtre saisi par le FBI ou dĂ©cider de vendre vos conversations Ă  des annonceurs. Juste vous et vos potes, en direct, chiffrĂ©s de bout en bout avec du PGP v4 et du RSA 3072 bits. Votre IP est uniquement visible par vos amis directs, et si vous voulez parler Ă  un ami de votre ami, ça passe par des tunnels anonymes.

Le truc, c’est que Xeres est compatible avec Retroshare , ce vieux de la vieille du P2P dĂ©centralisĂ© qui existe depuis des annĂ©es. Donc si vous avez des potes qui utilisent dĂ©jĂ  Retroshare 0.6.6 ou plus rĂ©cent, vous pouvez vous connecter Ă  eux sans problĂšme. C’est un peu comme si Signal et BitTorrent avaient eu un enfant qui aurait grandi dans les annĂ©es 90 en Ă©coutant du punk et en lisant des manifestes crypto-anarchistes.

Mais alors comment ça marche techniquement, me direz-vous ? Et bien c’est simple. Vous installez Xeres sur votre machine (Windows, Linux, macOS, ou mĂȘme Android), vous gĂ©nĂ©rez votre identitĂ© cryptographique, et vous Ă©changez vos certificats avec vos amis. Pas de login, pas de mot de passe Ă  retenir, pas de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone Ă  fournir. Juste un Ă©change de clĂ©s comme au bon vieux temps.

Une fois connectĂ©, vous avez alors accĂšs Ă  tout un tas de services dĂ©centralisĂ©s. Du chat bien sĂ»r, mais aussi des salons de discussion, des forums, du partage de fichiers, et mĂȘme la possibilitĂ© de discuter avec des gens que vous ne connaissez pas directement via les fameux tunnels anonymes dont je vous parlais. C’est votre propre petit bout d’Internet privĂ© avec vos amis, quoi.

Cette nouvelle release qui vient de sortir apporte pas mal d’amĂ©liorations . Meilleures perf avec Java, support macOS restaurĂ©, stickers dans les chats, alias de discussion, et mĂȘme un systĂšme de mise Ă  jour automatique sous Windows. Les versions prĂ©cĂ©dentes avaient dĂ©jĂ  ajoutĂ© un client Android pour se connecter Ă  distance Ă  votre instance qui tourne chez vous, du support pour les architectures ARM sous Linux, et plein d’autres trucs sympas.

D’ailleurs, parlons un peu de cette histoire de Friend-to-Friend (F2F) vs P2P classique. Dans un rĂ©seau P2P normal, tout le monde connaĂźt l’IP de tout le monde. Pratique pour partager des fichiers, mais niveau anonymat et vie privĂ©e, c’est moyen. Dans un rĂ©seau F2F , vous ne voyez que vos contacts directs, et le reste du rĂ©seau vous est invisible. Ça limite un peu la portĂ©e, mais ça renforce Ă©normĂ©ment la sĂ©curitĂ© et l’anonymat.

Xeres va mĂȘme plus loin en supportant les transports via Tor et I2P en mode client. Donc si vous voulez vraiment rester anonyme, vous pouvez faire passer toutes vos connexions par ces rĂ©seaux. Ainsi vos amis directs ne verront mĂȘme pas votre vraie IP. Oui, c’est pour les paranos, mais c’est top !

Maintenant pour l’installer, rendez-vous sur la page de tĂ©lĂ©chargement et choisissez la version qui correspond Ă  votre systĂšme. Il y a des installeurs pour Windows, des paquets .deb pour Ubuntu, des images DMG pour macOS (Intel et Apple Silicon), et mĂȘme une image Docker si vous voulez faire tourner ça sur un serveur en mode headless.

Toutes les releases sont signĂ©es avec une clĂ© PGP, donc vous pouvez vĂ©rifier que personne n’a trafiquĂ© le fichier que vous tĂ©lĂ©chargez. Donc prenez 30 secondes pour vĂ©rifier la signature, ça vaut le coup pour un logiciel de communication chiffrĂ©.

Et une fois installĂ©, vous verrez, l’interface est plutĂŽt moderne avec plusieurs thĂšmes au choix. Rien Ă  voir avec les vieilles interfaces des logiciels P2P des annĂ©es 2000. C’est propre, c’est rĂ©actif, et ça utilise JavaFX pour l’accĂ©lĂ©ration matĂ©rielle. Oui, c’est du Java moderne qui ne fait pas ramer votre machine.

Le projet est disponible en open source sur GitHub sous licence GPL-3.0.

Bref, l’idĂ©e derriĂšre Xeres, c’est de promouvoir la libertĂ© d’expression en crĂ©ant une alternative aux plateformes centralisĂ©es qui peuvent censurer, surveiller ou tout simplement disparaĂźtre du jour au lendemain. C’est un peu radical, mais vu l’état actuel de la centralisation du web, c’est pas plus mal d’avoir ce genre d’alternative.

Vous trouverez toute la documentation sur le site officiel , avec des guides de dĂ©marrage, des explications sur l’architecture, et des options de ligne de commande pour ceux qui veulent pousser le truc plus loin. Il y a mĂȘme un mode client/serveur pour que votre instance tourne en permanence chez vous et que vous puissiez vous y connecter depuis votre tĂ©lĂ©phone Android.

Sympa non ?

Vous vous souvenez du web d'avant ? source : cooptic

Mais siiii, celui oĂč on cliquait sur un lien et hop, la page s’affichait. Sans popup de cookies, sans overlay “Abonnez-vous Ă  notre newsletter”, sans ce message agaçant “DĂ©sactivez votre bloqueur de pub pour continuer” ou “Abonnez-vous pour lire cet article”. Bref, l’époque bĂ©nie oĂč internet Ă©tait juste
 internet.

Le RGPD devait nous sauver de la surveillance mais le rĂ©sultat c’est qu’on passe notre vie Ă  cliquer sur des bouton “Tout refuser” ou Ă  chercher le bouton cachĂ© derriĂšre 47 onglets de paramĂštres. L’enfer est pavĂ© de bonnes intentions rĂ©glementaires, il parait
 Mais heureusement, des extensions comme PopUpOFF existent pour rĂ©parer ce que cette loi a cassĂ©.

Ce que fait cette extension pour Chrome et Firefox, c’est virer les popups, les overlays, les banniĂšres de cookies et toutes ces merdes qui transforment la navigation en parcours du combattant. RomanistHere, le dev derriĂšre le projet, a créé ça tout seul dans son coin et son extension est dispo en open-source sur GitHub .

PopUpOFF propose donc 3 modes de blocage : agressif, modĂ©rĂ© et dĂ©licat. Le mode agressif, c’est le rouleau compresseur
 il dĂ©gomme tout ce qui bouge. C’est super pratique quand vous ĂȘtes pressĂ©.

Le mode modéré quant à lui fait le tri entre les popups légitimes (genre, celles de votre banque) et les overlays parasites. Et le mode délicat, lui, intervient uniquement quand vous le décidez manuellement.

Ainsi, vous gardez le contrÎle total, ce qui change des extensions qui décident de tout ça à votre place.

Alors bien sĂ»r, tout n’est pas parfait et l’extension peut parfois rater des overlays invisibles ou pĂ©ter l’affichage de certains sites, notamment les PWA (Progressive Web Apps), mais pour 90% des cas d’usage, ça fait le job impeccable.

À l’opposĂ© des mastodontes type Ghostery ou uBlock Origin (qui sont excellents, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit
), RomanistHere a misĂ© sur le minimalisme radical. Pas de filtres Ă  mettre Ă  jour toutes les semaines, pas de liste de 50 000 domaines Ă  bloquer, pas de consommation RAM de malade. Non, c’est juste un script intelligent qui dĂ©tecte les patterns d’overlays et les neutralise.

Notez qu’en bonus, l’extension peut parfois dĂ©bloquer du contenu payant sur certains sites qui utilisent des overlays pour bloquer la lecture. Ce n’est pas son objectif principal, mais vu que beaucoup de paywalls reposent sur des overlays CSS basiques, bah
 PopUpOFF les vire aussi. Je dis pas que vous devriez l’utiliser pour contourner les abonnements (soutenez vos mĂ©dias prĂ©fĂ©rĂ©s, toussa toussa), mais sachez que techniquement, ça peut arriver.

À noter que PopUpOFF n’est pas seul sur ce crĂ©neau. Il y a aussi “ I Don’t Care About Cookies ” (rachetĂ© par Avast, ce qui a refroidi pas mal de gens), ou encore la fonction “ Never-Consent ” de Ghostery qui auto-rejette les cookies via les CMP (Consent Management Platforms). Ces alternatives ont chacune leurs forces, mais PopUpOFF reste le champion du rapport efficacitĂ©/poids.

Bref, si vous en avez marre de perdre 15 secondes par page Ă  fermer des popups de merde, PopUpOFF mĂ©rite clairement sa place dans votre navigateur. C’est lĂ©ger, c’est open-source, c’est gratuit, et ça fait exactement ce qu’on lui demande


Stacher7 - Le meilleur téléchargeur YouTube dont personne ne vous parle source : cooptic

Bon, dĂ©jĂ , je sais pourquoi vous ĂȘtes là


Vous cherchez un moyen de tĂ©lĂ©charger des vidĂ©os YouTube sans vous faire emmerder par 50 pubs, sans installer un malware dĂ©guisĂ© en “YouTube Downloader Pro Ultimate 2025”, et surtout sans payer un abonnement mensuel pour un truc qui devrait ĂȘtre gratuit.

Alors bonne nouvelle ! Stacher7 fait exactement ça !!

Mauvaise nouvelle, vos sites tech prĂ©fĂ©rĂ©s ne vous en parleront jamais parce que YouTube appartient Ă  Google, et Google c’est 80% de leurs revenus publicitaires. Sniiif


Alors Stacher7, c’est quoi concrĂštement ? HĂ© bien c’est une interface graphique pour yt-dlp, le couteau suisse du tĂ©lĂ©chargement vidĂ©o. En gros, yt-dlp c’est un fork de youtube-dl qui marche extrĂȘmement bien, qui est mis Ă  jour rĂ©guliĂšrement, et qui sait tĂ©lĂ©charger des vidĂ©os depuis plus de 1000 sites diffĂ©rents
 Facebook, Instagram, Vimeo, Dailymotion, Twitter
 Si ça se lit dans une page web, alors yt-dlp peut le tĂ©lĂ©charger.

Le problùme avec yt-dlp, c’est que c’est de la ligne de commande. Et ça je sais que vous n’aimez pas tous. C’est là que Stacher7 entre en jeu puisque c’est une interface moderne et intuitive qui transforme cette ligne de commande barbare en quelques clics de souris.

Vous y collez votre URL ( par exemple ma derniĂšre vidĂ©o youtube ), vous choisissez votre format (MP4, MKV, AVI, ou juste l’audio en MP3), vous sĂ©lectionnez la qualitĂ© (jusqu’à la 4K si la vidĂ©o le permet), et hop, c’est parti. Stacher7 peut mĂȘme tĂ©lĂ©charger des playlists entiĂšres ou des chaĂźnes Youtube complĂštes ce qui est trĂšs pratique quand vous voulez archiver toute une sĂ©rie de tutos avant qu’elle disparaisse ou pour les regarder plus tard en offline.

Ce qui est cool aussi avec Stacher7, c’est qu’il ne se contente pas de tĂ©lĂ©charger bĂȘtement. Le logiciel est capable de faire du montage basique tel que recadrer des vidĂ©os, incruster les sous-titres, crĂ©er des GIFs, convertir automatiquement vers diffĂ©rents formats pour que ça marche par exemple sur un smartphone, une tablette ou une console. C’est pas Adobe Premiere c’est sĂ»r, mais pour les besoins de base, c’est largement suffisant.

D’ailleurs, petite parenthĂšse technique, Stacher7 installe automatiquement yt-dlp au premier lancement, mais vous pouvez le configurer pour utiliser n’importe quel fork de youtube-dl si vous prĂ©fĂ©rez. C’est ça la beautĂ© de l’open source ! Enfin, presque open source car Stacher7 lui-mĂȘme est gratuit mais le code reste propriĂ©taire, contrairement Ă  des alternatives comme Cobalt Tools dont je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© qui lui est 100% open source.

Le truc marrant avec ces outils c’est que tĂ©lĂ©charger des vidĂ©os pour un usage personnel, c’est lĂ©gal dans plein de pays. En France, la copie privĂ©e est un droit, aux États-Unis, le fair use permet aussi certains usages, mais bon, ça n’empĂȘche pas que Google dĂ©teste ça et n’hĂ©site pas Ă  dĂ©sactiver Adsense aux mĂ©dia qui oseraient aborder des sujets allant Ă  l’encontre de la “rĂ©glementation liĂ©e aux usages des outils Google”.

Bref, Stacher7, c’est rapide, c’est gratuit et c’est disponible sur Windows, Mac et Linux en cliquant ici !

Transformez vos ebooks en cartes mentales source : cooptic

Un dĂ©nommĂ© SSShooter, dĂ©veloppeur de son Ă©tat, a concoctĂ© un projet open source qui pourrait bien vous aider pour mieux apprendre n’importe quel sujet, Ă  l’aide de cartes mentales. BaptisĂ© Ebook to Mindmap , son outil transforme vos EPUB et PDF en cartes mentales interactives, le tout propulsĂ© grĂące Ă  l’intelligence artificielle.

Cela permet de ne plus vous cogner 300 pages d’un traitĂ© sur le machine learning tout en griffonnant des notes sur un coin de nappe. LĂ  vous glissez votre fichier dans l’outil et voilĂ  ! Vous obtenez une carte mentale structurĂ©e regroupant tous les concepts clĂ©s, les relations entre les idĂ©es et l’architecture globale du bouquin.

Ce qui est plutĂŽt cool avec cet outil, c’est qu’il ne se contente pas de vous balancer un rĂ©sumĂ© basique. Le projet utilise Google Gemini ou GPT d’OpenAI pour analyser intelligemment le contenu. Il dĂ©termine automatiquement la structure des chapitres, ignore les prĂ©faces et tables des matiĂšres inutiles et vous propose trois modes de traitement diffĂ©rents selon vos besoins.

Que vous ayez besoin d’un simple rĂ©sumĂ© textuel parce que vous ĂȘtes pressĂ©, d’une mindmap par chapitre pour une analyse dĂ©taillĂ©e, ou d’une carte mentale globale du livre entier, c’est vous qui choisissez. Et tout ça avec un systĂšme de cache intelligent qui vous Ă©pargne de re-traiter les mĂȘmes bouquins encore et encore.

Pour l’installation, rien de compliquĂ© si vous avez Node.js 18+ sur votre machine. Un petit git clone, un pnpm install et hop, vous ĂȘtes lancĂ©. Vous configurez votre clĂ© API (Google Gemini ou OpenAI), vous uploadez votre ebook et vous laissez l’outil faire son travail. Y’a mĂȘme une dĂ©mo accessible ici en ligne pour tester sans installer.

Mais comme le code est open source, vous gardez le contrĂŽle sur le processus. Vous pouvez ainsi dĂ©finir la profondeur des sous-chapitres Ă  analyser, choisir le type de livre (technique, fiction, business
) et mĂȘme ajuster les paramĂštres avancĂ©s selon vos besoins spĂ©cifiques.

Pour les Ă©tudiants qui doivent se farcir des pavĂ©s de 800 pages sur la thermodynamique quantique, ou pour les professionnels qui veulent extraire rapidement l’essence d’un livre business sans y passer le weekend, c’est parfait. Et pour les curieux qui accumulent les ebooks mais n’ont jamais le temps de tous les lire en dĂ©tail, c’est la solution miracle.

Le seul bĂ©mol que je vois, c’est qu’il faut quand mĂȘme une clĂ© API pour faire tourner l’IA. Mais bon, avec les tarifs actuels de Google Gemini, ça reste largement abordable pour un usage personnel. Et puis si vous ĂȘtes dĂ©veloppeur, rien ne vous empĂȘche de forker le projet et d’y intĂ©grer votre propre modĂšle d’IA local comme je l’ai fait pour LocalSite .

Wavacity - Audacity directement dans votre navigateur web source : cooptic

Vous avez dĂ©jĂ  eu besoin d’éditer rapidement un fichier audio mais vous n’aviez pas Audacity sous la main ? Ou vous ĂȘtes sur un ordinateur oĂč vous ne pouvez pas installer de logiciel ? Alors Wavacity va vous sauver la mise ! (Oui, je sais que vous avez lu Wawacity
 lol. Et vous allez voir, ce sera comme ça jusqu’à la fin de cet article
 ^^)

Wavacity est tout simplement un portage web d’Audacity qui tourne directement dans votre navigateur. Pas d’install, pas de tĂ©lĂ©chargement, vous ouvrez le site et vous Ă©ditez votre audio, et c’est tout !

Pour vous proposer cette merveille, les dĂ©veloppeurs ont portĂ© Audacity en WebAssembly, une technologie qui permet de faire tourner du code natif dans le navigateur. Du coup, ça permet de retrouver l’interface familiĂšre d’Audacity avec ses outils de dĂ©coupage, de collage, d’effets et tout le toutim, mais dans un onglet de navigateur.

Il vous faudra Ă©videmment un navigateur moderne qui supporte cette technologie. Chrome et Firefox sur desktop feront parfaitement l’affaire
 Par contre, Safari c’est moins sĂ»r selon les dĂ©veloppeurs.

L’interface ressemble trait pour trait Ă  Audacity, ce qui est rassurant si vous connaissez dĂ©jĂ  le logiciel. Vous pouvez importer vos fichiers audio, les dĂ©couper, appliquer des effets, rĂ©duire le bruit, faire du multi-pistes
 Bref, tout ce qu’on attend d’un Ă©diteur audio digne de ce nom.

AprĂšs y’a quand mĂȘme quelques limitations par rapport Ă  la version desktop d’Audacity. Vous ne pourrez pas par exemple installer des plugins VST ou d’autres extensions externes, ce qui me semble assez logique. Mais pour de l’édition de base et mĂȘme avancĂ©e, ça fait largement le boulot.

Bref, c’est top quand un pote vous demande de lui couper un extrait audio et que vous n’avez pas envie de tĂ©lĂ©charger et installer Audacity juste pour ça. Ou quand vous ĂȘtes sur un ordi public, ou en dĂ©placement, ou dans un environnement oĂč vous n’avez pas de droits administrateur pour installer des outils.

Wavacity rejoint ainsi la famille grandissante des Ă©diteurs audio web comme AudioMass que j’avais dĂ©jĂ  testĂ©. Chacun a ses avantages et ses inconvĂ©nients, donc Ă  vous de voir lequel vous prĂ©fĂ©rez. Moi perso, je suis plus Ableton Live, mĂȘme si c’est pas sur le web. Les habitudes, que voulez-vous


Le projet est open source sous licence GNU GPL v2, comme Audacity, et disponible sur GitHub. Les dĂ©veloppeurs prĂ©cisent bien qu’ils ne sont ni affiliĂ©s ni soutenus par l’équipe d’Audacity. C’est un projet indĂ©pendant.

Pour un outil de dĂ©pannage ou pour des Ă©ditions rapides, c’est exactement ce qu’il nous fallait. Et qui sait, les outils portables accessibles en ligne dans le navigateur, c’est peut-ĂȘtre l’avenir ?

Explorez la structure des atomes en 3D directement en ligne source : cooptic

J’aime bien quand des dĂ©veloppeurs utilisent la technologie pour rendre accessible des concepts complexes. Alors aprĂšs le systĂšme solaire, vous allez pouvoir visualiser des atomes en 3D de maniĂšre totalement interactive. Comme ça, s’en est terminĂ© des schĂ©mas statiques dans les manuels de physique ! Ici, grĂące Ă  AtomAnimation, vous pourrez faire tourner, zoomer, observer sous tous les angles des structures atomiques qui prennent mĂȘme vie sous vos yeux.

Ce projet, dĂ©veloppĂ© par matt765, utilise une stack technologique bien moderne Ă  base de React 19, NextJS 15, TypeScript, CSS Modules, Zustand pour la gestion d’état, ThreeJS pour la 3D, et Recharts pour les graphiques. En gros, tout ce qu’il faut pour crĂ©er une expĂ©rience utilisateur fluide et moderne.

Il y a mĂȘme des graphs et une table pĂ©riodique ainsi que des tas de filtres pour par exemple visualiser les atomes par densitĂ©, Ă©lectronĂ©gativitĂ©, point de fusion et j’en passe


Et ce qui rend ce projet vraiment intĂ©ressant, c’est qu’il permet Ă  tous mais surtout aux Ă©tudiants d’explorer les structures atomiques de maniĂšre dynamique. Comme ça, on apprend des choses et c’est pas chiant car au lieu de simplement regarder une image figĂ©e d’un atome, on peut le manipuler, voir les Ă©lectrons en mouvement qui lui tourne autour, et comprendre sa structure nuclĂ©aire. Bref, si vous ĂȘtes prof de physique, vos rĂȘves les plus humides viennent de s’exaucer.

Le cÎté open-source rend le tout encore plus sympa puisque le code est disponible sur Github. Une fois encore avec WebGL et des bibliothÚques comme ThreeJS, on peut faire des trucs vraiment chouette en web 3D.

Voilà, AtomAnimation.com est un super outil éducatif de plus à bookmarker !!

RethinkDNS - Booster de vie privée sur Android source : cooptic

Vous savez ce qui pousse des ingĂ©nieurs bien payĂ©s d’Amazon Web Services Ă  tout plaquer ? C’est l’écƓurement total face Ă  ce qu’ils appellent “l’économie de la surveillance”.

Et c’est exactement ce qui est arrivĂ© Ă  Mohammed, Murtaza et Santhosh en 2019 qui selon leur propre tĂ©moignage, ont donc abandonnĂ© leurs postes confortables chez AWS, IBM et Scientific Games par, je cite, “un dĂ©goĂ»t de l’économie de de la surveillance et par la frustration devant le manque d’app de sĂ©curitĂ© faciles Ă  utiliser pour les 3 milliards d’utilisateurs d’Android sans mĂ©fiance”.

Le produit de cette rĂ©bellion s’appelle donc RethinkDNS, et c’est une app qui fait quelque chose d’assez unique puisqu’elle transforme votre tĂ©lĂ©phone Android en forteresse, sans jailbreak, sans demander les droits root et sans vous noyer sous les options techniques.

C’est une app “tout-en-un intelligent” puisqu’elle combine 3 modes sĂ©curisation dans une seule interface : VPN, DNS et Firewall.

ConcrĂštement, l’app intercepte tout votre trafic rĂ©seau via une connexion VPN locale (qui ne sort pas de votre tĂ©lĂ©phone) et Ă  partir de lĂ , elle peut analyser chaque connexion, bloquer les traqueurs au niveau DNS, ou carrĂ©ment empĂȘcher certaines apps de se connecter Ă  Internet.

D’aprĂšs leur propre analyse, 60% du trafic d’un tĂ©lĂ©phone Android typique part vers des rĂ©seaux publicitaires et des traqueurs connus. Du coup, RethinkDNS vous montre tout ça en temps rĂ©el, avec des logs dĂ©taillĂ©s de qui se connecte oĂč et quand. Concernant la partie DNS, ça utilise du chiffrement DNS-over-HTTPS vers leurs serveurs dĂ©ployĂ©s dans plus de 300 endroits via Cloudflare Workers, mais vous pouvez aussi configurer n’importe quel autre resolver DNS chiffrĂ© si vous prĂ©fĂ©rez.

Le firewall par app est Ă©galement trĂšs malin puisqu’au lieu de bloquer des ports ou des IP comme un firewall traditionnel, il identifie quelle app gĂ©nĂšre quelle connexion et vous laisse dĂ©cider. Une calculatrice qui veut se connecter Ă  Internet ? C’est chelou, alors on bloque la connexion ! Une application RĂ©veil Matin qui envoie vos donnĂ©es ? Allez, hop, bloquĂ©e aussi.

Y’a pas de configuration complexe, pas de certificats Ă  installer, pas de bricolage. RethinkDNS, c’est juste une interface claire qui vous fait du DNS privĂ© et sĂ©curisĂ© tournant Ă  la vitesse de l’éclair, mais surtout (et c’est lĂ  que ça devient fun) vous pouvez aussi crĂ©er vos propres rĂšgles custom pour bloquer ce qui vous gonfle. Genre, vous voulez bloquer Facebook pendant vos heures de boulot ? Hop, une petite rĂšgle temporelle et c’est rĂ©glĂ© !

Et si vous ĂȘtes du genre parano (ou juste prudent, hein), vous avez plus de 190 listes de blocage toutes prĂȘtes pour dĂ©gager les pubs, les trackers et autres joyeusetĂ©s du web. Le tout avec des stats pour voir exactement ce qui se passe sous le capot.

L’app est disponible sur F-Droid et Google Play, entiĂšrement open source. Le code source rĂ©vĂšle d’ailleurs une architecture intĂ©ressante puisqu’ils ont forkĂ© le ce projet de Google et l’ont considĂ©rablement Ă©tendu.

Niveau alternatives, on retrouve gĂ©nĂ©ralement Portmaster, AdGuard et NextDNS comme principales concurrents mĂȘme si RethinkDNS a l’avantage d’ĂȘtre gratuit, sous licence libre, et de ne pas limiter le nombre de requĂȘtes DNS.

Leur modĂšle Ă©conomique est d’ailleurs intĂ©ressant puisque l’app reste gratuite, mais ils proposent des services cloud payants pour ceux qui veulent des listes de blocage personnalisĂ©es ou du proxying avancĂ©. Donc voilĂ , pas de marketing anxiogĂšne mais juste des outils pour que vous puissiez dĂ©cider par vous-mĂȘme.

Chouette non ? Merci les gars !

8 exercices contre l'anxiété validés par la science (et c'est gratuit) source : cooptic

Vous avez dĂ©jĂ  testĂ© une app de mĂ©ditation payante qui vous promettait monts et merveilles ? Moi oui, parce que je suis du genre stressĂ© en permanence ALORS QU’Y A OBJECTIVEMENT AUCUNE DE PUTAIN DE RAISON !! Et puis j’ai trouvĂ© des Ă©tudes scientifiques qui explique tout, notamment une mĂ©ta-analyse publiĂ©e dans Nature qui explique que 100% des techniques de respiration testĂ©es sur des populations anxieuses sont efficaces. Oui, 100%.

Le truc dingue, c’est que ça marche mieux que la mĂ©ditation classique. Par exemple, la respiration cyclique focalisĂ©e sur l’expiration amĂ©liore l’humeur de façon significativement supĂ©rieure Ă  la pleine conscience. Et c’est vraiment mesurable, avec des p-values et tout le tralala.

Alors pourquoi s’emmerder à faire de la pleine conscience ??

Du coup, quand je suis tombĂ© sur Anxiety Aid Tools, un projet complĂštement open source qui propose 8 techniques validĂ©es scientifiquement, j’ai voulu creuser. Pas de bullshit marketing, pas d’abonnement mensuel Ă  29,99€
 juste du code ouvert et des exercices qui fonctionnent.

Le premier exercice dure 2 minutes chrono. C’est con comme truc mais votre systĂšme nerveux parasympathique s’active direct. Selon Psychiatric Times, cette approche “bottom-up” contourne le traitement cognitif et utilise des voies plus rapides entre le tronc cĂ©rĂ©bral et les circuits de rĂ©gulation Ă©motionnelle.

Le 5-4-3-2-1 est un peu plus bizarre car il consiste Ă  trouver 5 trucs que vous voyez, 4 que vous touchez, 3 que vous entendez, 2 que vous sentez, 1 que vous goĂ»tez. Ça paraĂźt simpliste mais ça court-circuite littĂ©ralement les boucles anxieuses du cerveau en forçant votre attention sur le prĂ©sent immĂ©diat.

La relaxation musculaire progressive, elle, joue sur un mécanisme différent. 8 à 12 minutes pour contracter puis relùcher systématiquement chaque groupe musculaire. Les études du PMC montrent que les 12 interventions rapides + lentes testées réduisent toutes le stress de façon mesurable.

J’ai aussi testĂ© la visualisation. On est censĂ© voir un paysage accompagnĂ© de pensĂ©es, mais sur mon navigateur, ça ne s’affiche pas. Je pense que c’est un bug
 J’espĂšre que ce sera vite rĂ©parĂ©.

Il y a aussi le “thought labeling” qui est plus subtil et vous rappellera un peu cette histoire de pleine conscience. Avec cet exercice, vous apprenez Ă  identifier vos pensĂ©es anxieuses comme des Ă©vĂ©nements mentaux temporaires. C’est de la thĂ©rapie comportementale cognitive pure, mais packagĂ©e dans une interface web accessible.

Les “stress relief bubbles” ? J’étais sceptique mais l’activitĂ© rĂ©pĂ©titive de faire Ă©clater des bulles virtuelles redirige l’énergie anxieuse vers une action motrice simple. C’est le mĂȘme principe que les fidget spinners, mais en version numĂ©rique. Par contre, c’est un peu buggĂ© donc faudra ĂȘtre patient.

Enfin, la thĂ©rapie sonore utilise des frĂ©quences spĂ©cifiques pendant 5 Ă  30 minutes. Certaines frĂ©quences activent des zones prĂ©cises du cerveau liĂ©es Ă  la relaxation. C’est pas du new age, c’est de la neuroacoustique, les amis !

VoilĂ , je me suis dit que j’allais partager ça avec vous, mes petits tendus du string. AprĂšs sur GitHub, y’a des dizaines d’autre projets qui contribuent Ă  dĂ©mocratiser l’accĂšs aux outils de santĂ© mentale. Je pense par exemple Ă  ifme qui permet de partager ses expĂ©riences avec ses proches, ou encore MentAlly propose du tracking d’humeur avec des exercices personnalisĂ©s.

D’ailleurs, sur les 10 000 apps de santĂ© mentale disponibles, seulement 4% ont dĂ©montrĂ© une efficacitĂ© clinique. Anxiety Aid Tools fait donc partie de cette minoritĂ© qui base tout sur des preuves scientifiques, et pas sur du marketing Ă©motionnel. Car ses mĂ©canismes physiologiques sont clairs. Ce sont des techniques qui activent votre systĂšme nerveux parasympathique, (oui, c’est le seul truc “sympathique” chez certain d’entre-vous, alors prenez en soin ! ^^), c’est Ă  dire celui qui contre naturellement le stress. Avec une pratique rĂ©guliĂšre, vous construirez alors une meilleure tolĂ©rance au CO2, inversement corrĂ©lĂ©e aux symptĂŽmes anxieux.

L’auteur du projet recommande de commencer par les exercices courts (2-5 minutes) quand l’anxiĂ©tĂ© est forte, puis de pratiquer rĂ©guliĂšrement mĂȘme quand tout va bien. C’est comme un entraĂźnement sportif mais pour votre systĂšme nerveux. Notez que l’absence totale de tracking sur le site est volontaire. Pas de donnĂ©es personnelles collectĂ©es, pas de profil utilisateur, pas de notifications push pour vous rappeler d’ĂȘtre zen. Ce sont juste des outils disponibles quand vous en avez besoin. Par contre, c’est un projet jeune donc y’a encore des petits bugs Ă  corriger mais comme c’est open source, vous pouvez contribuer aussi. Soyez indulgent !

Et si l’anxiĂ©tĂ© devient ingĂ©rable, le site renvoie vers des ressources professionnelles mais pour les zamĂ©riloques, alors je vous mets les miens pour les français : Psycom, SantĂ© publique France, le Centre national de ressources et de rĂ©silience (CN2R), la Haute AutoritĂ© de SantĂ© (HAS), la ligne d’écoute nationale 3114 (prĂ©vention du suicide) et les centres rĂ©gionaux du psychotraumatisme.

Dans cet univers bruyant oĂč Calm facture 50€ par an et Headspace 90€, avoir accĂšs Ă  des techniques validĂ©es scientifiquement et totalement gratuites, c’est une rĂ©volution silencieuse ïżœ. Le code est sur GitHub, les Ă©tudes sont peer-reviewed, et ça marche.

Alors, prĂȘts Ă  tester la respiration cyclique pendant 2 minutes ?

Si oui, c’est par ici !

Slink - Héberger ses images sans vendre son ùme aux GAFAMs source : cooptic

Vous aussi vous en avez marre de voir vos images disparaĂźtre d’Imgur aprĂšs 6 mois d’inactivitĂ© ? Ou de devoir passer par Discord qui compresse tout ce qui bouge ?

Ça tombe bien car j’ai dĂ©couvert Slink il y a quelques jours et je pense que ça va vous plaire si vous voulez retrouver le contrĂŽle sur vos partages d’images.

Slink, c’est le projet d’Andrii Kryvoviaz, un dĂ©veloppeur qui a dĂ©cidĂ© de combiner ses deux passions : La danse et l’amour de la forĂȘt euuuh, non
 Avoir son propre service de partage d’images ET pouvoir raccourcir les URLs en mĂȘme temps. Parce que oui, en plus d’hĂ©berger vos images, Slink gĂ©nĂšre automatiquement des liens courts pour les partager facilement. Et comme le souligne XDA Developers, tout tient dans un seul container Docker, ce qui rend le dĂ©ploiement hyper simple.

Le truc vraiment bien pensĂ©, c’est que Slink ne se contente pas de stocker bĂȘtement vos fichiers. Il gĂ©nĂšre automatiquement des previews, gĂšre l’expiration automatique si vous le souhaitez (pratique pour les partages temporaires), et propose mĂȘme un mode galerie pour organiser vos images. Le backend en Symfony assure la robustesse, tandis que le frontend en SvelteKit offre une interface moderne et rĂ©active.

Pour l’installation, c’est du Docker classique. CrĂ©ez votre docker-compose.yml :

services:
slink:
image: ghcr.io/andrii-kryvoviaz/slink:latest
container_name: slink
environment:
- DATABASE_URL=postgresql://user:password@db:5432/slink
- APP_SECRET=your-secret-key
- STORAGE_DRIVER=local
volumes:
- ./uploads:/app/uploads
- ./data:/app/data
ports:
- "3000:3000"

Et une fois lancĂ©, vous aurez accĂšs Ă  une interface web complĂšte avec drag & drop, upload multiple, et mĂȘme une API REST pour automatiser vos uploads depuis vos scripts ou applications. Le systĂšme de permissions est granulaire ce qui vous permet de crĂ©er des utilisateurs, dĂ©finir des quotas, et mĂȘme activer l’upload anonyme si vous voulez faire votre propre service public.

Ce qui m’a particuliĂšrement sĂ©duit dans ce projet, c’est surtout la gestion intelligente du stockage. Selon la doc GitHub, Slink supporte non seulement le stockage local, mais aussi S3 (compatible avec MinIO, Backblaze B2, etc.), et mĂȘme le partage rĂ©seau via SMB. Vous pouvez Ă©galement dĂ©finir des limites de taille par fichier, par utilisateur, et mĂȘme configurer une rĂ©tention automatique pour ne pas exploser votre espace disque.

La partie raccourcisseur d’URL est aussi vraiment bien intĂ©grĂ©e. Chaque image uploadĂ©e reçoit automatiquement un identifiant court (style “slink.io/a8f2”), et vous pouvez aussi crĂ©er des liens personnalisĂ©s avec votre propre nom de domaine. Et contrairement Ă  des services comme bit.ly, vous gardez le contrĂŽle total sur vos analytics avec le nombre de vues, l’origine des visiteurs, et bien sĂ»r tout est stockĂ© localement (gĂ©nial pour le RGPD, comme dirait le Capitaine Haddock).

Pas de tracking tiers, pas de publicitĂ©s, pas de vente de donnĂ©es. Avec Slink, vos images restent vos images, point. Et si vous voulez partager quelque chose de sensible, Slink propose mĂȘme un chiffrement cĂŽtĂ© client avec des liens Ă  usage unique qui s’autodĂ©truisent aprĂšs consultation.

Pour les dĂ©veloppeurs, l’API est un vrai bonheur avec de l’authentification via tokens JWT, endpoints RESTful bien documentĂ©s, et mĂȘme des webhooks pour intĂ©grer Slink dans vos workflows. Vous pouvez par exemple configurer un hook pour redimensionner automatiquement les images, les envoyer vers un CDN, ou les sauvegarder sur un service externe.

Et les performances sont au rendez-vous grĂące Ă  Rust pour la partie critique (gĂ©nĂ©ration des identifiants courts et routing), avec un cache Redis optionnel pour accĂ©lĂ©rer les requĂȘtes frĂ©quentes. Ainsi, sur un VPS basique, Slink peut facilement gĂ©rer des milliers de requĂȘtes par seconde. Un dĂ©tail sympa, le mode sombre adaptatif suit les prĂ©fĂ©rences systĂšme, et il y a une PWA complĂšte pour installer Slink comme une app native sur mobile. De plus, l’interface est responsive et fonctionne parfaitement sur tablette ou smartphone.

AprĂšs si vous cherchez des alternatives, il y a Chevereto (payant mais trĂšs complet), Lychee (orientĂ© galerie photo), ou PictShare (plus minimaliste et que je testerai une prochaine fois
). Slink trouve donc un excellent Ă©quilibre entre fonctionnalitĂ©s et simplicitĂ©, et il y a des mises Ă  jour rĂ©guliĂšres, ce que j’apprĂ©cie beaucoup vue que ma passion dans la vie c’est lire des changelogs.

VoilĂ , donc pour ceux qui veulent tester avant de se lancer, le projet est entiĂšrement open source sous licence MIT et dispo ici !

LuxPDF - L'outil PDF qui fait passer la vie privée en premier source : cooptic

Je suis presque sĂ»r que quand vous devez convertir un document avec des infos sensibles dedans en un joli PDF, vous n’installez rien sur votre ordinateur et vous prĂ©fĂ©rez l’uploader sur un service random de conversion qui va probablement analyser et pomper son contenu ?

Je me trompe ?

C’est vrai que c’est plus rapide de faire confiance aveuglĂ©ment Ă  des services qui nous demandent notre email, notre carte bleue et notre Ăąme pour simplement fusionner deux PDFs, mais moi, perso, j’aime pas trop ça !

Et apparemment, je ne suis pas le seul puisque des Ă©tudiants ont créé LuxPDF une boite Ă  outils grĂące Ă  laquelle vos fichiers ne quittent JAMAIS votre ordinateur. Tout se passe dans le navigateur, cĂŽtĂ© client, y’a pas de serveur, pas d’upload, pas de stockage louche. Comme ça, vos documents restent chez vous, et picĂ©tou !

L’histoire derriĂšre ce projet, c’est donc celle de petits jeunes qui devaient constamment convertir des PDFs pour leurs devoirs et leurs projets. Sauf que ces PDFs contenaient leurs noms, des infos financiĂšres, des donnĂ©es perso
 et les services existants leur demandaient systĂ©matiquement de se crĂ©er un compte, de payer un abonnement, et tout ça pour des fonctions basiques. Sur Hacker News, ils expliquent qu’ils en ont donc eu super marre de sacrifier leur vie privĂ©e juste pour convertir un simple fichier en PDF et que c’est pour ça qu’ils ont codĂ© LuxPDF.

Niveau fonctionnalités, on a donc le droit à 16 outils différents : conversion PDF vers PNG/JPEG/TXT, fusion, division, compression, rotation, suppression de métadonnées (super important pour la vie privée !), retrait de mot de passe, extraction de pages spécifiques


Bref, tout ce qu’on attend d’une boĂźte Ă  outils PDF complĂšte. Et contrairement aux concurrents comme ILovePDF ou SmallPDF qui limitent le nombre d’utilisations gratuites ou la taille des fichiers, ici c’est illimitĂ©. Votre navigateur est capable d’encaisser l’ouverture d’un PDF de 1000 pages ? Pas de problĂšme alors, LuxPDF le traitera quasi instantanĂ©ment.

Le projet est totalement open source donc vous pouvez l’installer chez vous ou utiliser le site de LuxPDF surtout que les dĂ©veloppeurs sont transparents sur leur modĂšle Ă©conomique : pas de pub, pas de tracking, juste des dons volontaires et des sponsors.

Donc voilĂ , si vous cherchez une alternative Ă©thique aux mastodontes du PDF qui rĂ©cupĂšre vos donnĂ©es, LuxPDF mĂ©rite clairement le dĂ©tour. C’est gratuit, open source, sans inscription, et vos documents ne quittent jamais votre machine !

Merci à Letsar pour l’info !

PixiEditor 2.0 - L'éditeur graphique open source qui veut tuer Photoshop source : cooptic

C’est l’histoire d’un dĂ©veloppeur polonais a quittĂ© son job il y a plus d’un an pour crĂ©er un Ă©diteur graphique et il s’est dit que ce serait cool de le donner gratuitement !

Krzysztof KrysiƄski et son Ă©quipe viennent de sortir PixiEditor 2, et c’est une claque monumentale. Fini l’époque oĂč il fallait jongler entre Photoshop, Illustrator et Aseprite car cette petite Ă©quipe europĂ©enne a créé le premier vĂ©ritable â€œĂ©diteur 2D universel”.

Car oui, pourquoi avoir 10 logiciels diffĂ©rents quand un seul peut tout faire ? PixiEditor 2.0 fusionne pixel art, graphisme vectoriel, retouche photo, animation frame par frame et mĂȘme art procĂ©dural avec un systĂšme de nodes. C’est comme si Photoshop, After Effects et Blender avaient eu un bĂ©bĂ© open source.

Jusqu’à prĂ©sent, PixiEditor Ă©tait surtout connu comme un Ă©diteur de pixel art sympa mais limitĂ©. Cette version 2.0 change complĂštement la donne puisque l’équipe a construit un pipeline de rendu raster/vectoriel ultra configurable qui s’adapte Ă  n’importe quel workflow. Vous pouvez littĂ©ralement switcher entre trois modes de travail : Painting (pour le dessin classique), Pixel Art (avec des outils pixel-perfect) et Vector (pour les logos et illustrations scalables).

Le truc dingue, c’est que ces trois modes peuvent cohabiter sur le mĂȘme canvas. Vous dessinez un sprite en pixel art, vous ajoutez du texte vectoriel par-dessus, et vous balancez des effets procĂ©duraux avec les nodes. Tout ça dans un seul fichier .pixi, comme ça plus besoin d’exporter/importer entre diffĂ©rents logiciels.

Mais parlons surtout du Node Graph, parce que c’est lĂ  que PixiEditor devient vraiment foufou. GrĂące Ă  ce truc, vous allez pouvoir crĂ©er des effets visuels complexes juste en connectant des boĂźtes entre elles. Chaque layer devient ainsi un node, et vous pouvez les combiner pour crĂ©er des trucs impossibles dans un Ă©diteur classique. L’équipe a mĂȘme rĂ©ussi Ă  crĂ©er un workspace de texturing 3D avec preview en temps rĂ©el. Je vous rappelle que c’est un Ă©diteur 2D Ă  la base !

Dans les dĂ©mos, j’ai vu des exemples hallucinants comme des Ăźles gĂ©nĂ©rĂ©es procĂ©duralement avec des saisons qui changent automatiquement, du feu entiĂšrement créé avec des nodes, des animations de sprites rĂ©utilisables basĂ©es sur l’UV indexing. On ferait tourner Doom lĂ  dedans que ça ne m’étonnerait pas !

Les animations ont Ă©galement Ă©tĂ© ajoutĂ©es aprĂšs des annĂ©es de demandes et surtout PixiEditor ne s’est pas contentĂ© du minimum. Vous avez le frame par frame classique pour vos sprites de jeu, mais aussi la possibilitĂ© d’animer vos nodes pour crĂ©er des effets procĂ©duraux. Y’a aussi de l’export en GIF, MP4 ou spritesheet pour vos jeux
 Toutefois, il manque encore les animations vectorielles avec keyframes, mais c’est prĂ©vu pour aprĂšs cette mouture.

Pour les pixel artists, c’est aussi NoĂ«l car le mode Pixel Art propose un brush avec option pixel-perfect (plus de pixels baveux !), des outils de transformation qui prĂ©servent le style pixel (scale, rotate, skew sans antialiasing), et mĂȘme un outil texte non-destructif qui reste pixel-perfect lui aussi. Les palettes sont gĂ©rĂ©es nativement avec import / export vers tous les formats populaires, s’il vous plait !

Il y beaucoup d’attention aux dĂ©tails dans cette release. Les vecteurs supportent le high DPI natif, donc vos logos restent nets mĂȘme sur un document basse rĂ©solution. Le systĂšme de preview permet d’avoir plusieurs viewports sur le mĂȘme fichier ce qui est super pratique pour voir diffĂ©rentes sorties de votre node graph en simultanĂ©. Et cerise sur le gĂąteau, tout fonctionne offline, pas besoin de connexion internet.

ComparĂ© Ă  la concurrence, PixiEditor se dĂ©marque donc vraiment, Aseprite reste excellent pour le pixel art pur mais coĂ»te 20$ et n’a pas de vectoriel, LibreSprite est gratuit mais basĂ© sur une vieille version d’Aseprite, Piskel est limitĂ© au navigateur et Pixelorama est prometteur mais moins complet. PixiEditor est donc le seul Ă  proposer cette approche “universelle” tout en restant 100% gratuit et open source.

Notez que l’équipe a créé Pixi Labs Sp. z o.o., une entitĂ© lĂ©gale polonaise pour gĂ©rer le projet, mais pas de panique car PixiEditor reste libre et gratuit. Leur modĂšle Ă©conomique est transparent et malin puisqu’ils maintiennent et dĂ©veloppent PixiEditor gratuitement tout en vendant des extensions et assets optionnels.

Par exemple, le Founder’s Pack inclut des workspaces spĂ©cialisĂ©s (card builder pour crĂ©er des cartes de jeu, texturing 3D, animations rĂ©utilisables) et 21 palettes exclusives. C’est du win-win comme ça vous soutenez le dĂ©veloppement et vous rĂ©cupĂ©rez des outils sympas.

Niveau config, il vous faudra un GPU compatible Vulkan (la plupart des cartes rĂ©centes) et un systĂšme 64 bits. Et si votre machine est trop vieille, vous pouvez toujours utiliser PixiEditor 1.0 via Steam. Linux est mĂȘme maintenant officiellement supportĂ©, ce qui manquait cruellement Ă  la v1. Les dĂ©veloppeurs bossent dur pour supporter plus de configurations, mais dĂ©solĂ© de vous le dire, le 32 bits c’est fini.

Pour la petite histoire, le crĂ©ateur Krzysztof KrysiƄski, dĂ©veloppeur .NET spĂ©cialisĂ© en desktop et dĂ©veloppement de jeux, a tout commencĂ© en 2017 comme projet d’apprentissage. Finaliste Google Code-In 2018 et runner-up 2019, il a rebaptisĂ© son projet “Pixi” en PixiEditor lors de sa premiĂšre sortie publique en octobre 2018.

Son but initial Ă©tait de construire un Ă©diteur libre qui peut gĂ©rer TOUTE la 2D et la mission est accomplie
 PixiEditor 2.0 n’est pas “encore un clone de Photoshop” mais plutĂŽt une nouvelle vision de ce que devrait ĂȘtre un Ă©diteur graphique moderne.

Si ça vous tente, c’est disponible sur Steam, le Microsoft Store, ou directement sur leur site. Le code source est sur GitHub si vous voulez contribuer ou compiler vous-mĂȘme.

Et l’avenir s’annonce radieux avec une roadmap ambitieuse : version web, marketplace d’assets, CLI pour l’automatisation, format de fichier interactif, et surtout une API d’extensions avec store intĂ©grĂ© façon Visual Studio Code.

Le but Ă©tant de permettre le dĂ©veloppement d’extensions dans presque n’importe quel langage grĂące aux composants WASI. GrĂące Ă  toutes ses fonctionnalitĂ©s, PixiEditor a les Ă©paules pour devenir LE standard de la crĂ©ation 2D libre. En attendant, c’est dĂ©jĂ  un outil incroyablement puissant qui ridiculise pas mal de solutions payantes.

Source

Go2rtc - Le couteau suisse du streaming vidéo source : cooptic

Je viens de tomber sur un truc qui va changer votre vie si vous galĂ©rez avec le streaming vidĂ©o. Vous savez, quand votre camĂ©ra de surveillance parle en RTSP mais que votre navigateur ne comprend que le WebRTC
 Ou quand vous voulez utiliser une camĂ©ra HomeKit sans avoir un seul produit Apple chez vous ? Bah voilĂ , j’ai trouvĂ© y’a un remĂšde miracle et ça s’appelle go2rtc.

C’est un projet open source dĂ©veloppĂ© par AlexxIT, qui fait office de traducteur universel pour tous vos flux vidĂ©o. En gros, peu importe le protocole d’entrĂ©e ou de sortie que vous voulez utiliser, go2rtc s’en occupe. En plus, c’est lĂ©ger, ça tourne sur un Raspberry Pi, et ça ne demande quasi aucune config.

Car oui, le streaming vidĂ©o dans le monde de la domotique, c’est un peu le far west. Chaque fabricant y va de son petit protocole propriĂ©taire, et au final on se retrouve avec :

  • Des camĂ©ras qui ne discutent qu’en RTSP
  • Des navigateurs qui ne comprennent que le WebRTC
  • Des applis mobiles qui veulent du HLS
  • Et HomeKit qui fait sa princesse avec son protocole Ă  lui

Du coup, on passe notre temps à chercher des solutions de contournement, à installer 50 logiciels différents, et au final ça marche une fois sur deux avec une latence de malade.

C’est lĂ  que go2rtc entre en scĂšne. Cet outil fait office de proxy universel pour vos flux vidĂ©o. Il prend n’importe quelle source (RTSP, RTMP, HTTP, USB, HomeKit
) et la convertit Ă  la volĂ©e dans le format que vous voulez (WebRTC, HLS, MJPEG, MSE/MP4
).

Le truc vraiment cool, c’est que c’est juste un binaire, sans aucune dĂ©pendances. Vous le tĂ©lĂ©chargez, vous le lancez, et boom, ça marche. Pas besoin d’installer Java, Python ou je ne sais quelle autre usine Ă  gaz car c’est du Go compilĂ©, donc c’est rapide et lĂ©ger.

Voici ce que go2rtc peut faire pour vous :

  • Conversion de protocoles : RTSP vers WebRTC, RTMP vers HLS, etc.
  • Latence ultra-faible : 0.5 secondes avec WebRTC (contre plusieurs secondes habituellement)
  • Support HomeKit : Utilisez vos camĂ©ras HomeKit sans produits Apple
  • Audio bidirectionnel : Sur les camĂ©ras compatibles (Tapo, certaines Dahua, etc.)
  • Transcodage Ă  la volĂ©e : Via FFmpeg si nĂ©cessaire
  • Multi-sources : Mixez plusieurs flux en un seul

Pour l’installation de go2rtc, c’est vraiment du gñteau :

Option 1 : Le binaire tout simple

Allez sur la page des releases GitHub, tĂ©lĂ©chargez le binaire pour votre OS (Windows, Linux, macOS, ARM
), et lancez-le. C’est tout.

# Linux/Mac
chmod +x go2rtc_linux_amd64
./go2rtc_linux_amd64
# Windows
go2rtc_win64.exe

Option 2 : Docker pour les pros

Si vous ĂȘtes team Docker, c’est encore plus simple :

services:
go2rtc:
image: alexxit/go2rtc:master-hardware
network_mode: host # important pour WebRTC et HomeKit
privileged: true # seulement si vous voulez le transcodage hardware
restart: unless-stopped

Option 3 : Add-on Home Assistant

Pour les utilisateurs de Home Assistant, il y a un add-on officiel. Ajoutez le repo https://github.com/AlexxIT/hassio-addons et installez go2rtc en deux clics.

Voilà pour l’install
 Ensuite, la config de go2rtc tient dans un fichier YAML tout simple dont voici un exemple basique :

streams:
# Caméra salon avec RTSP
salon:
- rtsp://admin:password@192.168.1.100/stream1
# Caméra avec rotation de 90°
entree:
- ffmpeg:rtsp://admin:password@192.168.1.101/stream1#video=h264#rotate=90
# Caméra HomeKit (sans Apple !)
homekit_cam:
- homekit://AAAA-BBBB-CCCC-DDDD

Une fois configurĂ©, vous accĂ©derez alors Ă  l’interface web sur http://localhost:1984/ et vous pourrez voir tous vos flux, les tester, et mĂȘme gĂ©nĂ©rer des liens pour les intĂ©grer ailleurs.

Voici quelques cas d’usages que j’ai trouvĂ© cools :

  • Vous avez une vieille camĂ©ra IP qui ne parle qu’en RTSP ? Pas de souci. go2rtc la convertit en WebRTC et hop, vous pouvez la voir directement dans votre navigateur avec une latence minimale.

  • Sinon, vous pouvez utiliser des camĂ©ras HomeKit (comme l’Aqara G3) sans avoir un seul produit Apple. go2rtc fait le pont et vous permet de voir le flux dans n’importe quel navigateur ou application.

  • Sur certaines camĂ©ras (TP-Link Tapo, certaines Dahua avec ONVIF Profile T), vous pouvez mĂȘme avoir l’audio bidirectionnel. Pratique pour parler au livreur depuis votre canapĂ© !

  • Une source, plusieurs sorties. Votre camĂ©ra peut ĂȘtre vue en WebRTC sur votre navigateur, en RTSP sur votre NVR, et en HLS sur votre Apple TV. Tout ça en mĂȘme temps.

Ce qui rend go2rtc vraiment gĂ©nial, c’est l’attention aux dĂ©tails :

  • Interface web intĂ©grĂ©e : Sur le port 1984, vous avez une interface pour tout gĂ©rer
  • API complĂšte : Pour intĂ©grer go2rtc dans vos propres projets
  • Support FFmpeg : Pour le transcodage quand nĂ©cessaire
  • ngrok intĂ©grĂ© : Pour accĂ©der Ă  vos camĂ©ras depuis l’extĂ©rieur
  • Gestion des codecs intelligente : NĂ©gociation automatique des meilleurs codecs

Aussi, sur un Raspberry Pi 4, vous pouvez facilement gérer une dizaine de flux sans problÚme. La consommation CPU reste minimale tant que vous ne faites pas de transcodage.

Pour vous donner une idée :

  • Simple proxy RTSP vers WebRTC : ~5% CPU sur un Pi 4
  • Avec transcodage H265 vers H264 : ~40% CPU (mais utilisez le hardware si possible)
  • Consommation RAM : environ 50MB par flux

Et surtout, go2rtc n’est pas juste un outil isolĂ©. Non, non, il s’intĂšgre parfaitement avec :

  • Home Assistant : Via l’intĂ©gration WebRTC Camera
  • Frigate : Pour l’enregistrement et la dĂ©tection d’objets
  • Scrypted : Comme source vidĂ©o
  • Node-RED : Pour l’automatisation

Bref, si vous voulez creuser le sujet, voici quelques ressources :

Et si vous ĂȘtes du genre bidouilleur, sachez que go2rtc expose une API complĂšte donc vous pouvez donc l’intĂ©grer dans vos propres projets, crĂ©er des interfaces custom, ou mĂȘme contribuer au projet.

Allez, je vous laisse tester ça.

Ce que la tech fait Ă  la planĂšte source : cooptic

Quel est le rÎle du numérique dans les bouleversements environnementaux en cours ?
Voix off : Next, Next, Next, Next.
Mathilde Saliou : Nous faisons face à de multiples crises environnementales. Celle que nous connaissons le mieux concerne le réchauffement de l'atmosphÚre et toutes les évolutions que cela entraßne en termes climatiques. C'est cette crise-là qui nous fait si réguliÚrement évoquer le problÚme de nos émissions carbone. Cette crise-là, toujours, qui a suscité, en 2015, la (
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- Transcriptions / Mathilde Saliou, FrĂ©dĂ©ric Bordage, ÉcosystĂšme numĂ©rique, Transition Ă©cologique, Environnement, SobriĂ©tĂ©, ConfĂ©rence, Audio

Scrappy - La magie du développement fait maison source : cooptic

65 milliards de dollars, c’est le marchĂ© estimĂ© du low-code en 2025. Incroyable !! Qui aurait pu se douter que ça reviendrait en force alors que dans les annĂ©es 90, nos oncles et grand mĂšres crĂ©aient des apps maison avec HyperCard en moins de 15 minutes ?

Et aujourd’hui, crĂ©er la mĂȘme chose demande 3 frameworks, 2 bases de donnĂ©es et un diplĂŽme d’ingĂ©nieur. Heureusement, 2 dĂ©veloppeurs ont dĂ©cidĂ© de ramener la magie de l’époque avec Scrappy.

NormCap - Un OCR gratuit pour capturer directement le texte source : cooptic

Vous aussi vous avez déjà passé 10 minutes à retaper ligne par ligne un bout de code trouvé dans un screenshot de Stack Overflow ?

Félicitations, vous faites partie du club des masochistes cyber-digiteaux ! Heureusement, je vous ai trouvé le remÚde miracle : NormCap, un petit outil qui capture directement le texte au lieu de faire des images inutiles.

Au lieu de prendre une capture d’écran classique qui vous donnera une image Ă  stocker quelque part, NormCap utilise l’OCR (reconnaissance optique de caractĂšres) pour extraire directement le texte. Vous sĂ©lectionnez une zone de votre Ă©cran, et hop, le texte se retrouve dans votre presse-papiers, prĂȘt Ă  ĂȘtre collĂ© oĂč vous voulez.

Prxy - Reverse proxy WireGuard pour votre homelab source : cooptic

DĂ©veloppĂ© par Madh93, cet outil en Go baptisĂ© Prxy rĂ©sout un problĂšme que beaucoup d’entre nous subissent en silence Ă  savoir comment accĂ©der proprement Ă  ses services auto-hĂ©bergĂ©s sans transformer sa connexion en passoire ou en goulot d’étranglement. L’idĂ©e, c’est du split-tunneling application par application, une approche chirurgicale qui Ă©vite les compromis habituels.

Logo de prxy - Un petit personnage turquoise avec des cùbles représentant la connectivité proxy

Quarkdown - Du Markdown avec des super pouvoirs pour les tech source : cooptic

Vous en avez marre de galĂ©rer avec LaTeX pour rĂ©diger vos docs techniques ? Et bien de mon cĂŽtĂ©, j’ai dĂ©couvert Quarkdown et c’est vraiment cool, vous allez voir.

Quarkdown, c’est donc le projet coup de coeur de Giorgio Garofalo, un Ă©tudiant en ingĂ©nierie Ă  l’universitĂ© de Bologne qui a eu une idĂ©e de gĂ©nie : et si on combinait la simplicitĂ© de Markdown avec la puissance de LaTeX ? Le rĂ©sultat, est donc un systĂšme de composition moderne qui compile en millisecondes lĂ  oĂč LaTeX nous fait poireauter des secondes entiĂšres.

Meta vous espionne mĂȘme en mode incognito ! source : cooptic

Vous pensiez ĂȘtre invisible en mode incognito avec votre VPN ?

Et bien Meta vient de nous prouver que vous Ă©tiez aussi discret qu’un rhinocĂ©ros dans un magasin de porcelaine. En effet, leur derniĂšre trouvaille technique transforme votre smartphone en mouchard et cette fois, ça pourrait leur coĂ»ter la bagatelle de 32 milliards d’euros d’amende.

L’affaire a Ă©clatĂ© en juin 2025 quand une Ă©quipe de cinq chercheurs a rĂ©vĂ©lĂ© au grand jour le “localhost tracking” de Meta. Tim Vlummens, Narseo Vallina-Rodriguez, Nipuna Weerasekara, Gunes Acar et Aniketh Girish ont dĂ©couvert que Facebook et Instagram avaient trouvĂ© le moyen de contourner toutes les protections d’Android pour vous identifier, mĂȘme quand vous faites tout pour rester anonyme. VPN activĂ©, mode incognito, cookies supprimĂ©s Ă  chaque session
 Meta s’en fichait complĂštement.